Grèce Infos en continu...



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Le PDG de la plus grande banque de Grèce, Piraeus Bank, Anthimos Thomopoulos, déclare: «Sur le fond nous sommes où nous en étions il y a cinq ans pour ce qui est des choses qui doivent être faites. Si ce n’est que maintenant nous avons un premier ministre enthousiaste et dynamique disposant d’un mandat populaire pour les faire. Et cela est positif.» (Anthimos Thomopoulos, le PDG de la plus grande banque de Grèce, Piraeus Bank, in Financial Times, 22 septembre 2015)
Les textes auxquels nous renvoyons dans cette page doivent aider à comprendre la complexe situation grecque pour assurer au mieux la solidarité avec le peuple et ceux qui combattent avec lui la soumission du gouvernement et du Syriza normalisé aux objectifs mémorandaires de la Troïka. Cette sélection, faite dans un esprit d'ouverture respectant le cadre ci-avant énoncé, ne nous engage pas nécessairement. NPA 34  

30 septembre

Tsipras, la gauche qui drague l'investisseur US pendant que les technocrates européens viennent contrôler le boulot à Athènes. Pas belle la gauche capitaliste ? Cliquer ici 
29 septembre

Reniement du référendum. Le gouvernement grec est dans l'illégalité !

C’est d’abord la question du référendum du 5 juillet qui a été abordée. Les Grecs ont en effet été invités à cette date à se prononcer sur deux documents précis. Un premier qui attestait de la soutenabilité de la dette souveraine grecque et un second découlant de cette attestation et proposant une série de mesures censées, selon l’expression consacrée, assainir la situation du pays. Comme on le sait les Grecs ont largement rejeté ces deux textes. 

Or, comme l’a rappelé le professeur de droit Illias Bantekas, la Constitution grecque stipule que « tout acte doit être fait au service des citoyens ». Le référendum a donc une valeur contraignante à laquelle le gouvernement est tenu de se soumettre. En ne le faisant pas, il se place dans l’illégalité. Cliquer ici
 
La Grèce est une "terre brûlée" et le troisième mémorandum va achever de brûler ce qui reste. Afin d’atteindre les objectifs d’excédent budgétaire assignés, le gouvernement baissera les dépenses publiques et les dépenses sociales. Ceci touchera en priorité les plus faibles (les retraités, les jeunes, les familles, les malades). La Grèce va devenir le champ d’une économie mafieuse et d’importations "low cost". Cliquer ici


28 septembre


Les conseillers spéciaux américains de Tsipras...

Quatre jours après l'accord du 16 Juillet 2015 entre la Grèce et les créanciers, l'ambassadeur de Grèce à Washington, Chrístos Panagopoulos, rédige un télégramme confidentiel, résumant ces longs mois de la coopération entre Washington et Athènes. [...]
D’après la lecture attentive de ce texte, il en résulte que sur le fond de l’affaire, les États-Unis ont conseillé Aléxis Tsípras durant toute la durée des négociations et cela, jusqu'au dernier moment.  

Le gouvernement grec... a donc été essentiellement exhorté à agir sur la base suivante: ‘la partie américaine attend les prochaines démarches de la partie grecque, au-delà de ce qui est déjà accepté, et Athènes de son côté, devait éviter à défier frontalement Berlin (par exemple: attaques verbales, campagnes à travers les médias sociaux), puisque le but est de former des alliances plus larges avec d'autres pays européens, à savoir, le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Autriche, lesquels devaient être convaincus de la détermination d'Athènes à mettre d’abord en œuvre les réformes, pour qu’à leur tour, ils puissent ainsi offrir leur soutien à la Grèce, face à l'AllemagneCliquer ici

26 septembre

Tsipras rassure l'agence de notation...


25 septembre

Cette première journée publique de la commission a été l’occasion pour ses membres de présenter l’état d’avancement des travaux et d’apporter leurs lectures sur l’évolution du contexte en Grèce et dans le monde vis-à-vis des dettes souveraines. Cliquer ici


Nous publions un article de Panagiotis Sotiris, militant d’Unité Populaire, qui tire un premier des élections et des résultats décevants d’UP. (Contretemps)
Nous n’avons pas réussi à faire d’Unité Populaire ce nouveau front indispensable, cette sorte de front qui s’ engagerait sérieusement dans le débat et l’action à propos des problèmes hérités de Syriza. 

Nous sommes apparus comme une variante de Syriza qui aurait été fidèle à ses principes plutôt que comme un nouveau front émergeant de manière organique du mouvement et de la dynamique des antagonismes sociaux. Le manque d’auto-critique à propos de la participation de membres de la Plate-Forme de Gauche au gouvernement de Syriza a également contribué à cette image.  Cliquer ici

24 septembre

La position de DEA (Gauche ouvrière internationaliste, qui anime le Red Network et est membre de l’Unité populaire)



"Le Tsipras nouveau marque la consécration subreptice de l'autorité de Bruxelles et la confirmation que l'orthodoxie est passée du mont Athos à Berlin. Ce sont les ruines d'Athènes mises en musique par Beethoven. En guise de figure emblématique de la gauche européenne, Tsipras offre en vérité l'habillage démocratique et protestataire idéal pour sauvegarder les apparences d'un pays qui a perdu sa souveraineté. " Cliquer ici

Fernando Rosas : « La gauche radicale portugaise est l’une des plus fortes en Europe »   
(Fernando Rosas est un dirigeant national du Bloc de gauche)

Extraits : le Bloc de Gauche portugais et la Grèce

Nous avons publiquement tiré les conclusions de cet épisode [le coup de force de l'Eurogroupe contre la Grèce] : premièrement, on ne peut pas mener de politique anti-austérité dans le cadre de l’euro.  Deuxièmement, l’eurozone est une sorte de dictature qui n’admet pas les choix démocratiques des pays européens. Nous voulons donc renégocier la dette et, le cas échéant, nous serions prêts à sortir de l’euro. On ne fera pas l’erreur d’Alexis Tsipras qui est allé aux négociations sans plan B. Mais nous ne voulons pas critiquer publiquement Syriza. Notre position officielle est que nous devons être prêts à sortir de l’euro si les négociations sur la dette n’aboutissent pas. Il faut présenter cet argument de manière très pédagogique car les Portugais sont très attachés à l’Europe et à l’euro. Ainsi, on ne dit pas : « Notre programme est la sortie de l’euro » ; on dit plutôt : « Notre programme est de renégocier la dette ». Si ça ne marche pas, on doit se préparer à la sortie. Francisco Louçã, qui est un économiste, travaille sur ce scénario ; nous sommes en train de faire des études sur la question. [...]

La ligne du Bloc a été la défense d’un européisme de gauche. Il y a encore un courant européiste très fort dans le Bloc. Ça a été notre ligne officielle jusqu’à la crise grecque. Depuis, nous pensons que cette position n’est plus tenable, tant sur l’euro que sur la question même de l’appartenance à l’Union européenne. La crise grecque nous a aidés à comprendre qu’il y avait des impossibilités à mener des politiques alternatives à l’austérité dans le cadre de l’euro, et même l’impossibilité de la démocratie… [...]
 
Tsipras n’a jamais accepté l’idée qu’il ne parviendrait pas à un accord. Syriza aurait dû se préparer, anticiper une sortie. (le texte intégral de l'entrevue) 


La victoire de Tsipras permet à Hollande de redonner du lustre à son orientation au détriment de la gauche "radicale" !
  
«J'ai félicité Alexis Tsipras pour un succès plus large que prévu » (François Hollande)

A travers le succès de Tspiras, François Hollande voit donc le bien fondé de sa propre orientation et la démonstration qu'il n'y a pas d'autre voie possible à gauche que la sienne.

Le chef de l'Etat en veut d'ailleurs pour preuve le résultat du groupe dissident Unité populaire qui «ne plaide pas en faveur de ce type de stratégie», à savoir celle d'un virage à gauche et d'une séparation politique. François Hollande compte donc se rendre prochainement en Grèce pour travailler avec le nouvel homme fort du pays afin de promouvoir sa conception d'une gauche modérée et réaliste. Un pied de nez clair à Jean Luc Mélenchon, à Cécile Duflot (qui soutenait Alexis Tsipras et Syriza) et à certains frondeurs du PS, les tenants français d'une autre politique. Cliquer ici

Dans Causeur, le site conservateur-souverainiste-républicain, s'exprime un tsipriolâtre (membre de sa rédaction et du PC !) 

Les Grecs comprennent que le match continue, que Tsipras peut les mener sur cette voie étroite d’une Europe réorientée vers plus de social et d’un euro qui soit un instrument de relance et non un carcan monétariste. Cliquer ici

  Cliquer ici

23 septembre

Infos dernière minute... Plus de précisions à suivre.

Il y a une heure, le président de POSPERT (syndicat des travailleurs d'ERT) Panagiotis Kalfagiannis, et le trésorier, Dimitris Kounis, ont été ammenés au commissariat de police de Kypseli.
ERTOpen est une radio qui avait été créée par POSPERT et le personnel licencie d'ERT, peu après l'invasion du bâtiment de l'ancienne Radio-TV publique ERT par les forces de l'ordre, en 2013.
- See more at: http://tlaxcala-int.org/article.asp?reference=16009#sthash.5O3175NU.dpuf

L’un dans l’autre, les deux partis du gouvernement représentent tout juste 21,61% des électeurs inscrits. - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/imp.asp?lg=&reference=15995#sthash.Ps8hlKfh.dpuf
si l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf
si l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf
si l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf
i l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf
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i l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf
i l’Unité populaire n'a pas atteint le seuil nécessaire pour entrer au parlement, il ne lui a manqué qu’une dizaine de milliers de voix pour obtenir dix élus. Son résultat (155.242 voix, 2,86%) est proche des tout premiers scores de la carrière de Syriza, ce qui n’est pas rien pour une formation constituée en quatre semaines et qui n’a pas eu beaucoup d’espace dans cette campagne que les médias et instituts de sondages ont cantonnée à un choix entre Syriza et Nouvelle Démocratie (comme à l’époque du bipartisme, sauf que Syriza a remplacé le Pasok - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=15995#sthash.TRNecdic.dpuf



L’un dans l’autre, les deux partis du gouvernement représentent tout juste 21,61% des électeurs inscrits. - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/imp.asp?lg=&reference=15995#sthash.Ps8hlKfh.dpuf
L’un dans l’autre, les deux partis du gouvernement représentent tout juste 21,61% des électeurs inscrits. - See more at: http://www.tlaxcala-int.org/imp.asp?lg=&reference=15995#sthash.Ps8hlKfh.dpuf
La formation dissidente de Syriza a essuyé un revers électoral en échouant à entrer au Parlement. Mais son chef de file Panayotis Lafazanis veut croire en la constitution d’un "front de gauche" capable de porter le débat sur la sortie de l’euro. Cliquer ici  

Grèce : Secoué mais pas battu...

"La marge de manœuvre dans le mémorandum est inexistante. Tsipras ne peut plus menacer de renverser la table et dépend des créanciers pour se financer (La Tribune) 
 
 22 septembre


Le mémorandum (Memorandum of Understanding – MoU) signé par Tsipras le 13 juillet – adopté par une large majorité parlementaire précédente (des députés de Syriza et ceux des Grecs indépendants, de Nouvelle Démocratie, du Pasok et de To Potami) – contraint le gouvernement à avoir l’accord de la Commission européenne, de la Banque centrale et du FMI avant de finaliser et faire adopter un ensemble de lois d’application d’un nouveau programme d’austérité. Maarten Verwey sera le proconsul des créanciers et de leurs institutions. […] Qui est ce Maarten Verwey? Un fonctionnaire néerlandais du Ministère des finances, déjà actif à Chypre et qui est placé à la tête de la task force de l’Union européenne résidant à Athènes. Cliquer ici

Le résultat électoral supposé “encourageant” de ce dimanche 20 septembre marque plutôt... un temps mort (et glacé) de la vie politique en place et lieu d’un élan ardemment humain et chaud comme ce fut le cas en janvier et en juillet 2015. Cliquer ici
Le vainqueur, c'est la Troïka...

Le plus grand gagnant est la Troïka elle-même. Au cours des cinq dernières années, les projets de loi de la  Troïka sont passés par le parlement avec des majorités ultra-minces,  procurant des nuits blanches à leurs auteurs. Maintenant, les projets de loi nécessaires au troisième Mémorandum passent avec de confortables majorités, car Syriza s’y est engagé. Presque tous les députés de l'opposition (à l'exception des communistes du KKE et les nazis de l'Aube dorée) votent pour eux.

Bien sûr, pour en arriver là,  il a fallu meurtrir profondément la démocratie grecque. Un million 600.000 Grecs qui avaient voté lors du référendum de Juillet n'ont pas pris la peine de se présenter aux bureaux de vote dimanche -  ce n'est pas une grande perte pour les bureaucrates de Bruxelles, Francfort et Washington,  qui semblent concevoir  la démocratie comme une nuisance. Cliquer ici



[Le titre qui ouvre cette page est tiré de l'article ci-dessous]

Romaric Godin, de La Tribune, semble ici infléchir l'axe analytique de son précédent billet sur la victoire de Syriza (voir ci-dessous au 20 septembre). 

Il continue certes à développer, en escamotant toujours l'importance de l'abstention, l'idée que "la victoire de Syriza et la reconduction de la coalition avec les Grecs Indépendants dénotent une nette volonté de résistance de la part des électeurs grecs " mais pour aussitôt recentrer son texte sur le constat que "le chemin tracé par le mémorandum ne laisse guère d'espace de liberté." Dans sa nouvelle grille de lecture de la situation post-électorale le journaliste se montre bien plus nuancé qu'hier : les résistances de l'administration et des créanciers sont clairement identifiées comme bien plus déterminantes que celle que l'on postule avoir été exprimées par les électeurs. 

Après une évocation assez fouillée des jeux de forces et de faiblesses à l'oeuvre dans la situation ouverte le 20 septembre, la conclusion est assez imparable qui contredit que de la "résistance populaire", même passive, et non de la démoralisation abstentionniste, s'exprime à travers la victoire de Syriza. Et que de là naîtrait le défi à relever par Tsipras, un défi quasiment labellisé désormais "mission impossible" si tant est que cela puisse être la ... "mission" du bonhomme : "Croire que la victoire électorale du 20 septembre peut affaiblir le camp des créanciers est oublier un peu vite que ni celle du 25 janvier ni celle du référendum du 5 juillet n'a pas permis à Alexis Tsipras de convaincre les créanciers que leur logique est néfaste. La Grèce sera donc inévitablement soumise pour trois ans au bon vouloir à une logique qui a échoué depuis cinq ans." Cliquer ici

21 septembre

Pour mémoire ce qu'est l'austérité tsiprienne (article d'août dernier)...


Le délirant éditorial de L'Humanité


L'Huma écrit (cliquer ici) "En renouvelant sa confiance à Syriza, [le peuple grec] a douché les espoirs de la droite et des dirigeants de l’UE d’assister à la fin de ce qu’ils appelaient la « parenthèse Tsipras »". 

La réalité, c'est bien entendu exactement le contraire : les dirigeants de l'UE, droite et "gauche" confondues, auraient bien aimé une victoire de ND et un meilleur score de Potami, leur parti cajolé. Mais, tout comme ils préfèrent Sarkozy à Hollande, en s'accommodant parfaitement que celui-ci rivalise avec le premier pour être en phase avec eux sur les grands choix capitalistes austéritaires, ils se félicitent du succès de Tsipras et ils le félicitent (voir ci-dessous). Après tout il a comblé leurs voeux : outre qu'il réaffirme sa docilité à appliquer, mais en l'adoucissant (sic), le terrible mémorandum, grâce à cette docilité, il a découragé et démobilisé de larges secteurs populaires et de la jeunesse (près de 45 % d'abstention) ! Toutes choses qui collent avec le leitmotiv eurocratique « Les élections ne changent pas les traités » (Juncker, lire ici). Ni donc les choix d'austérité qu'ils autorisent.

Petit tour d'horizon des réactions européennes à la victoire de Tsipras et de Syriza dimanche :

"Pour le commissaire européen chargé de l'euro, Valdis Dombrovskis, la victoire du Syriza est "une raison d'espérer" obtenir les réformes promises. Sur la même ligne, Berlin souhaite "travailler étroitement et en partenariat avec le nouveau gouvernement grec". […] De nombreux chefs d'Etat et de gouvernement ont félicité M. Tsipras : le président français François Hollande, qui a annoncé une prochaine visite en Grèce, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le chancelier autrichien Werner Fayman." […] (cliquer ici) "Je viens de féliciter Alexis Tsipras pour la victoire de Syriza dans les élections grecques", a écrit M. Schulz, président du Parlement européen sur son compte Twitter" (cliquer ici). "La Commission européenne a salué lundi l'élection du Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras, vainqueur des législatives en Grèce, tout en invitant le futur nouveau gouvernement à "ne pas perdre de temps" face aux nombreux défis qui l'attendent. […] De son côté, le président du Conseil européen Donald Tusk a lui aussi félicité M. Tsipras. "J'espère que les élections vont maintenant apporter la stabilité politique nécessaire pour faire face aux défis qui se présentent", citant notamment la crise des réfugiés, l'emploi et la croissance. "Je fais confiance à la Grèce pour contribuer de manière constructive à chercher des solutions à tous ces défis", a poursuivi M. Tusk, dans un courrier adressé à M. Tsipras. Dimanche soir, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'était dit "prêt à travailler étroitement avec les autorités grecques et à continuer d'accompagner le pays dans ses ambitieux efforts de réformes", sur son compte Twitter.(cliquer ici).

Pas à une loufoquerie près, L'Huma nous dit par ailleurs qu' "Une défaite d’Alexis Tsipras, c’eût été, quelles que fussent les raisons du mécontentement dans l’électorat de gauche, une sorte de légitimation du coup d’État financier aux yeux de ceux qui l’avaient fomenté." La logique imparable d'une telle affirmation c'est qu'une victoire de Tsipras a pour vertu de délégitimer le coup d'Etat financier... auquel chacun sait, sauf l'éditorialiste communiste, qu'il s'est soumis ! 

En clair cette soumission validée électoralement est une gifle pour ceux qui ont obtenu ... ladite soumission. Vous suivez ? Bien entendu la conclusion est que ce résultat électoral permet "de mesurer la volonté du peuple grec de continuer sa résistance" ... qu'on oublie de signaler abstentionniste, avec Tsipras pour guide, lui-même guidé par Juncker, Merkel et le reste de la bande...ces résistants à toute velléité d'orientation politique en faveur des peuples. Voilà comme se ferme cette mirifique acrobatie éditoriale !

L'Humanité, ce beau mais triste recueil de fables grecques... Esope renaît de ses cendres dans un bureau de L'Huma...

Antoine
 
 Au terme d'une campagne électorale assez morne, avec une gauche militante ayant le plus grand mal à convaincre de la possibilité d'une victoire sociale et politique contre les memorandums passés et à venir, les résultats des élections législatives sont assez déprimants. Cliquer ici

 Elections législatives de ce 20 septembre 

20 septembre

Bleu s'étalant sur le rouge...

Tsipras gagne son pari (reconduire la coalition avec ANE, voire ouvrir vers le Pasok et Dimar) pour appliquer l'austérité. Le prix à payer : une énorme abstention et des pertes importantes en voix. Echec de l'UP. Hollande se félicite du succès de Syriza !  

Données et remarques actualisées par Eric Toussaint ce 21 septembre.

Sur la base de 97,5 % des "bulletins de vote dépouillés", la tendance décrite dans le message précédent est confirmée.
 

L'abstention s'élève à 43,5% alors que le vote est obligatoire.
 

Source: http://ekloges2015b.dolnet.gr/?lang=en

Syriza obtient 145 sièges (au lieu de 149 en janvier 2015), 35,5% (au lieu de 36,4% en janvier). Mais vu l'abstention qui a monté, Syriza perd plus de 300 000 voix.

Nouvelle démocratie 75 députés (au lieu de 76 en janvier 2015), 28,1% au lieu de 27,8%. Mais vu l'abstention qui a monté, Nouvelle démocratie perd plus de 200 000 voix.

Aube Dorée gagne un député: 18 députés (au lieu de 19 en janvier 2015), 7% au lieu de 6,7% mais perd près de 20 000 voix.

PASOK-DIMAR obtient 17 députés

PC (KKE) obtient 15 députés comme en janvier (mais 40 000 voix en moins)

Potami 11 députés au lieu de 17. Potami perd 150 000 voix.

"Grecs indépendants" obtiennent 11 députés au lieu de 13. Ils perdent presque 100 000 voix.

Unité populaire n'atteint que 2,86% (152 000 voix) et n'obtient aucun député.
Antarsya obtient 0,85% (augmentation de 3 500 voix par rapport à janvier 2015)

En nombre de voix, Unité Populaire (152 000 voix) + Antarsya (45 000 voix) feraient ensemble un peu plus que les "Grecs indépendants" (alliés de Syriza dans le gouvernement sortant) qui obtiennent 11 députés. Unité populaire et Antarsya n'obtiennent aucun député.

Depuis Athènes,
Eric Toussaint

"Alexis Tsipras réussit son pari, mais le fort taux d’abstention qui dépasse 40 % dans un pays où le vote est censé être obligatoire est un clair avertissement au futur gouvernement. Avec la prime de 50 députés supplémentaires accordée au parti arrivé en tête dans le système électoral grec, Syriza devrait obtenir, selon des estimations, 145 députés contre 75 pour ND". (Le Monde)

(Le Monde)


PCF. Prendre le relais d'une politique d'austérité commanditée par l'UE ? Succès populaire garanti ! Cliquer ici 

Cliquer ici. L'auteur perd ici beaucoup de la rigueur argumentative dont il faisait preuve dans ses derniers articles. Il retrouve ses "flottements" premiers du temps où il voyait les accommodements de Tsipras, en contradiction avec le programme électoral de Syriza, comme le signe d'une extraordinaire habileté tactique. Avant de tomber à bras raccourcis sur les reniements induits par l'accord de juillet avec l'Eurogroupe. Ici sont notés l'importance de l'abstention et le sens politique que celle-ci revêt en termes de "défaite pour une classe politique grecque qui a clairement perdu en crédibilité." Et puis, de la façon la plus illogique qui soit, apparaissent, oublieux de ces données sur l'abstention, des développements sur l'espoir de résistance que les Grecs mettraient dans la réélection de Tsipras, lequel verrait ainsi récompensée "sa lutte de six mois", quoique vaine, pour éviter le mémorandum. En somme si l'on se tient à la lettre de cet article : la perte de crédibilité de Tsipras, partagée avec l'ensemble des politiques de son pays, que montre le score élevé de l'abstention, lui ferait bénéficier de la ... confiance populaire pour mener une politique dont on réaffirme en même temps qu'elle s'inscrit dans la "cage de fer" du mémorandum d'où l'idée même d'alternative, fût-elle modulée en "résistance", est évacuée. Il y a décidément des dialectiques qui ne savent plus où donner de la tête ! Il reste malheureusement, mais c'était prévisible, que l'opposition de gauche à Syriza (UP et Antarsya) a échoué à déjouer certes les manoeuvres de Tsipras mais aussi ses propres limitations tactiques (stratégiques aussi ?). Un bilan devra être tiré de cet échec électoral, qu'aucune perspective immédiate de remontée des luttes sociales ne permet de relativiser. Et cela en prévision de l'usure du tsiprisme que l'application rigoureuse de l'austérité ne manquera pas de susciter. Car la victoire de Syriza s'apparente probablement à une victoire à la Pyrrhus dont on sait qu'elle ne présage rien de bon pour le vainqueur d'un soir !

Antoine

Cliquer ici
 
Après les révélations sur le jeu de dupes de la BCE, "on peut désormais affirmer que si Alexis Tsipras n'avait pas cédé, que s'il avait introduit un projet de monnaie parallèle, la balance des peurs aurait changé de camp" (La Tribune. Lire ci-dessous)

 A lire ci-dessous le programme électoral de l'Unité Populaire

20 septembre

Varoufakis vote Unité Populaire

Cliquer ici

Les portraits de Marx, Lénine, Castro ou du Che alignés aux murs sont maculés de peinture noire. Sur la devanture vitrée, un impact de jet de pierre s’étend telle une toile d’araignée entre les affiches pour le «oxi», le non au référendum du 5 juillet. Exarchia, quartier de la capitale, reste le bastion de la contestation athénienne. «Le local de Syriza a subi une attaque. Des gens mécontents, désemparés». Cliquer ici

19 septembre

Dès l'entrée dans les antres du palais, Syriza a changé. Quand j'étais eurodéputé, j'avertissais de cette orientation et signalais mes désaccords. J'étais opposé à la politique suivie comme, par exemple, la signature du premier accord, le 20 février ; immédiatement, j'ai envoyé au gouvernement une lettre très dure. Il ne fallait pas que nous nous soumettions. Face à la menace de sortie de l'euro brandie par les Européens, je disais : s'ils veulent nous sortir, qu'ils nous sortent ! Il était évident qu'ils ne le feraient pas : non seulement, ils prenaient le temps de discuter mais en plus, une sortie ne les arrangeait pas ! Cliquer ici

Grèce: les jeunes électeurs du Syriza se sentent trahis par "Alexis"


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Grèce : la folie des dépenses militaires (Anti-K)

Vidéo conférence d’Eric Toussaint à Liubljana (Slovénie) le 16 septembre 2015 

Nul besoin de patron


  « On se rencontre deux fois par semaine en assemblée en plus des discussions informelles pendant le travail. » Tout le monde peut être amené à tout faire même si certaines tâches qui demandent des compétences spécialisées sont assurées par une personne. Cliquer ici

18 septembre 

 Le point de vue de l’OKDE-Spartakos membre de la coalition anticapitaliste Antarsya. Cliquer ici


Iglesias dans le sillage de Laurent pour soutenir le mémorandien Tsipras, c'est la crédibilité de Podemos qui en prend un coup !
 


Cliquer ici


Mais Podemos c'est aussi ça...
L'eurodéputé Miguel Urbán et d'autres responsables de Podemos appellent à voter pour la scission de Syriza. Cliquer ici

L'Humanité ubuesquement dans le constat du désastre politique et social dont Syriza et l'Eurogroupe sont les deux faces de la même monnaie et l'affirmation que  Tsipras incarne ... la résistance du peuple grec. Cliquer ici

A lire ci-dessous "Chez les jeunesses de Syriza, c'est l'hémorragie" (Extrait de Mediapart)
  


Les élections de ce dimanche 20 septembre se préparent dans une certaine indifférence (née des désillusions dues aux retournements de Syriza), mais aussi sur fond de recompositions diverses dont on ne peut deviner pour l’instant la suite...
Le paradoxe, c’est que l’on discute partout politique, et l’enjeu est bien de montrer que le vrai « réalisme », c’est d’aller à la rupture avec la logique des mémorandums sur la base du Non de juin, ce que bien peu de courants évoquent dans leur campagne électorale ! Cliquer ici 

Chez les jeunesses de Syriza, c'est l'hémorragie

|  Par Amélie Poinssot

La signature du troisième mémorandum d'austérité entre Athènes et ses partenaires européens n'a pas seulement déchiré le parti d'Alexis Tsipras. Il a aussi provoqué un départ massif – estimé à 60 % – au sein de l'organisation de jeunesse de Syriza. Alors que la Grèce s'apprête à voter ce dimanche, rencontre avec de jeunes militants qui ont rendu leur carte. 

Athènes (Grèce), de notre envoyée spéciale.- Ils ont entre 25 et 30 ans. Ils militent depuis leurs premières années de fac. Mariza, Kostas et Yannos ont connu le 25 janvier dernier le moment le plus émouvant de leur vie politique : l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras. À la fin de l'été, ils ont quitté la « Naiolaia », l'organisation de jeunesse de Syriza. Ils n'étaient pas les seuls : on estime que 60 % des troupes ont rendu leur carte, dont 36 membres du comité central sur 71. Leur départ a été accompagné d'un texte, diffusé le 1er septembre sur Internet (version anglaise ici), dans lequel ils se disent « incapables de rester politiquement actifs sous les auspices de Syriza » et « obligés » de chercher un nouveau débouché pour leurs batailles « en dehors de Syriza et de sa stratégie de l'austérité ».

[…] « Le 25 janvier, c'était une immense victoire. Nous avions rendez-vous avec l'Histoire. C'était très émouvant. Mes premiers doutes sont venus avec l'accord du 13 juillet signé à Bruxelles. Ensuite, lorsque Tsipras a convoqué de nouvelles élections, annulant du même coup le congrès du parti prévu en septembre, j'ai compris qu'il n'y avait même plus de terrain pour se battre en interne. Ce n'est pas possible d'utiliser les structures de l’État pour écraser la démocratie à l'intérieur de son propre parti ! J'ai donc décidé de partir. Je ne suis pas seulement déçu : c'est un morceau de ma vie qui s'en va... Cela faisait dix ans que je militais. On y croyait vraiment, on ne comptait pas les heures que l'on donnait à l'orga ! C'est un peu comme un divorce... »

[…] « La question n'est pas de savoir si on sort ou pas de l'euro. C'est de savoir à quel moment et dans quelles conditions. Car la sortie de la zone euro est inéluctable, qu'on le veuille ou non. Si on laisse la main à Schäuble, on risque d'avoir une situation bien pire : l'austérité, et le Grexit. J'ai donc rejoint l'Unité populaire, et je m'en suis expliqué publiquement. Nous sommes obligés de nous battre. Il ne faut pas croire qu'il n'y a pas d'alternative possible. Nous devons conquérir des sièges ce dimanche, car sinon, les seuls partis d'opposition à Tsipras seront le parti communiste, le KKE, qui reste complètement à part du système politique, et les néonazis d'Aube dorée. »

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16 septembre

 Parmi les mouvements sociaux, certains voient en Syriza « le parti de la défaite du mouvement et de l’incapacité de poser en son sein des alternatives viables au cours du cycle de luttes dans la crise », rappelant que plus il s’est approché « de la possibilité d’obtenir la première place de la représentation parlementaire, plus il se distançait par lui-même des pratiques de mouvement ». Avant la victoire électorale, Syriza avait déjà amplement entamé sa « normalisation », adoucissant à plusieurs reprises sa « radicalité » programmatique, tenant un discours de plus en plus patriotique et atténuant les rapports de classes, accueillant dans ses rangs des transfuges du Mouvement socialiste panhellénique (le Pasok, honni par la « vraie gauche » et par une bonne partie des Grecs), soutenant un conservateur au poste de président de la République… Cliquer ici

Quel était l’objectif immédiat de la direction politico-gouvernementale de Tsipras – au sein de laquelle Yannis Dragasakis et Giorgios Stathakis jouaient et jouent un rôle central – en appelant à des élections anticipées ? Marginaliser au maximum le poids politique du « non » au troisième mémorandum qui s’est exprimé dans les instances de Syriza – que le gouvernement n’a cessé de vouloir de vider de tout pouvoir décisionnel – et dans le parlement. Cliquer ici

Coup de tonnerre. Le Grexit, c'était du bluff. Deux victimes du discrédit : la BCE pour son jeu de dupes, Tsipras pour sa pusillanimité !

Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n'avait "jamais été lancée pour de vrai". Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l'été dernier. Cliquer ici

Dans son récent communiqué du mercredi 16 septembre, le Centre médical solidaire d’Ellinikón, vient de dénoncer les nouvelles coupes sur le budget de la santé que le gouvernement Tsipras vient de signer. Il dénonce d’ailleurs sous un titre alors bien parlant: “la barbarie et les mensonges continuent”, l’inaction... active du gouvernement SYRIZA/ANEL et autant, l’usage du mensonge (par SYRIZA) lorsque cette formation politique prétend (en cas de réélection)... alléger les Grecs des méfaits du mémorandum III. Lorsqu’on sait que “la voie à suivre est déterminée, et seulement déterminée par ce troisième mémorandum, signé par le gouvernement précédent, cette politique sera mise en œuvre, quelle que soit le nouveau gouvernement”. Cliquer ici


15 septembre

Tsipras/ Meimarakis, blanc bonnet mémorandiste, bonnet blanc d'enfumage... 

Les créanciers peuvent être tranquilles, le mémorandum est devenu le tabou absolu de la politique hellénique. Son application est hors du débat. Or, cet accord met sous surveillance l'ensemble des activités budgétaires du pays. De sorte qu'il réduit à néant la capacité d'action du futur gouvernement quel qu'il soit, dès que l'on s'engage à la respecter à la lettre.  Cliquer ici

Nous sommes face à une dette de la culpabilité défendue par les gouvernements et les médias privés dominants qui sert à la fois de méthode de privatisation des richesses et d’argument pour empêcher la solidarité entre les peuples. Cet usage, désastreux pour les pays et les populations, est illégal et illégitime, aussi bien en Grèce qu’en France. Nous devons recourir à des audits citoyens et prôner le droit à la suppression de ces dettes illégitimes, tout en soutenant le droit à l’emprunt public légitime, nécessaire par exemple pour financer la transition énergétique, dans des conditions décentes et créatrices d’emplois qui servent l’intérêt général. » Cliquer ici

14 septembre 

La priorité en cette période est de développer une gauche anticapitaliste sur la base d’un bilan du projet Syriza, mais en même temps d’offrir une politique de large front unique pour rendre concret le Non au référendum, référence pour la période, mais aussi pour intensifier la lutte antiraciste et antinazie. Dans les sondages, Aube dorée reste le troisième parti… Cliquer ici


"Les luttes sociales reprennent progressivement, notamment sur les ZAD grecques. Les grèves et les manifs vont se multiplier durant l’automne et la température va recommencer à monter sous le volcan athénien" 

Oui, vous avez bien lu. Vous pensiez que c’était uniquement une ficelle des dirigeants du PS, en France, pour dissuader les déçus de s’abstenir ou de voter pour l’autre gauche, la vraie. Mais non, en Grèce aussi, la ficelle fonctionne : appeler à voter social-libéral pour battre les autres libéraux, c’est gros comme une montagne, mais ça marche. Cliquer ici

13 septembre

Le parti d’Alexis Tsipras arrive en tête avec 25,9% des intentions de vote contre 25,5% à la ND, selon le sondage de MRB publié dimanche par le journal Real News, tandis qu’il mène avec 25,4% contre 24,7% au parti de centre droit dans le sondage réalisé par Alco pour le journal Proto Thema. Cliquer ici

 Une approche à dominante économiste de la crise grecque. Les clés politiques en sont brouillées.

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12 septembre

Le mot “gauche” est évidemment banni du vocabulaire Syriziste, les marchands des slogans ont sans doute enquêté pour bien savoir que désormais, les Grecs ironisent très amèrement sur le précédant slogan SYRIZA de janvier 2015: “Première fois à Gauche”. Cliquer ici

 Par Raoul-Marc Jennar. "Etrangement, celui qui dénonce de manière irréfutable la volonté de l’Eurogroupe d’empêcher toute alternative, se résigne à affirmer lui aussi qu’il n’y a pas d’alternative : « une fois que vous avez créé une union monétaire, vous ne pouvez plus revenir en arrière en empruntant le même chemin à l’envers, car ce chemin n’existe plus. »" Cliquer ici

11 septembre

"Malheureusement, tous les espoirs que nous avons portés dans un gouvernement de gauche, ils sont tous tombés à l’eau lorsque Alexis Tsipras est arrivé à un accord avec les gouvernements européens pour un troisième "plan de sauvetage"."  Extrait de Interview à Evangelia Alexaki, travailleuse du nettoyage du Ministère de Finances grec. Leçons d’une lutte des femmes travailleuses en Grèce

L’expérience de la confrontation du gouvernement Syriza aux institutions européennes, et la défaite du 13 juillet 2015, ont donné un tour beaucoup plus concret au débat stratégique qui traverse la gauche et les mouvements sociaux européens. Avec le tsunami financier qui a démarré en Chine et s'avance vers nous pour les mois à venir, ce débat ne pourra que gagner en acuité. Aujourd'hui se confrontent trois orientations principales Cliquer ici

 "Ça fait trois ans que je milite pour la fin de l’austérité et contre les accords passés avec nos créanciers. Je continuerai de le faire", conclut Alexandros, journaliste grec indépendant de 42 ans. Cliquer ici

Désormais, avec davantage d’austérité, davantage de privatisations au rabais d’actifs publics, une politique économique plus irrationnelle que jamais, et la misanthropie en guise de politique sociale, le nouveau mémorandum ne sert qu'à aggraver la Grande Dépression grecque et le pillage de la Grèce par des intérêts particuliers, grecs ou non. Cliquer ici



 
10 septembre


Le chômage est le premier facteur responsable de la hausse des suicides en Grèce, suivi par le retard dans le remboursement de tranches des prêts. Ces données ont été enregistrées pour 2013 et 2014 par la Centre de prévention du suicide « Klimaka » qui est le délégué national auprès de l’Association internationale pour la prévention du suicide (International Association for Suicide Prevention - IASP). Cliquer ici

Grande coalition austéritaire ? L'idée n'est même pas de Tsipras mais des créanciers eux-mêmes !

Le débat avant l'élection du 20 septembre a été relativement terne, alors que Jean-Claude Juncker a, à nouveau, menacé le pays en cas de non-respect du mémorandum. Les créanciers cherchent à imposer une grande coalition. Cliquer ici

9 septembre

Syriza pour des "gouvernements de coalition". Avec la droite bien sûr...

Le numéro deux de SYRIZA, Yannis Dragasákis, a de ce fait déclaré sur les ondes de la radio Realfm 97.8 il y a quelques jours, que “la diabolisation du terme ‘mémorandum’ a été une erreur à laquelle malheureusement SYRIZA avait participé. Ce qui m’inquiète, ce serait de reprendre le débat sur le mémorandum comme si on renégociait en interne en Grèce, tandis que le mémorandum a déjà été négocié ce dernier temps (avec les créanciers). Le prochain gouvernement doit s’appuyer sur une majorité solide et forte. Si d’autres partis en Grèce veulent nous suivre dans cette direction - sans être forcement d’accord sur tout - je verrais certainement probable, la formation de gouvernements de coalition”. SYRIZA a donc intégré pleinement le camp du mémorandum... Cliquer ici

Depuis de longs mois, même des députés n’hésitent pas d’attaquer en public Zoé Konstantopoulou avec des phrases comme « Orang-outan mal baisée » tandis que d’autres font appel à son mari, qui est capitaine de la marine marchande, de « débarquer au plus vite pour la calmer ». [...] On ne peut qu’être impressionné négativement par l’attitude d’une institution comme le Secrétariat Général pour l’Egalité des Genres du gouvernement Tsipras, supposé défendre toute femme victime d’attaques sexistes, qui est resté totalement impassible devant le véritable lynchage sexiste dont était victime la Présidente du Parlement grec. Cliquer ici
 


 
8 septembre

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Il n’est pas possible de comprendre les décisions prises par le premier ministre par la suite, notamment son refus de laisser son parti et son groupe parlementaire s’ériger en protection du gouvernement, la société, le peuple. La décision d’agresser toute personne qui a choisi de résister aux textes et procédures imposés ne peut pas être justifiée par cet argument du chantage. Cliquer ici


7 septembre


Dans l’équipe de Simitis [président du PASOK et Premier ministre de 1996 à 2004] en 2001, un aréopage aussi libéral que corrompu, il y avait, par exemple, Dimitris Mardas, ancien conseiller des dirigeants européens (de 1992 à 1996, notamment à la Direction générale des affaires financières de la Commission européenne) puis responsable du PASOK, qu’on a bizarrement retrouvé par la suite dans le gouvernement Tsipras [en tant que ministre adjoint des Finances]. Cliquer ici



Point de vue libertaire...




6 septembre
  

Tout sectarisme qui conduit à l’actuel émiettement extrême des forces de la gauche radicale équivaut à un vrai suicide qui fait le lit de l’extrême droite néonazie. De même, toute attitude conciliatrice envers la gauche qui a capitulé et est en train de se social-démocratiser équivaut aussi à un suicide car elle laisse le terrain libre à l’extrême droite qui pourra faire mouche avec son mot d’ordre central « tous pareils-tous pourris ». [Le titre de cette page est extrait de cet article] Cliquer ici

Lors de l’Université d’été du NPA, nous avons interviewé Thanasis Antoniou de la direction de l’OKDE-Spartakos et d’Antarsya, et Sotiris Martalis, ex-membre du Comité central de Syriza, dirigeant du DEA, et participant au processus de formation de l’Unité populaire.

Maintenant s’ouvre la discussion dans toutes les branches locales de Syriza. Tous les jours, nous recevons sur notre site des centaines de démissions de Syriza, de la part de membres en désaccord avec la ligne de Tsipras. Toute la question est d’arriver à organiser maintenant toutes ces forces dans l’Unité populaire. Cliquer ici 


C’est une bonne chose que beaucoup de militants et de forces rompent, mais ils ne tirent pas le bilan de ce qui était mauvais dans Syriza. Ils condamnent l’évolution du parti vers une direction néolibérale et soutiennent le retour au programme de 2011. Aussi, nous soutenons ces camarades dans leur mouvement de rupture, et Antarsya s’est prononcé publiquement pour une campagne commune, une campagne de front unique contre le troisième mémorandum, proposant un programme sur des mesures transitoires, pas un simple axe anti-mémorandum. Cliquer ici

Typiquement "antilibéral écartelé" entre une énormité ("le gouvernement Syriza lutte courageusement pour honorer son mandat d’interrompre l’austérité") et la lucidité ("un plan B, même assorti d’une expulsion de la zone euro, aurait mieux valu pour la Grèce et pour l’Europe que l’accord du 13 juillet.") : Un accord désastreux pour la Grèce et pour l’Europe

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NPA 34, NPA