vendredi 4 septembre 2015

Le billet du vendredi [47]

ON PEUT DIRE QUE
TU NOUS LES BRISES,
LES GRÈVES !


< --- Ceci n'est pas un briseur de grève.

C'est juste un potentat local, premier magistrat de la bourgade de Montpellier qui impose aux élus de sa majorité d'aller remplacer les "responsables animation loisirs" grévistes dans les écoles.
Remplacer ? Que nenni ! "Ce sont les élus, légitimes dans les écoles, qui vont suppléer les agents municipaux en grève". Suppléer, voila le mot que je cherchais. Donc, "je ne suis pas un casseur de grève" peut-il nous déclarer en toute bonne foi.
Petite parenthèse : vous remarquerez que je fais un gros effort, dans le but louable de ne pas sombrer dans une grossièreté de mauvais aloi : j'évite soigneusement de qualifier les "supplétifs" en question, par ailleurs élus du Peuple, qui acceptent servilement d'accomplir les basses œuvres de leur chef bien-aimé. La plupart, d'ailleurs, n'hésitent pas à se qualifier eux-mêmes de gauche.
Là, je dois dire, je ne sais plus vraiment quoi mettre derrière ce mot...
Revenons-en à notre Philippe Saurel.
Bien sûr, pour justifier l'envoi de ses supplétifs, il nous sort l'argument éculé (oups... j'ai frôlé le dérapage) de la prise d'otages (en l'occurrence, les enfants et les parents).
Alors, comme ça, maintenant,
les élus ont pour mission de suppléer dans leurs fonctions les preneurs d'otages.
Mais qu'adviendra-t-il si ceux-ci sont chômeurs ? Ils iront les suppléer à Pôle Emploi ?
Je crois que je ne comprends plus rien à la politique.

NPA 34           Claude
Et pour quelques billets de plus...