mercredi 2 septembre 2015

Rentrée scolaire. Rentrée des luttes ?


Le point de la situation pour reprendre le chemin de l'action en faveur d'un service public d'Education digne de ce nom ! 

1er septembre

Grotesco-Saurel surjoue les briseurs de grève... assis à la table de la cantine : prise d'otage des enfants (qui ont dû rigoler un coup au spectacle), blabla, il parle comme la droite et l'extrême droite. Normal culture frêchiste oblige... A combattre ! Lire Montpellier : les élus à la place des agents grévistes dans les écoles

31 août

 Enseignement moral et civique, nouveaux programmes de maternelles... Pour la troisième rentrée scolaire du gouvernement, ce mardi, peu de nouveautés sont à attendre, la plupart des réformes du quinquennat en matière d'éducation ayant déjà été engagées.

Pour cette troisième rentrée du gouvernement que Najat Vallaud-Belkacem a qualifiée de rentrée de « la consolidation » des réformes engagées, pas de grands bouleversements en perspective : la réforme du collège et des programmes – hormis ceux de la maternelle – n’entreront en vigueur que l’an prochain.

Présenté comme une réponse aux attentats de janvier, l'enseignement moral et civique sera délivré dès septembre. Après un début de quinquennat marqué par les polémiques sur la réforme des rythmes scolaires, ceux-ci, généralisés depuis l’an dernier, devraient faire un peu moins de vagues à cette rentrée, même si un premier bilan d’étape laisse penser qu’on est, à ce jour, bien loin du dispositif annoncé en 2012. À deux ans de la fin du quinquennat, un peu plus de la moitié des 60 000 postes promis à l’éducation nationale et à l’enseignement supérieur ont été créés. Passée un peu inaperçue, la réforme de l’allocation des moyens aux établissements va, elle, s’appliquer à cette rentrée. La réforme de l'éducation prioritaire, après une phase de préfiguration, est étendue cette année à l'ensemble du réseau.

Point sur les nouveautés, les réformes en cours et à venir. 

L’enseignement moral et civique 

Dès septembre, l’enseignement moral et civique (EMC) remplace, de l’école à la terminale, les enseignements d’instruction civique et morale, d’éducation civique, d’enseignement civique, juridique et social. À raison d'une heure par semaine pour les primaires et d'une heure tous les quinze jours pour les collégiens et lycéens, cet enseignement a pour objectif, selon le ministère, de « faire des enfants des citoyens responsables et libres », développer leur aptitude à « vivre ensemble dans une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » et leur « esprit critique ».

Les personnes inscrites à la « réserve citoyenne », lancée le 12 mai 2015, pourront également « accompagner les enseignants pour mieux transmettre aux élèves les valeurs de la République » et ainsi intervenir dans le cadre de l’EMC. Une douzaine de grandes institutions s’y sont déjà engagées telles que l’ENA, la conférence des présidents d’université et la fédération nationale des sapeurs-pompiers. On y relève aussi des personnalités comme les « chasseurs » de nazis Béate et Serge Klarsfeld, la mère d’un des militaires tués par Mohammed Merah, Latifa Ibn Ziaten, et l’acteur Robin Renucci.

Pensé comme une réponse « forte » de l’école après les attentats de janvier, cet enseignement ne remporte pas l’adhésion de tous. Le SNUipp, syndicat majoritaire dans le primaire, estime que les programmes sont « flous et peu aboutis ». L’organisation syndicale avait, en vain, demandé à la ministre qu’ils soient revus et n’entrent en vigueur qu’en 2016.

De son côté, le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, affirme que l’enseignement moral et civique va se mettre en place dans l’enseignement secondaire « sans que les formations promises n’aient eu lieu ». « Dans les séries technologiques, il n’est même pas financé. Les lycées doivent piocher dans leur cotation globalisée à raison d’une heure hebdomadaire par classe », dénonce-t-il. Ce qui signifie que chaque établissement devra s’organiser pour savoir quel professeur (la ministre a insisté pour dire que tous pouvaient le prendre en charge) assure cet enseignement. Ce qui, là encore, suscite quelques interrogations. 

Les nouveaux programmes de l’école maternelle 

Les nouveaux programmes de l’école maternelle entrent en vigueur dès la rentrée. Ils devront « donner aux enfants envie d’aller à l’école pour apprendre, affirmer et épanouir leur personnalité », indique le ministère. Pour tourner le dos à une maternelle petit à petit devenue une préparation au CP, avec un pré-apprentissage de plus en plus tôt de la lecture et de l’écriture, le jeu y tient une place particulière, de même que le langage, les activités physiques et artistiques pour « apprendre ensemble » et « vivre ensemble ».

Si la réforme semble faire consensus, le SNUipp, syndicat majoritaire dans le 1er degré, s’inquiète néanmoins de sa mise en œuvre. « Ces nouveaux programmes ont remporté une large adhésion mais rien n'est fait pour que les enseignants puissent se les approprier », peste Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp. Le syndicat a indiqué avoir demandé à plusieurs reprises au ministère l’envoi d’un livret imprimé. « Même un exemplaire par école aurait été un signal politique », estime le secrétaire général. Mais, fin juin, seule une version numérique était disponible. Quant aux documents d’accompagnement, « essentiels » à la mise en œuvre des programmes, ils ne seront, eux, disponibles qu’au cours du mois de septembre…

La moitié des communes font payer les nouvelles activités périscolaires

Réforme de l’éducation prioritaire 

Dans le cadre de la loi de « Refondation » de l’école, votée en juillet 2013, la nouvelle organisation de l’éducation prioritaire, lancée à la rentrée 2014 dans 102 écoles et établissements REP+, va s’étendre à cette rentrée 2015 à 1 089 Réseaux d’éducation prioritaire (REP) et REP+ (739 REP et 350 REP+). Chaque réseau unit un collège et les écoles du secteur accueillant majoritairement un public fragilisé face à la scolarité. Cette nouvelle géographie prioritaire qui touche 1 écolier sur 5, censée être « plus juste », vise à « mieux lutter contre les inégalités ». Établie pour quatre ans, la carte sera ensuite revue « pour s’adapter régulièrement aux évolutions sociales des territoires ».

Le ministère de l’éducation annonce de nouveaux moyens pour les enseignants afin qu’ils puissent développer le travail collectif, la relation avec les parents et le suivi des élèves. Ils bénéficieront, au collège, d’une heure et demie par semaine et de 18 demi-journées par an d’allègement d’enseignement dans les écoles des réseaux REP+. Trois jours de formation supplémentaire par an seront également mis en place pour les personnels des REP+.

De nouvelles indemnités sont également instaurées en REP et REP+ : 144,45 euros par mois en REP (augmentation de 50 % par rapport à l’indemnité en RRS), 192,6 euros en REP+ (indemnité RRS doublée).


Du côté des organisations syndicales, le SNUipp demande un « élargissement du périmètre de l’éducation prioritaire » qui laisse, selon lui, « de côté » des écoles dont le collège de référence n’est pas classé en REP « alors qu’elles avaient les critères pour y être ». Le syndicat a chiffré « a minima à 500 » le nombre d’écoles qui n’entrent pas dans la nouvelle carte de l’éducation prioritaire.

Concernant les 18 demi-journées annuelles d’allègement d’enseignement, le syndicat explique que « 770 postes ont été réservés à la mise en place de ce dispositif pour nommer les enseignants assurant les remplacements de ceux qui bénéficient du dispositif ». Mais « certains départements n’ont pas fléché des postes précis à cet effet et utiliseront les brigades de remplacement, déjà insuffisantes pour le remplacement des congés maladies par exemple ».

Le SNES-FSU fait, lui, remarquer que 285 établissements sont entrés en éducation prioritaire alors que 283 en sont sortis. « L’actuel périmètre de l’EP reste donc quasiment identique au précédent. Une extension de la carte était pourtant justifiée, ne serait-ce que parce que la situation particulière de Mayotte a enfin été prise en compte avec 15 établissements entrant en EP. » « L’injonction ministérielle de maintenir un périmètre quasiment identique a conduit à un manque de transparence lors de l’élaboration de la nouvelle carte. Des établissements répondant aux critères nationaux ont été écartés du dispositif. Les lycées sont écartés de l’éducation prioritaire, ce qui n’est pas acceptable », assure-t-il.
 


Les rythmes scolaires 

Après des débuts chaotiques, la réforme des rythmes scolaires devrait, cette année, moins faire de remous que l’an passé. Le financement des activités périscolaires, initialement présenté comme transitoire, a été pérennisé en juin dernier. Cela représente 463 millions d’euros versés par l’État depuis 2013 et 430 millions versés par la branche famille en 2014.
82 % des communes ont établi un projet éducatif territorial, ce qui leur permet de bénéficier du fonds de soutien.

Selon un rapport d’étape, publié au moins de juin par le ministère, près de la moitié des communes demandent une participation financière aux familles. On est donc loin des engagements de Vincent Peillon qui, en 2012, assurait que ces activités seraient gratuites.

Si le ministère entretient le plus grand flou sur le sujet, beaucoup de communes ne proposent rien sur les temps dégagés par les nouveaux rythmes.

Pour l’Association des maires de France, « l'organisation de nouvelles activités périscolaires s'est traduite par de nouvelles charges importantes pour les communes et les intercommmunalités, notamment des frais supplémentaires de fonctionnement et de personnel », relève l’organisation dans un communiqué. Et le montant de l’aide de l’État n'est toujours « pas à la hauteur des dépenses engagées par les communes et leurs groupements, estimé dans plusieurs études et rapports à plus de 1 milliard d'euros ».

Mis en place pour améliorer les conditions d’apprentissages des élèves, les nouveaux rythmes scolaires restent encore sur ce point à évaluer. Le ministère a annoncé la mise en place de deux protocoles d’évaluation cette année. L’un sur 15 000 élèves pour montrer si ces nouveaux rythmes apportent des « bénéfices pédagogiques ». L’autre évaluera l’impact des différents modes d’organisation pour déterminer quel schéma d’organisation est le plus efficace. 

Nouveaux postes d'enseignants 

Le ministère annonce avoir déjà créé un peu plus de la moitié des postes promis à l’éducation nationale, soit 31 627 postes sur les 54 000 promis dans l’éducation nationale (6 000 pour l’enseignement supérieur). Pour cette rentrée, les moyens d’enseignements supplémentaires correspondent à 2 511 postes équivalent temps plein pour le premier degré et à 2 550 pour le second degré.

Pour les syndicats enseignants, il va néanmoins falloir sacrément accélérer dans les deux prochaines années pour tenir les objectifs de recrutement d’ici la fin du quinquennat.

La fin des « emplois d’avenir professeurs » – ce dispositif mis en place par Vincent Peillon pour démocratiser l’accès à l’enseignement (sorte d’apprentissage en alternance pour les aspirants professeurs) mais qui fonctionnaient assez mal depuis son lancement – n’est donc pas pour le Se Unsa un très bon signal.

Le ministère qui souhaite également développer l’accueil des enfants de moins de trois ans, dont le taux de préscolarisation a été divisé par trois entre 2001 et 2012, passant de 35 % à 11 %, a annoncé avoir créé depuis 2012 environ 25 000 places nouvelles pour ces enfants. « Le taux de scolarisation des moins de trois ans a ainsi augmenté pour la première fois depuis 10 ans et s’élève désormais à 11,7 % », s’enorgueillit le ministère, alors que cela signifie pourtant qu’il n'a augmenté que de 0,7 % depuis l’arrivée de François Hollande à la tête de l’État.

Le dispositif dit du « plus de maîtres que de classes », pour améliorer l'apprentissage en primaire, bénéficiera de 500 postes supplémentaires, contre 580 l’an dernier et 1 310 en 2013. L’objectif fixé par la loi de 7 000 postes d’ici la fin du quinquennat est donc encore assez lointain. 

Réforme de l’allocation des moyens 

À partir de cette rentrée, les postes seront répartis entre académie en fonction non plus seulement de la démographie mais aussi de critères sociaux comme le revenu fiscal des ménages et la classification des zones urbaines de l’Insee.

Les académies appliqueront ensuite les mêmes critères pour rétablir les moyens entre départements puis entre établissements. L’académie d’Aix-Marseille gagnera ainsi 227 postes avec 2 810 élèves en plus quand Paris avec moins 1 523 élèves perdra 29 postes. 

La réforme du collège 

Elle entrera en vigueur l’an prochain avec trois axes principaux : plus d'autonomie pédagogique dans les établissements, plus de suivi individuel et des enseignements interdisciplinaires. Cette année, les enseignants de collège auront donc huit jours de formation. Trois jours consacrés « aux axes structurants de la réforme », à savoir principalement, « l’accompagnement personnalisé, les enseignements pratiques interdisciplinaires, les groupes à effectifs réduits ». Et deux jours seront consacrés aux nouveaux programmes.

Le Snes-FSU, farouchement opposé à la réforme, a regretté que de tels moyens soient alloués à une formation continue qui risque de n'être qu'un « prêchi-prêcha en faveur de la réforme ». 

Nouveaux programmes 

Après des polémiques sur le contenu des nouveaux programmes, notamment sur ceux d'histoire (lire ici notre article), la ministre a souhaité que le Conseil supérieur des programmes « fasse évoluer » certains de leurs aspects. La nouvelle copie sera remise fin septembre. 

L'article sur le site de Médiapart (accès réservé aux abonnés)

Illustration par NPA 34 

Le professeur Mélenchon fait la leçon de calcul à la Ministre...

Sarkozy a supprimé 80 000 postes. Hollande a promis de créer 60 000 postes. En toute hypothèse il en manquerait 20 000 alors que le nombre d’élèves aura augmenté. Ça c’est la base de l’enfumage de Hollande. Maintenant voyons la réalisation. Najet Valaud-Belkacem parle de « 35 200 postes créés ». Qu’en est-il ? Première mise au point : dans ce total il n’y a que 24 300 postes de professeurs de l’enseignement primaire et secondaire (école, collège et lycée). 

En fait ce ne sont pas des professeurs titulaires. Ils sont stagiaires. Madame la ministre dit qu’ils finiront par être titularisés. Admettons par principe qu’il y ait 100 % d’admis à la fin du stage. Pourquoi pas. Ils seraient alors tous professeurs. Est-ce que cela fera 24 300 professeurs de plus devant les élèves ? Non. Pourquoi ? Parce que chaque année il y a des départs à la retraite. Combien ? 17 000 l’an passé. Si l’on fait la soustraction on voit que 24 300 – 17 000 laisse un solde positif de 7300. 

Ce n’est pas le seul démenti par les chiffres que je veux opposer aux propos de la ministre. Je lui demande de lire les chiffres publiés par son propre ministère. Le ministère dit qu’il y a eu 4130 créations de postes. Pas un de plus. Tout le monde peut aller vérifier ! Ce qui n’a rien à voir avec les 30 000 annoncés ! Je continue mon raisonnement. J’accepte d’ajouter sans autres forme de discussion les 4100 du ministère plus les 7000 qui resteraient après remplacement de départ en retraite. On voit que dans le meilleur des cas il y aura à terme 11 000 professeurs de plus. Pas 24 000 et encore moins 30 000 ! Encore faut-il bien préciser que tout cela reste bien théorique et calculé de la façon la plus favorable au ministre. En effet l’année suivante, en 2016, il y aura 13 000 départs de plus à la retraite chez les professeurs. Pour rester dans le raisonnement précédent il faudrait qu’il y ait donc 13 000 stagiaires recrutés cette année, en 2015 ! C’est-à-dire qu’il faudrait embaucher en un an la moitié des embauches faites en trois ans de mandat ! Après quoi il n’y aurait pourtant toujours pas un professeur de plus devant les élèves ! 

Pendant ce temps la qualité d’encadrement des jeunes continuera à baisser. En effet si le nombre des professeurs diminue, le nombre des élèves, lui, augmente ! Il y en a 54 000 de plus cette année ! Dans ces conditions, il y a plus d’élèves par enseignant aujourd’hui qu’en 2005 en primaire et dans le secondaire ! C’est tout cela que l’arrogante Najet Valau Belkacem veut effacer par des paroles trompeuses. Elle ment dans le détail. A moins qu’elle ne sache pas de quoi elle parle. Ainsi dit-elle dans le cours de son discours sur France Inter, sans être démenties ni pendant ni après, que ses fameux 24 300 stagiaires sont des emplois « temps pleins ». Budgétairement c’est vrai. Sur le terrain c’est faux. En effet les stagiaires ne sont que 50 % du temps devant les élèves puisqu’ils sont eux-mêmes en formation ! Autrement dit, les 24 300 ne font que 12 150 équivalent temps plein. Il y a donc 12 150 équivalent temps plein de professeurs plus 4130 postes nouveaux ouverts c’est-à-dire 16 280 professeurs de plus l’année où il en part 17 000 à la retraite. Soit 720 de moins devant 54000 élèves de plus ! Autrement dit dans la meilleure tradition solférinienne, la ministre dit une chose, en fait une autre pendant qu’une troisième a lieu. Elle ment sciemment. (source Facebook)


« Ce discours [laïque] moralisateur surplombant l’élève, les familles, et qui semble tomber d’en haut alors qu’eux-mêmes expérimentent au quotidien un système éducatif inégalitaire, cela ne peut pas parler aux jeunes, observe la professeure à l’université de Cergy-Pontoise. On leur vante la fabrique du “commun” et, dans la pratique, les écarts de réussite se perpétuent à tous les niveaux du système éducatif ! »

La loi de refondation de l’école (juillet 2013) a pourtant inscrit noir sur blanc la réduction des inégalités comme une priorité, mais celle-ci n’est guère visible pour les observateurs de l’école, même après trois rentrées préparées par la gauche. Cliquer ici

 Cliquer ici

ÉDITO de la Lettre d'Info hebdo du NPA 34
Les trois coups de la rentrée sociale à Montpellier...
 

Il revient aux personnels des écoles de la ville de lancer la bagarre. Cette lutte a commencé avant les congés. Bien ancrée parmi les personnels, elle se relance en cette rentrée scolaire en portant fermement ses revendications contestant les incidences, sur les conditions de travail, de la réforme des rythmes scolaires, mais aussi de la privatisation de l'entretien dans les écoles (lire ici)

Le NPA 34 soutient cette action en ce qu'elle met le travail, ce concept, cette réalité centrale du fonctionnement de nos sociétés, au coeur de l'espace où il est marginalisé, méprisé, d'où il est en réalité exclu, l'espace politique. C'est en effet la politique  du maire, dépourvue de toute réelle pratique de concertation, qui est ainsi ciblée, malgré l'esbroufe permanente, désormais assez érodée, de "l'homme libre et ouvert" qu'il postule être. Le saurélisme, cette mobilisation tenace le montre, le déclare, participe à plein de la politique gouvernementale austéritaire et contre-réformatrice à la sauce libérale-capitaliste qui réduit les salariés à des variables d'ajustement, ici celles d'une politique municipale gangrénée par les coupes budgétaires et, leur corollaire, le managériat. Ce vecteur des logiques antiouvrières du privé s'insinue toujours plus dans les instances publiques comme les municipalités. Au prétexte que celui-ci, le privé, serait le bon modèle d'organisation du travail et  mécaniquement le meilleur régulateur des services offerts au ... public. Article de foi libéral archi-usé et démenti constamment par la triste réalité du démantèlement des services publics. C'est donc un fort front commun personnels/usagers qu'il faut instituer pour renvoyer le politicien maire à ses fantasmes surjoués, à visée de division, sur le complot politique dont il serait victime. Et qui révèle que, chez lui, le pseudomoderne, c'est décidément du vieux, les vieux ressorts rouillés du plus caricatural et borné frêchisme qui sont à l'oeuvre. 

Usager, sous ... l'usage, tu restes un travailleur !
Solidarité avec les personnels en lutte !
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