11 novembre... Se souvenir aussi que la débâcle politique de la gauche réformiste a contribué à la boucherie...



L'Occident "civilisé" au révélateur de la guerre : « Ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »

Cette page a été publiée le 11 novembre 2014. Nous la reproduisons en ce 11 novembre 2015. Elle n'a, si l'on nous passe l'expression, rien perdu de son actualité historique !

 





Ci-dessous dans le 
dossier NPA sur 14-18
Délaissés par la République, les soldats coloniaux de 14-18 ont été les grands absents des monuments aux morts qui ont couvert le territoire français. Eternels oubliés, ils l’étaient encore des commémorations du Centenaire jusqu’à l’ajout tardif de l’opération « Frères d’armes », bienvenue, mais qui aborde partiellement leur histoire. C’est dire l’intérêt du film Les poilus d'ailleurs de Mehdi Lallaoui, et du débat qui suivra la projection ce lundi 10 novembre, avec Mediapart.

L’idée de faire appel massivement à des soldats indigènes afin d’avoir davantage d’hommes pour une guerre prochaine contre l’Allemagne a été lancée en 1910 par des officiers qui avaient servi aux colonies. Parmi eux, le colonel Mangin, un ancien de la colonne Marchand, arrêtée par les Britanniques à Fachoda en 1898, grand partisan de la constitution d’une « Force noire ». Elle fut mise en œuvre.

Dans toutes les colonies françaises, on a recruté des tirailleurs. De Dakar à Brazzaville, en 1914, on a recruté 26 000 « tirailleurs sénégalais », dont 8 000 ont participé aux premiers combats, puis 50 000 en 1915-1916. En 1917, les pertes considérables de l’armée française depuis 1914 ont accéléré l’appel aux hommes des colonies, leur nombre a fait plus que décupler : 183 000 recrues en 1917, 77 000 en 1918, tous n’ayant pas rejoint le front. Cliquer ici
 

 Pour recadrer les effets commémoratifs...