dimanche 29 novembre 2015

Etat d'urgence pour le climat ! Rassemblement réussi à Montpellier ! Violente répression policière à Paris !


Pas de flics à Montpellier, manif sans problème, omniprésence policière à Paris, violences contre les manifestants et arrestations !

Montpellier. Plus de 1000 personnes ont répondu à l'urgence climatique en défiant l'état d'urgence liberticide !

Correspondance NPA 34

Montpellier rassemblement: manifestation réussie. 1000, peut-être 1500 manifestant-e-s ont bravé l'état d'urgence et sa déclinaison locale avec l'arrêt préfectoral.
Ils/elles se sont retrouvé-es pour dire : "Changeons le système, pas le climat !".
Nous pouvons nous réjouir que les Héraultais-ses n'aient pas cédé au climat autoritaire qui entretient la peur. Aujourd'hui Montpellier a montré que la rue reste le lieu de la mobilisation pour  la contestation des politiques de régression des droits qu'ils soient sociaux ou environnementaux, qu'il ne peut pas y avoir un droit à se réunir à géométrie variable selon  que les manifestations seraient organisées par le pouvoir ou a but commercial ou interdites dans le cadre des luttes sociales ou écologiques. 


Il a été clair  aujourd'hui à Montpellier que la rue est au peuple, à l'expression de ses aspirations, en l'occurrence,  la défense de l'urgence climatique et le rejet d'un état d'urgence taillé sur mesure pour, sous prétexte de danger terroriste, terroriser les libertés !

Gérard (texte) et Christophe (photos) pour le NPA 34.

 


 


 
Photos de José Luis

 
La marche pour le climat préalablement prévue ayant été interdite, environ un millier de personnes ont participé à une chaîne humaine pour le climat, ce dimanche, à Montpellier, à la veille de la COP21. Cliquer ici

Changement de décor : Paris ville policière !

Le ministère parle de 289 interpellations et 174 gardes à vue. Pour ce qui concerne le NPA, nous savons que plusieurs dizaines de nos militants ont été arrêtés, alors qu’ils tentaient de manifester pacifiquement Place de la République. C’est aussi le cas de militants d’Ensemble, d’AL, de Solidaires… 
Ils sont au commissariat de Bobigny pour la plupart, avec une centaine d’autres personnes. Plusieurs militants seraient maintenant en garde à vue, sans qu’on sache ni où ni pourquoi. Le rassemblement a été littéralement attaqué par la police, au point que des centaines de manifestants, gazés ou frappés, ont dû se réfugier dans les rues latérales. Le gouvernement dénonce des « violences inacceptables » de la part des manifestants. Ce mensonge est honteux. Cliquer ici 


Policiers piétinant la mémoire des victimes des attentats


Lu sur Mediapart 
 
Ce dimanche, l'interdiction de la grande manifestation prévue pour l'ouverture de la COP21, le sommet de Paris sur le climat, a abouti à un étrange paradoxe : ce ne sont pas un, mais deux rassemblements qui ont eu lieu. Le premier, à l'appel d'Attac et Alternatiba, a rassemblé 10 000 personnes en chaîne humaine le long de l'itinéraire initialement prévu. Le second, place de la République, destiné à manifester contre l'interdiction de manifester, a rassemblé 5 000 personnes. Des heurts y ont opposé certains manifestants aux CRS dans l'après-midi. […] 

Heurts à République

Un peu avant 14 heures, le cortège ainsi formé finit par s’engouffrer avenue de la République, toutes les autres issues de la place étant bouclées par des cordons de CRS, avant d’être bloqué à peine cent mètres plus loin. S’ensuit le premier face-à-face un peu tendu avec les CRS. Premiers jets de bouteilles et premières répliques avec des grenades lacrymogènes. Le cortège recule de quelques mètres et se stabilise. Dix minutes plus tard, la foule fait demi-tour pour retourner place de la République, où le tour de la place reprend.

Un nouveau face-à-face entre une centaine de militants radicaux et les CRS a rapidement lieu côté rue du Temple. Nouveaux jets de projectiles et réplique cette fois musclée des CRS, qui lancent plusieurs charges. La place est rapidement recouverte d’un épais nuage lacrymogène. Deux poubelles sont incendiées, mais ni le mobilier urbain ni les vitrines des boutiques de la place ne sont visés. S’ensuit un va-et-vient entre manifestants radicaux et CRS. Les premiers lancent divers projectiles et reculent dès que les seconds chargent. Alors que certains parviennent à s’emparer des divers objets disposés au pied du monument central en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, des militants plus pacifistes organisent une chaîne humaine pour protéger les lieux. Il n’empêche, bougies et pots de fleurs vont bel et bien être utilisés contre les forces de l’ordre. Tandis qu’une partie des dégâts sera aussi causée par les charges des CRS.

Peu avant 15 heures, un large cordon de CRS se déploie à partir du boulevard Voltaire sur toute la largeur de la place et commence à repousser les manifestants vers les boulevards Saint-Martin et de Magenta. Au boulevard Saint-Martin, les CRS laissent sortir au compte-gouttes, non sans fouiller les sacs à dos et même les sacs à main.

Vers 18 heures, il restait encore une centaine de personnes bloquées par des CRS sur la place. Parmi eux figuraient Christine Poupin et Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, ainsi que des membres d'Alternative libertaire, d'Ensemble ou même des syndicalistes de Sud. Joint par Mediapart vers 10 heures, Olivier Besancenot a expliqué que lui et les manifestants du NPA, d'Alternative libertaire et d'Ensemble s'étaient retrouvés coincés avec environ 300 personnes, des « manifestants pourtant bien identifiés ». « On a demandé à la préfecture de pouvoir quitter la place de la République mais ils ont refusé », nous précise-t-il, avant d'ajouter : « Ils m'ont gardé trois heures avant de me relâcher. » Les CRS se livraient par ailleurs à des courses-poursuites dans le quartier, à la recherche de militants. Environ 200 personnes ont été interpellées et plus de 170 ont été placées en garde à vue. 

Intervenant en fin de journée, le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, le premier ministre Manuel Valls puis le président François Hollande ont tour à tour condamné ces violences. Bernard Cazeneuve a notamment déclaré au cours d'une conférence de presse qu'une « minorité violente a cherché à organiser un cortège interdit. Plusieurs dizaines d'individus cagoulés ou masqués ont pris à partie les forces de l'ordre ». Il a promis dans les semaines qui viennent, compte tenu du contexte sécuritaire, d'être « d'une extrême fermeté ». « La fermeté sera totale », a-t-il ajouté.

Manuel Valls a quant à lui écrit le tweet suivant : « Les violences contre les forces de l'ordre place de la République sont indignes. Respecter ce lieu, c'est respecter la mémoire des victimes. » Tandis que François Hollande dénonçait l'action « scandaleuse d'éléments perturbateurs ». L'article intégral (accès réservé aux abonnés)



 29 novembre
 
 COP21, le côté obscur de la force capitaliste...
« Si une seule fois tu t'engages sur le chemin du côté obscur, à jamais il dominera ton destin. »






COLLECTIF LES « JEDI » POUR LE CLIMAT
« Toutes et tous à Montpellier le 29 novembre »
de 13h à 15h place de la Comédie

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Marche mondiale pour le climat du 29 novembre 2015 à Montpellier : Malgré l'interdiction, la société civile reste mobilisée en se donnant la main. 

Relevé de décision de la réunion du 27 novembre 2015 en présence de 52 personnes. 

Bonjour à toutes et tous,

La Marche Mondiale pour le Climat, prévue le dimanche 29 novembre, a été interdite par le préfet de l'Hérault mercredi soir. Cette décision concerne à priori l'ensemble du territoire.

Même si nous comprenons la nécessité de veiller à la sécurité des personnes, nous notons qu en parallèle, les grandes démonstrations commerciales et sportives restent autorisées alors qu elles posent des problèmes de sécurité autrement plus préoccupantes qu'une marche citoyenne pacifique et non violente un dimanche sur la voie publique.

Face à cette annonce, à Montpellier comme partout en France, des collectifs appellent au maintien de la mobilisation citoyenne et à la défense de la liberté d'expression.

A la veille de l'ouverture de la COP21, plus que jamais, la société civile doit faire entendre sa voix.

Nous voulons montrer, par une présence citoyenne visible dans l'espace public, que les questions climatiques nous concernent et que nous souhaitons que des décisions concrètes soient prises par les gouvernements afin de limiter la hausse du réchauffement climatique.

Nous nous trouvons à l'heure actuelle dans un état d'urgence climatique que nous ne pouvons plus nier.

C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyen-ne-s à rester uni-e-s, solidaire-s et mobilisé-e-s pour un monde que nous souhaitons plus juste.

Sans braver l'interdiction, nous vous invitons à venir dimanche 29 novembre former une chaîne humaine pour la paix et la justice climatique.

Nous vous donnons rendez-vous de 13h à 15h place de la Comédie à Montpellier, non pas pour marcher, mais pour venir y déposer vos messages de paix et de justice climatique.

Venez nombreux dimanche à Montpellier.
Apportez vos messages, vos pancartes, vos pique-niques (sans couvert, ni alcool), vos instruments de musique, vos slogans...
Prenons-nous en main pour un Climat de paix !
On lâche rien !

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Farhad Khosrokhava, sociologue, directeur d’études à l’EHESS, directeur du centre d’analyse et d’intervention sociologique (Cadis) – et coauteur du Djihadisme, le comprendre pour mieux le combattre (Plon, 2015) – a répondu aux questions posées lors d’un chat dirigé par Enora Olivier et Manon Rescan sur le thème: «Comprendre les racines de la radicalisation en France». Cliquer ici
  À l’heure où le régime hollando-vallsiste veut nous faire le coup de l’union nationale pour essayer de masquer sa politique antisociale, il n’est peut-être pas inutile d’en revenir à l’usage des symboles en matière de communication politique. Le drapeau tricolore, que l’on veut nous vendre comme l’étendard de la Révolution et de la Liberté est depuis très longtemps le signe de ralliement du nationalisme le plus rance et de l’extrême droite. Toutes les fois où la gauche de gouvernement, socialiste ou communiste, a prétendu se réconcilier avec le drapeau français, cela a débouché sur une répression du mouvement social et une politique de droite dure justifiées en bleublancrouge  par l'(état d’) urgence du moment. Bleu-Blanc-Rouge, personne ne bouge !  Cliquer ici




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