Hollande-Valls, "un pouvoir zombie enfermé dans sa bulle et en pleine déchéance politique" (Mediapart)


 "L’état d’urgence mis en place aujourd’hui, et les mesures sécuritaires qui l’ont précédé depuis deux ans et l’accompagnent, sont inspirées de doctrines coloniales" (Survie. Voir ci-dessous Les dangereuses impostures de la « guerre contre le terrorisme »)


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 Parmi les mesures les plus scandaleuses qu'envisage ce gouvernement de la "gauche de droite toujours plus extrémisée", la "déchéance de nationalité", désormais applicable à tous/toutes, nationaux (bonjour les apatrides !) et binationaux, occupe une place à part puisqu'elle touche à la question si sensible du droit du sol et de sa sordide négation, le droit du sang. Elle doit être combattue sans détour.
     Mais il est nécessaire de bien mesurer ce à quoi cette nécessaire opposition de notre part nous expose, si nous n'y prenons pas garde, du côté de l'égalité des droits entre Français et Immigrés-Migrants.
 

Nous nous reporterons, à ce propos, à ce que notre camarade François Brun écrit fort opportunément dans un article récent mis en ligne sur notre site national .Après avoir posé que, " si l’on se demande de quoi la déchéance de nationalité est le nom, on notera d’abord la fonction de leurre destinée à détourner l’attention de la panoplie de mesures liberticides déployée simultanément et allant jusqu’à l’irresponsable octroi aux policiers d’un véritable permis de tuer !", il poursuit "Pour le reste, à travers la discrimination des binationaux [comme dit plus haut, désormais le projet du gouvernement ne fait plus référence aux binationaux], il ne s’agit que d’un ajustement dans l’équilibre régulièrement remis en cause entre « droit du sol » et « droit du sang ». Car si, comme on le croit trop souvent, le « droit du sol » était le seul en vigueur en France, toute personne née sur notre territoire serait automatiquement française, sans restriction et sans délai...
 
     En réalité, le droit de la nationalité, avec toutes ses subtilités, n’est pas ce qui nous importe le plus. Car cela ne devrait pas être la nationalité, mais le fait, à lui seul, de résider durablement sur notre territoire qui devrait conférer l’ensemble des droits politiques et sociaux : en fait une « citoyenneté de résidence », entendue au sens le plus large, c’est-à-dire bien au-delà de l’élémentaire droit de vote pour tous les étrangers.
     Et il est également clair que, pour nous, l’égalité des droits entre Français et étrangers résidents passe par la reconnaissance de cette qualité de résident : en clair, la fin du petit jeu consistant à renouveler indéfiniment des titres de séjour précaires, sans droits afférents.

     Et encore en amont, pour les étrangerEs qui le demandent, nous défendons la possibilité de pénétrer et de s’installer sur le territoire de leur choix : c’est-à-dire, en trois mots comme en cent, l’ouverture des frontières.


     Pour le coup, nous voilà loin de la nation(alité) !"



Non à la déchéance de nationalité, oui à "la citoyenneté de résidence" pleine et entière !


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Quelques liens extraits de la Lettre d'Information (LI) du NPA 34 de cette semaine


Calais : « La mobilisation ne se limite pas à une manifestation, elle se construit dans le temps »

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