Montpellier/Madrid/Barcelone/Séville... Mercredi c'est paella politique pour l'alternative à l'austérité !


Se motiver au-delà des Pyrénées pour sortir du marasme politique en-deçà !

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Nous l'avons écrit ailleurs, Carole Delga, la nouvelle présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées vient de voter, en tant que députée, les mesures liberticides du gouvernement sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. Ses alliés locaux d'EELV, du PG et d'Ensemble !, qui nous assuraient, lors de la campagne électorale, que cette alliance reposait sur un "fort engagement à gauche", comme la langue de bois électoraliste sait dire, restent muets et, à l'évidence, continuent de cogérer l'ordinaire de la Région comme si de rien n'était... En gros, mais sur le registre du non-dit, c'est "Carole, tu fais à Paris ce que, droitièrement/extrême-droitièrement tu veux, nous on fait, avec toi, gauchement local"... Et tant pis si l'idée, également agitée à cette élection, que la Région est un niveau particulièrement pertinent de lutte contre la poussée du FN en prend un méchant coup de canif ... porté depuis le national par la Janus socialiste à deux têtes.

Nous avons là, certes caricaturalement (mais la caricature traque la vérité des choses), l'image même de cette duplicité qui discrédite, non pas seulement "la" politique, mais surtout ce qu'une certaine gauche dite radicale, revendique être sa politique : pour le peuple, et même contre la politique de Hollande et Valls, etc. Non contente de s'ancrer sur le socle social-libéral, pour tout dire capitaliste comme les capitalistes n'osaient en rêver, d'un gouvernement dont sa régionale partenaire socialiste a été, jusqu'à la veille du scrutin, secrétaire d'Etat, cette gauche des Gérard Onesta, Muriel Ressiguier ou encore Myriam Martin, entérine, qui plus est de la pire des façons politiciennes, par omission, que tendanciellement ce socle se lepénise ...

Devant ce champ de ruines de la gauche autoproclamée d'alternative, il nous reste à prendre acte que les choses se clarifiant politiquement, il nous revient de clarifier l'alternative aux faux alternatifs. Pour cela, il vaut la peine de se ressourcer, en empathie et sans jouer à la copier mécaniquement, à l'expérience de la gauche espagnole qui a percé aux dernières élections législatives ! Pour ne prendre que cet exemple, on peut souligner que nos camarades de Podemos et des listes d'Unité Populaire ont posé, dans la fidélité aux acquis du mouvement des Indigné-es, que la crédibilité politique nécessaire à la mobilisation populaire passe incontournablement par le temps de la rupture sans bavure avec la gauche de droite (PSOE = socialistes), avec la gauche qui agit en consensus avec la droite et avec la composante d'extrême droite que celle-ci intègre.

Même si cette situation initiale se brouille actuellement, il est irréfutable que rien de ce qui, à ce jour, a fait retrouver l'espoir du changement dans le peuple espagnol, catalan, andalou, galicien, etc. n'aurait été possible si la Teresa Rodríguez de Podemos Andalousie avait pactisé avec une Carole Delga régionale ou, n'est-ce pas Clémentine Autain, avec un Claude Bartolone espagnol. Et ne parlons pas de se désister pour un Bertrand ou un Estrosi ibérique !

C'est dans un esprit d'exploration des voies de reconstruction d'une gauche de lutte ici en France, que le NPA 34 vous propose de faire un détour par ce laboratoire des mobilisations qu'est devenu l'Etat espagnol : au menu, analyse de la situation chez nos voisins, débat sur ce qui, dans cette situation, malgré les différences, peut nous aider à avancer... et paella et convivialité ! 


Quelques liens extraits de la Lettre d'Information (LI) du NPA 34 de ces dernières semaines 
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