lundi 14 mars 2016

Mobilisation ! 9 mars-12 mars, on continue...


 Loi Travail/Etat d'urgence, deux faces d'une même politique contre le peuple et par la force !


Manif contre l'état d'urgence à Montpellier : environ 150 personnes ont défilé jusqu'au rassemblement "Unis pour la défense de nos libertés". Des prises de parole unitaires ont eu lieu donnant rendez-vous à la prochaine grande journée de mobilisation contre la Loi Travail : jeudi 17 mars ! Reportage photo par NPA 34.




 





Prise de parole AG contre l'état d'urgence à cette manifestation

L'AG de Montpellier contre l'état d'urgence pense que nous devons réoccuper la rue face à l'état d'urgence et c'est pourquoi elle appelait ce samedi à manifestation.

L'état d'urgence est une forme d'état d'exception où le pouvoir se retrouve dans les mains de l'exécutif, du ministère de l'intérieur, de la police et de l'administration remettant en cause les principes même de la démocratie où
 la justice et le droit doivent primer sur la police et la force


Après 3 mois le gouvernement vient de renouveler l'état d'urgence. Jusqu'au 26 mai.

L
'état d'urgence n'est pas seulement liberticide, il vise aussi à détourner l'attention des urgences sociales. Ce qui permet à ce gouvernement PS­-Medef de continuer l'offensive contre le monde du travail. L'exemple qui nous en est donné avec la loi El Khomri est flagrant. Il s'agit d'une réforme patronale qui vise à augmenter le temps de travail et casser les droits des travailleurs et travailleuses acquis de haute lutte. L'arbitraire de la police promu par l'état d'urgence se conjuguera à l'arbitraire du patronat.

 C'est un formidable outil de répression des mouvements sociaux , nous l'avons vu avec les arrestations lors des manifs en marge de la cop 21, les alourdissements des peines contre les syndicalistes 9 mois de prison pourles Goodyear. N'en doutons pas, demain l'état d'urgence et la loi de réforme pénales qui va renforcer les pouvoirs de la police seront utilisés pour réprimer la contestation sociale.

L'état d'urgence c'est aussi la stigmatisation et le harcèlement des habitants des quartiers populaires et des musulmans ou supposés musulmans, ce qui participe à entretenir le racisme et le repli identitaire.

L
'état d'urgence a pour but final d'habituer la population à la restriction de ses libertés, d'instaurer un climat de crainte, de peur qui favorise la délation et légitime l'omniprésence de la police. C'est pourquoi aujourd'hui encore, nous exigeons le rétablissement du droit de manifester – arrêt des perquisitions et des assignations à résidence arbitraires. ­ Nous exigeons l'abandon du projet de réforme pénale – et de plus aujourd'hui le retrait de la loi travail – et bien sûr la levée immédiate de l'état d'urgence.

................................

 L'AG du 9 mars qui a suivi la grande manifestation de Montpellier contre la loi El Khomri a pris, entre autres décisions, celle d'appuyer l'appel de l'AG de Montpellier contre l'état d'urgence à manifester ce samedi. L'intersyndicale fait de même. Ce 12 mars devient donc une étape importante dans la construction d'un mouvement d'ensemble visant à faire reculer le gouvernement sur sa politique antisociale et liberticide. 
Celui-ci nous a donné sa feuille de route : il maintient son projet de casse du Code du Travail en agissant, comme il est de coutume quand les choses se compliquent pour lui, à savoir en procédant, avec la complicité de ses syndicats, à des amendements, certes touchant à des sujets importants (le temps de travail des apprentis et les CDD courts) mais qui laissent intact le coeur de l'attaque, l'inversion de la hiérarchie des normes par laquelle le patronat obtient l'arme de destruction massive des résistances, l'intronisation de l'entreprise, là où le rapport de force lui est le plus favorable, comme le lieu de référence essentiel de la contractualisation du travail, aux dépens des protections établies jusqu'ici au niveau des branches ou de la loi ! 

Le tout en permettant de court-circuiter la représentativité syndicale. En résumé : dans l'entreprise, toute-puissance au patronat, dans la rue (parfois dans nos logements !) toute-puissance à la police et plus généralement à l'Etat. PS-Medef, même combat ! Loi du travail, état d'urgence à la poubelle ! Tous au Plan Cabanes ce samedi !



 Le NPA 34 soutient ces appels à manifester et à renforcer ainsi la mobilisation engagée le 9 mars. Il y avait longtemps que le gouvernement, hier de droite, aujourd'hui "de gauche", n'avait pas déclenché une telle levée de bouclier contre sa politique d'agression de la population. Ne laissons pas échapper l'occasion de transformer le coup d'essai réussi du 9 mars en mobilisation continue et à dynamique toujours plus forte sans rien céder sur l'essentiel : le retrait sans condition de la Loi Travail et l'abrogation de l'état d'urgence ! 

Un site à suivre...

Cliquer ici

A lire aussi


Et aussi



 
NPA 34, NPA