Montpellier. 5000 pour le retrait de la Loi Travail !


Gaffe ! Ce n'est qu'un début !

Journée marathon pour lancer la mobilisation : à 11 h première bonne surprise, le nombre des manifestants rassemblés devant la gare pour répondre à l'appel à faire masse autour des cheminot-es en grève pour leurs revendications, contre "le décret-socle" (lire ici), dont la logique est la même que celle de la Loi Travail. 

La dynamique est là, très vite on aperçoit, outre une forte présence de salarié-es du rail, les blouses blanches et les banderoles des AntiSanofric, les postiers dont certains sont en grève reconductible (Rondelet), les Schneider, les agents du CHU de Montpellier, des banderoles du lunellois... Les UD et UL CGT sont à pied d'oeuvre autour de leur camion sono, Solidaires aussi mais peu de FO à cette heure-là. La présence étudiante s'étoffe progressivement avec force badges de l'Unef et de Solidaires Etudiants. Des militant-es des CGA, de LO, du PG, d'Ensemble, du PCF ou du NPA, qui diffuse largement son tract, sont également présents. La manif s'ébranle et grossit rapidement... Il y avait longtemps que les rues de Montpellier n'avaient pas vu un tel défilé compact et déterminé même si les slogans peinaient à prendre dans le corps du cortège. Une fois atteinte la Préfecture, les discours syndicaux se sont montrés particulièrement combatifs et unanimes à poser que le retrait de la réforme était la seule revendication à avancer. Le ton contre le gouvernement fut particulièrement dur et la perspective claire : on continue jusqu'à satisfaction !


Au nom de l'AG de lutte pour le retrait immédiat de la réforme, Florent a alors appelé à se regrouper derrière notre banderole et à entamer, avec l'appui de la CGT, Solidaires, FO et la FSU, le second grand temps de manifestation : rue Foch, Peyrou, Boulevard Jeu de Paume, rue du Courreau, Plan Cabanes, Boulevard Gambetta, Place Saint-Denis, Grand-Rue Jean Moulin et enfin Esplanade. Malgré la pluie, au moins 5000 personnes ont défilé et signifié que le gouvernement avait du souci à se faire car, comme l'a acté une AG fournie qui s'est tenue, en fin de manif, à la Maison des Syndicats, c'est un véritable plan pour durer et monter en pression qui est désormais en place : premier rendez-vous  ce samedi 12 mars à 14 h au Plan Cabanes pour une manifestation contre l'état d'urgence à l'appel du Collectif ad hoc car ledit état d'urgence et la Loi Travail sont les deux faces d'une même politique d'atteinte aux droits élémentaires : démocratiques et sociaux ! Prochaine journée d'action contre la Loi Travail le 17 mars en convergence avec l'intersyndicale. Plus de précisions à venir. 

C'est clair, tout ceci n'est qu'un début... 

A noter : une de nos camarades manifestantes a été arrêtée par des policiers qui l'ont extraite de la manif, au niveau de la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) pour, disent-ils, jet de projectile les visant. Malgré les tentatives d'obtenir qu'elle soit relâchée, elle a été maintenue en garde à vue et, selon les premières informations, devra comparaître devant un juge. L'AG réunie après la manifestation a décidé d'organiser, après ses délibérations, un regroupement devant le commissariat pour l'assurer de notre solidarité et pour demander qu'elle soit libérée. Ici aussi plus d'infos à venir.

Antoine, pour le NPA 34
 
La manif vue par L'Hérault du jour qui, parmi les partis politiques présents, "a oublié le NPA" dont le tract a pourtant été l'un des plus diffusés à cette occasion : « On refuse la précarité à vie que nous impose cette loi »

 Reportage photo NPA 34

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La manif du matin Gare-Préfecture ...


 












 

 





La manif de l'AG contre la Loi Travail



La mobilisation ailleurs...




  



Portraits de manifestants Portfolio



  




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