N'oublions pas ! L'état d'urgence....


Communiqué de L'Assemblée Générale de Montpellier
contre l'état d'urgence

ÉTAT d' URGENCE – ÉTAT POLICIER

L'Assemblée Générale de Montpellier contre l'état d'urgence condamne les attentats de Bruxelles, comme elle condamne les attentats d'Ankara, de Grand-Bassam, de Ouagadougou ou de Bamako et exprime sa solidarité avec les victimes et leurs proches. Des victimes d'attentats perpétrés au nom d'une idéologie totalitaire et profondément réactionnaire.

Mais nous restons persuadé-e-s que l'état d'urgence n'est pas une solution, de même que, il faut le rappeler, ni l'empilement des lois sécuritaires depuis 20 ans, ni Vigipirate déployé depuis 1995, qui a habitué la population à la présence de l'armée dans la rue, n'ont empêché les attentats de Paris de Janvier et Novembre 2015. A chaque événement dramatique, on assiste à un tour de vis sécuritaire qui nous conduit inexorablement vers un État policier. Un état qui surveille, écoute, perquisitionne, assigne à résidence, étouffe les quartiers populaire et le mouvement social dans un climat de peur, un État qui fabrique un ennemi intérieur est un État policier.

L'escalade sécuritaire, la fermeture des frontières aux migrant-e-s, l'unité nationale et le repli nationaliste et identitaire ne résolvent  rien, au contraire, et nous empêchent de poser les vraies questions, de voir les causes et d'établir les responsabilités qui sont davantage à rechercher dans la barbarie des guerres d'Afghanistan, d'Irak, de Syrie ou d'Afrique, des guerres pour le contrôle et l'exploitation de richesses minières ou pétrolières, mais aussi des guerres qui font fonctionner l'industrie de l'armement. Des guerres menées par les puissances capitalistes et impérialistes occidentales, mais aussi soutenues ou entretenues dans ces régions par les politiques d'États  totalitaires. Ce sont ces guerres qui génèrent le chaos politique et social, qui créent la misère et les conditions de développement de groupe comme Daesh. Y mettre fin, stopper l'interventionnisme militaire des grandes puissances à commencer ici par celui de la France, accueillir les migrant-e-s et répondre à l'urgence de la catastrophe humanitaire du Moyen-Orient nous semblent être les réponses qu'il convient d'adopter.

Nous refusons l'état d'urgence, l’État policier et nous refusons les guerres auxquelles nous opposons les droits des peuples et la solidarité internationale.

ETAT d' URGENCE pour cacher des TAS d'URGENCES
Assemblée Générale contre l'état d'urgence de Montpellier
npa 34