9 avril : à nouveau dans la rue et dans la place (Comédie à Montpellier) !


Faire des manifs, des AG, des Nuits Debout... un cocktail explosif ! Et si on allumait la mèche des grèves ? 

 

A l’occasion de la journée de mobilisation du 31 Mars, près d’un million de personnes sont descendues dans la rue, à Paris et dans 260 villes du pays, pour manifester leur rejet de la loi travail. La mobilisation grossit depuis le 9 mars, malgré la désinformation orchestrée par les télés et les radios. 
 
En effet, il y est surtout question d’ « incidents avec des casseurs» et non des violences policières inacceptables qui, en plusieurs endroits, ont tenté d’intimider les manifestants, en particulier les jeunes. Comme ce lycéen parisien cogné par un flic , alors qu’il était maintenu par d’autres policiers. Mais rien de cela n’a découragé toutes celles et tous ceux qui voulaient crier haut et fort qu’elles et ils resteraient mobilisé-e-s, jusqu’au retrait de cette loi. Et notamment les jeunes qui sont encore redescendus nombreux dans la rue ce mardi et ont dû faire face à une répression policière débridée.



 


  

 Montpellier : militants socialistes, ils exigent eux aussi le retrait de la loi Travail


 Assemblée générale interprofessionelle contre la loi travail à la fac Paul Valéry


L’Assemblée Générale de l’université Paul-Valéry, répondant à cet appel, avait donné rendez-vous pour un départ en manifestation au départ du site à 10h30. Un petit groupe ne craignant pas les gouttes se forme devant le portail de Paul-Valéry, et décide, compte tenu des effectifs, de relancer la logique du défilé précédent : débrayer les établissements d’enseignement au cours de notre passage, afin de grossir les rangs. C’est l’occasion de mettre au clair quelques points avec les médias nationaux : en interrogeant la pertinence des images qu’ils pourraient produire aujourd’hui, nous rappelons qu’ils ne peuvent pas diffuser clairement le visage d’une personne si elle s’y oppose. Ils s’intéressent visiblement davantage à une équipe de clowns-patrons qui vient participer à la « fête du travail ».
La manifestation sauvage s’élance tranquillement en apprenant qu’un blocus est en cours au lycée Jules Guesde, depuis tôt le matin, et que la BAC est intervenue pour un contrôle d’identité. Cliquer ici


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A aborder en AG à 19 h ? 

"Cette alchimie de la mobilisation ne pourra durer et se développer sans que s’articulent ce mouvement des places et l’implantation de la lutte dans chaque lieu de travail, dans chaque fac et lycée, dans chaque quartier"

 


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Il n’y a pas eu de 1er avril mais un 32 mars, puis un 33, un 34... Debout, tout devient possible ! Et d’abord étirer le temps, prolonger mars. Pas pour abolir avril mais le repousser pour se donner le temps de faire germer les promesses. Pour mieux accueillir le printemps. Ce Mai qui vient.
Ce qui germe à République est en effet une promesse. Une promesse que le vieux monde pourrait s’écrouler et le nouveau apparaître.

Du vieux au neuf

Le vieux ? C’est la logique du Capital, celle de l’état d’urgence, qui vise à interdire l’espace public, le surveiller, le contrôler. Le fermer, physiquement et idéologiquement, comme les frontières autour de la forteresse Europe, autour de l’idée nationale. Comme les lieux de travail le seront un peu plus avec la loi El Khomri. Comme les universités fermées pendant le mouvement. Comme les lycées contrôlés par les flics. Soumettre l’espace public à la domination de l’État, des patrons, nous précariser, nous atomiser, nous empêcher d’être ensemble, de confronter nos expériences et nos idées. Nous laisser isolés dans l’espace privé, devant la télé et le flux ininterrompu des idées dominantes. Cliquer ici
  

L’intersyndicale nationale a fixé une prochaine date de grève et de manifestations le jeudi 28 avril prochain. Cette date de grève, nous allons tout faire pour qu’elle soit la plus forte possible, la plus étendue, la plus ancrée dans les entreprises et les services. Mais, isolée, elle paraît bien lointaine.
Pour cela, nous pensons que les journées d’actions appelées par la Coordination nationale étudiante auraient dû faire partie du calendrier de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle.
Le samedi 9 avril, les mardi 12, jeudi 14 et mercredi 20 avril – comme cela a été le cas les 17 et 24 mars et le 5 avril – des appels à la grève, des débrayages, une présence des salarié.e.s aux côtés de la jeunesse mobilisée… c’est nécessaire et ça aidera à construire la grève du 28 avril ! Cliquer ici

La "Loi Travail" revient sur des conquêtes acquises par les chômeur.se.s face aux politiques vexatoires de Pôle Emploi et provoquera une aggravation des conditions de travail comme pour les autres travailleur.se.s.

Face à ces multiples attaques, les intermittent.e.s commencent à se mobiliser


En effet, depuis le lundi 4 avril, en parallèle de la lutte contre la "Loi Travail", les Coordinations d'Intermittent.e.s et de Précaires ont tenu une quarantaine d'assemblée générales, pour informer de la teneur des attaques et débuter une mobilisation.
Dans un nombre conséquent de villes, les AG ont été massives, des actions coups de poings ont déjà eut lieu ciblant des lieux symboliques du pouvoir culturel, du patronat de son allié le PS, d'autres sont en préparation. À Paris, une AG de 1000 personnes ainsi qu'une de 250 se sont tenue simultanément au Théâtre de la Colline, elles ont en suite rejoint la place de la République et sa Nuit Debout. Cliquer ici

 
A écouter : Nuit Debout, l'occupation de la place de la République (Paris)... 


Charline Vanhoenacker et Guillaume Meurice se paient les grands patrons face à Pierre Gattaz (France Inter)
 

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NPA 34, NPA