Montpellier. Du péage à la banque, il n'y a qu'un pas pour l'AG Populaire Nuit Debout


 Intolérable. Les actions Nuit Debout empêchent les flics de faire leur sieste...


 A propos de l'action "péage gratuit" menée par l'Assemblée Générale Populaire Nuit Debout

Petit rectificatif à propos de l'"article" de Midi Libre, puisqu'on était en première ligne, on peut témoigner (le journaliste de ML était là aussi, mais coté police... On ne discutera pas ici de son impartialité toute relative). 

Non, les manifestants n'avaient pas pour projet de bloquer le péage. Il s'agissait plutôt d'ouvrir les barrières et de laisser les automobilistes passer gratuitement, en proposant une quête pour soutenir le mouvement au passage. Mais la police et les RG en ont décidé autrement, puisque ce sont eux qui ont bloqué le péage avant même qu'on arrive sur place, obligeant les usagers à faire demi-tour APRES le péage (on voulait toucher Vinci au porte monnaie, finalement grâce a la police, les gens auront payé 2 fois leur trajet). Je confirme le déploiement gargantuesque de forces de l'ordre avec flash balls et tout le tintoin. Il y avait bien une dizaine de flics pour chaque manifestant, c'est disproportionné, coûteux, inutile, provoquant... BREF.

Pour la petite histoire, lorsque les Sanofi étaient au cœur de leur lutte, ce sont les RG eux-mêmes qui nous proposaient directement d'aller bloquer l'autoroute : "Au moins ça met pas le bordel en ville, c'est cadré et habituel, ça ne pose aucun problème, Vinci est habitué...etc." . Bon visiblement, quand on est en dehors du cadre propret et ... cadré des syndicats, les consignes ne sont plus les mêmes... Rappelons que Dupont-Aignan était tout fier il y a peu de bloquer lui-même l'autoroute avec son micro-parti réactionnaire, mais c'était pour une cause beaucoup plus importante, la défense des automobilistes, lol)


Enfin, dommage que ML ne nous ait pas accompagnés dans la suite de notre parcours, puisque, de retour à la Comédie, nous avons fait une petite action surprise et ô combien attendue : l'occupation joyeuse mais envahissante de la Société Générale (en face de l'Esplanade). Aux cris de "On veut ouvrir un compte au Panama" ou "Rendez-nous nos impôts", l'agence tristounette a été redécorée de façon plus... citoyenne. Nous sommes entrés et sortis sans problèmes et sans incidents. J'espère que ce type d'action se renouvellera souvent et partout en France, dans toutes les banques. 

En attendant, RDV dans les prochaines actions et manifs contre la loi travail (et NE LISEZ PLUS MIDI-LIBRE).
Un membre du Collectif AntiSanofric

Précisions d'un autre membre de ce collectif :

En voyant les journalistes rester du côté des soi-disant représentants de l'ordre, les manifestants leur ont demandé de venir de leur côté, ce qui a provoqué chez le journaliste de Midi libre, vexé, une espèce de colère...

- sur le retour vers la place de la Comédie, alors même que nous étions dans le tram, nous étions suivis, pourchassés par les CRS en camion, enfin 5 camionnettes, il y en avait même devant le tram... Franchement, c'était à mourir de rire... Et je vous raconte même pas le moment où un CRS a décidé de descendre du camion pour aller en avant du tram, en courant mais pas assez rapidement... Et la, et bien, c'est devenu très ridicule de leur part...

Photos tirées de la page FB AG Populaire Montpellier 

La mobilisation c'est ça aussi 

Hier mercredi en fin d'après midi au kiosque Bosc (Esplanade de Montpellier) gros travail des commissions et de l'intercommissions sur l'action, son élargissement, la diffusion de l'info, la préparation de la prochaine AG/Nuit Debout sur la Comédie... (photos NPA 34)

 








 
N'oubliez pas, ouvert à tous/toutes : tous les mercredis à 19 h sur le kiosque Bosc travail en commissions

Nuit Debout sur la Comédie dès 16h samedi prochain

Egalement sur l'agenda

VENDREDI 22 AVRIL

Rassemblement solidaire avec les Renault de Montpellier (à Tournezy) en lutte depuis 2 mois. Venez les soutenir à 12 heures autour d'un barbecue (Renault Tournezy, 700 rue de l'industrie).
 
Parmi les sujets discutés en commissions...

Collectif de Défense de la Colline Las Rebes – Quartier Cévennes
Hérissons-nous contre le béton


Sur la colline Las Rebes, voilà plus d’un an que les riverain.e.s se battent pour empêcher la destruction du dernier poumon vert du quartier, le square Las Rebes. Ce parc d’un hectare doit en effet être détruit pour faire place à des logements sociaux. Ce projet a été construit en opposition avec les habitant.e.s du quartier, sans concertation. Les associations de défense du square, ainsi que certain.e.s de leurs membres ont même été assigné.e.s en justice et condamné.e.s à des amendes pour entrave au chantier. Récemment, le terrain a été clôturé de barrières et des vigiles ont été postés à l’entrée. Les riverain.e.s avaient baissé les bras…

Mais dimanche 17 avril, tout a basculé. Après un pique-nique sur les lieux, l’occupation a été décidée, et un collectif s’est formé pour soutenir les riverain.e.s de la colline, et plus généralement tou.te.s les habitant.e.s du quartier des Cévennes dans cette lutte. Depuis lundi, le chantier est donc complètement bloqué grâce à la construction spontanée d’un camp d’occupation : la ZAD Las Rebes est officiellement ouverte !


La ZAD Las Rebes, c’est avant tout : un lieu de rencontre et d’échange avec les habitant.e.s, un lieu de sensibilisation au respect de l’environnement, un lieu de fonctionnement démocratique horizontal. Notre collectif de défense est solidement ancré politiquement, au carrefour de l’écologie, de la mixité sociale et de l’autonomie : 


• nous dénonçons la ghettoïsation résultant des projets visant à rajouter des logements sociaux dans une zone avec déjà 68% de logements sociaux ;
• nous nous opposons à l’aberration écologique et sociale consistant à détruire le dernier poumon vert de la colline ;
• nous alarmons sur les dangers de ce projet : plusieurs immeubles alentours sont déjà partiellement insalubres du fait des infiltrations d’eau. La colline est une zone de fort ruissellement que la coupe des arbres va encore favoriser, faudra-t-il un drame pour arrêter la bétonisation sans souci de gestion de l’eau ?
• nous libérons temporairement un espace où l’auto-gestion s’applique concrètement, où nous ne nous laissons pas faire par la représentation politique et économique, où nous redonnons aux personnes l’envie et la méthode pour reprendre le contrôle de leurs vies. 


Toutefois, le collectif tient à demeurer apartidaire : nous ne nous laisserons récupérer par aucun parti politique. Les soutiens concrets sont tous les bienvenus, mais à condition que les organes des partis restent en dehors de la ZAD, ou que la participation officielle du parti à la défense de la colline soit préalablement discutée avec les riverain.e.s et avec les membres du collectif de défense.


Bien que l’objectif soit de devenir au maximum autonome, la ZAD de Las Rebes a toujours besoin de soutien pour pouvoir fonctionner : bâches, bidons d’eau, matériaux de construction divers, nourriture, argent, etc... Toute aide est donc la bienvenue, et nous vous invitons à venir sur la ZAD pour discuter avec les personnes présentes et mieux vous rendre compte de nos besoins. Il est également important qu’il y ait en permanence des campeurs qui dorment sur place, en cas de tentative de délogement par la police. Nous vous invitons donc à venir à la ZAD camper de temps en temps, un tableau des roulements des campeurs étant disponibles sur place. Tiré de la page FB AG Populaire Montpellier



A lire aussi 


Et aussi

 
Et encore


Texte extrait de Samedi soir 500 à Montpellier. Convergence des luttes, convergence des AG des Nuits Debout ?

 Nuit debout a d’ores et déjà atteint trois objectifs...
«Leur faire peur ». à voir qui attaque désormais Nuit debout ça commence à marcher. Il y a là tous les partis dominants, du FN au PS, la « fachosphère », les « intellectuels » réacs et médiatiques, de Finkielkraut à Fourest en passant par Joffrin, Élisabeth Lévy et Askolovitch et, bien sûr, les flics, syndicats policiers et Cazeneuve en tête...
Casser l’état d’urgence. En occupant des places dans tout le pays, en lançant des actions et des manifestations sauvages, Nuit debout a démontré que nous pouvions reprendre l’espace public.
Redonner espoir. Après des années à subir la progression des idées et des politiques réacs, Nuit debout n’a pas fait que libérer la parole, le mouvement montre l’attente et l’audience qui existent pour une critique radicale de ces politiques.
Mais ces avancées et la contre-offensive qu’elles provoquent confrontent Nuit debout à de nouveaux enjeux. Car dans la réalité, rien n’a encore changé. Cliquer ici


C'était samedi dernier à Montpellier...

NPA 34, NPA