Montpellier, ta jeunesse est dans la rue.


Grosse mobilisation ce jeudi 14 avril...
les CRS, eux, ne chôment pas !

Jeudi 14 : 3000 dans les rues de Montpellier (1500 selon la police !). Très forte implication des lycéens, émaillée d'affrontements avec les flics très fortement mobilisés eux aussi. Jonction avec les étudiants partis de l'Université Paul Valéry et accompagnés de salariés sur l'Esplanade, sous un nuage de lacrymogène.
Répression violenteune trentaine de personnes ont étés interpellées ce jeudi, la plupart par les policiers de la B.A.C. casqués qui ont pénétré le cortège.
La mobilisation s'est poursuivie vendredi 15, avec blocage des lycées (Clémenceau, Mermoz, Jules Guesdes). Et la répression n'a pas fait relâche non plus. À peine 600 lycéens s'étaient-ils regroupés devant Mermoz, que des centaines de CRS ont immédiatement chargé la foule, sans sommation, avec des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes. Les agents de la Brigade Anti-Criminalité ont suivi, armés de matraques et de flashballs, frappant au sol les retardataires. 
Interpellations, gardes à vue et jugements en comparution immédiate, tout l'arsenal a été déployé.
La jeunesse, ça fait peur !  Pendant que l'état met ses forces de polices sur le pied de guerre, Midi Libre titre sur les casseurs et France Bleu met l'accent sur les dégâts pour les commerçants. Tous, ils espèrent bien que les vacances vont briser cet élan de la jeunesse exprimant son refus de l'avenir pourri que lui offre cette société.
Et pendant ce temps, le gouvernement essaie de diviser le mouvement en concédant quelques miettes pour préparer un éventuel lâchage de l'UNEF.

Ce qui leur fait peur, surtout, c'est que des liens plus forts se créent entre la révolte de la jeunesse et un mouvement social qui commence à émerger, comme en témoignent à Montpellier à la fois les Nuits Debout, la lutte contre la privatisation des crèchescelle des habitant-es de Las Rebes (contre la bétonnisation de leur quartier), la lutte des intermittent-es et précaires, la grève dans les cantines scolaires...
Une telle jonction permettrait d'ailleurs de favoriser la sécurité dans les cortèges (en particulier ceux de la jeunesse), en limitant la possibilité pour les flics de pénétrer dans les manifs et  d'y pratiquer tabassages et arrestations. 








Quelques témoignages sur la journée de vendredi :

Des heurts violents entre quelques manifestants et les forces de l'ordre, du coup tout le monde en prend plein les yeux... Manque d'adresse des lanceurs de pierre puisque plusieurs lycéens , lycéennes ont été blessées . un déploiement policier impressionnant...
Une tentative de reprise en main par les lycéens avec un sitting mais ça n'a pas duré. Vers 12h le calme est revenu sur la place de la comédie... Beaucoup de jeunes encore présents, on scande des slogans, on danse, on échange...sous un franc soleil...un petit groupe grimpe sur la statue des 3 grâces pour y accrocher une banderole ...Lycéens en colère...il est un peu plus de 12h 30 quand arrivent les étudiants derrière la banderole nous ne sommes pas des esclaves ... ainsi que le camion et des membres de l'intersyndicale , cgt, solidaires....le cortège se forme pour se diriger vers la préfecture et ensuite continuer ...
Correspondante npa34


Tout a été très bien, jusqu'à notre arrivée derrière le Corum. La, on entendait des gens dire que c'était comme des scènes de guerre sur l'esplanade, des gazages, des coups de matraques... Nous sommes restés un temps là, genre 15min, avant de se remettre en route, des directives ont été transmises  par rapport au gaz à lacrymogène (foulard humide sur les yeux...), et aussi quand on arrive à hauteur des CRS (bras en l'air...) et nous avons entamé la montée vers l'esplanade... Presque arrivés en haut, nous n'avons plus bougé, avec des lycéens en hauteur contents de voir arriver le cortège. Puis... Tous le monde c'est mis à courir, un bon nuage de lacrymogènes est passé par là...
Pour moi et mon fils, ce sera la fin de la manifestation, après un petit gazage, ne sachant ce qui pouvait nous attendre plus haut. Je dois tout même remarquer un énorme soutien des lycéens, avec des fioles de sérum physiologique, des brumisateurs pour se rincer... 
Les collègues du collectif Antisanofric, ont continué. J'ai eu des nouvelles. A priori, après le petit nuage, plus rien, cela c'est relativement bien passé, beaucoup de monde rassemblé à la comédie et à la préfecture.
Correspondant NPA34
Plus de détails :