Matraquage(s). En première ligne la Loi Travail, en protection rapprochée...


... police, justice et médias !


Tribune publiée par le Monde. Par Noël Mamère, Olivier Besancenot, Annick Coupé, Jean-Baptiste Eyraud. 

Les faits sont têtus. Le 18 mai, une voiture de police est incendiée par des manifestants. Une vidéo montrant des individus non identifiables tourne en boucle sur les chaînes d’information en continu. 

Le soir même, puis le lendemain matin, quatre personnes sont arrêtées et mises en examen « pour tentative d’homicide volontaire, destruction du bien d’autrui en bande organisée, violences en bande organisée et participation à un attroupement armé », passibles d’un défèrement devant une cour d’assises, sur la seule base de leur participation à la manifestation parisienne non déclarée du mercredi 18 mai et d’un témoignage sous X ultérieur d’un policier, probablement infiltré dans les réseaux « antifa ».

Comme le soulignent leurs avocats, le dossier est totalement vide, et aucun élément objectif n’indique leur participation aux faits incriminés. Incarcérés en préventive, trois d’entre eux sont libérés par le juge des libertés et de la détention. Dans le cas présent, outre le vide du dossier, les éléments concernant la qualité des présumés « agresseurs » plaident en leur faveur. Ils disposent de domiciles connus, sont étudiants ou travailleurs, et ne peuvent être suspectés de fuir le procès. Cliquer ici

« Nullité du témoignage » Pour MComte, l’accusation se fonde uniquement sur un témoin anonyme dont le nom apparaît finalement dans un procès-verbal et « qui se trouve être un policier des renseignements généraux de la Préfecture de police. Son témoignage désigne un groupe de personnes mais ne donne pas d’indications sur ce qu’elles font ». Et d’insister : « C’est invraisemblable d’un point de vue démocratique que des policiers enquêtent sur des faits où des policiers sont eux-mêmes victimes. » MTerrel annonce qu’elle va « demander la nullité du témoignage. Je ne vois pas comment toute une procédure pénale peut reposer dessus. C’est effrayant ». L’avocate s’inquiète en outre d’une « manipulation politique » de l’affaire. Cliquer ici

Cliquer ici

Un État d’insécurité, par Eric Fassin

La police matraque aussi les images... L'Etat policier vous salue bien...

 Cliquer ici

La une de Mediapart ce 31 mai : une hégémonie* sécuritaire qui fout le camp...


* L’essentiel du concept d’hégémonie [selon Gramsci] repose sur cette idée de consentement, d’une participation consciente et volontaire des dominés à leur domination. Cliquer ici
 
 


Pourquoi c'est important
 
Le vendredi 27 mai 2016, deux étudiants de Rennes 1 et deux étudiants de Rennes 2 ont été condamnés à des peines de prison ferme (de 3 à 1 mois) par le juge du Tribunal correctionnel de Rennes, et transférés immédiatement à la prison de Vezin. Leurs casiers judiciaires étaient pourtant absolument vierges. Et les faits qui leur étaient reprochés mineurs : une banale altercation, sans gravité aucune, la veille, à la suite de la manifestation contre la loi travail, avec un tenancier de restaurant qui se permettait d’apposer dans son établissement des affiches à l'humour vertement sexiste - voire, pour certains d’entre eux, la simple possession de marqueurs dans leurs sacs. Si de telles peines sont absolument délirantes, les rationalités de cette « justice » ont, elles, le mérite d’être claires : ces jeunes étudiants ont été enfermés, parce qu’il leur a été reproché de nuire « sans motif légitime, aux commerçants du centre-ville ». Cliquer ici
 
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

Dans deux mois, on pourra fêter (enfin) la fin de l’état d’urgence. Ou plutôt, on aurait pu car il n’y aura pas de retour à la « normale ». Ce mercredi 25 mai, une réforme du droit pénal a été votée pour mettre en place l’après-état d’urgence. Elle prétend renforcer « la lutte contre le terrorisme et le crime organisé » mais permet surtout de faire passer dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence. Cliquer ici

 ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
 Police "sociale" en difficulté !
 
Avec la grève des raffineries, le blocage des dépôts d’essence, les grèves à répétition qui ne faiblissent pas, changement de ton : fini le temps du mépris, place au déluge de haine. C’est que le mouvement social, loin de se contenter d’un baroud d’honneur, a la possibilité de gagner. Et là, ça ne rigole plus. Tout le monde serre les rangs derrière le gouvernement. Après les modifications apportées à la première mouture du projet de loi, Pierre Gattaz – en partenaire utile au gouvernement – avait fait le dégoûté, agité la menace de quitter la table des négociations sur l’Unedic. Cliquer ici

Notre capacité de mobilisation, couplée à celle contre la Loi Travail effraie le gouvernement et il tente de nous amadouer. 

La lutte pour de vrais droits pour tou.te.s celles et ceux qui subissent l'intermittence de l'emploi ne fait que commencer face au MEDEF, au gouvernement et à leurs alliés, dans les négociations UNEDIC et contre la Loi Travail.
Partout où cela est possible, nous devons oeuvrer à ce que la question de l'assurance chômage soit prise en compte par toutes les personnes privées d'emploi où qui risque un jour de l'être car, tous seul.e.s, les intermittent.e.s ne sauveront pas tou.te.s les précaires. Cliquer ici


Antipopulaires mais nullards ... LR à côté de la plaque dans son ciblage des salarié-es. Décidément pas a à la hauteur de Hollande et Valls !

Cliquer ici

 Une hégémonie humaniste capitaliste qui fout le camp...

 Camille Senon, infatigable militante syndicaliste et féministe, affirme avoir pris cette décision par "solidarité" avec la lutte menée contre la loir Travail. Cliquer ici

--------------------

Parmi les mauvais coups à venir...


----------------------- 

La gauche patronale et "policée" XXL


Sur le sujet Cliquer ici


Après plus d’un an et demi de discussions avec le fisc, Macron a finalement admis avoir quelque peu sous-évalué le patrimoine de son couple – et notamment la valeur de la demeure de son épouse au Touquet (Pas-de-Calais). Cliquer ici 


Police éditocratique...



L’usager, l’homme de la rue, le contribuable sont à la lettre des personnages, c’est-à-dire des acteurs promus selon les besoins de la cause à des rôles de surface...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


°°°°°°°°°°°°°°°°°°° 

A lire aussi 



NPA 34, NPA