Migrants: tout va bien... selon la préfecture !


Le collectif « Migrants Bienvenue 34 » 
fédère des individus et des organisations  (dont le NPA34, évidemment !) révoltés par l'absence de réponse politique à la tragédie des migrants.
Une de ses premières actions, après avoir rencontré les migrants hébergés à Montpellier, avait consisté à convoquer une conférence de presse (voir le communiqué ICI) pour rendre publique la condition qui leur est faite et engager une campagne pour qu'ils aient au moins droit aux transports gratuits.
Un franc succès pour cette conférence, qui a été reprise par l'AFP et bien relayée dans la presse locale. La préfecture elle-même s'est fendue d'une réponse plutôt embarassée (voir ci-dessous, en fin d'article).
La prochaine réunion du collectif aura lieu ce lundi 6 juin
(contact: migrants.bienvenue34@riseup.net)
DÉPÊCHE AFP
 Le 31/05/2016

Un nouveau collectif a dénoncé mardi l'absence de moyens mis en place à Montpellier pour l'accueil et l'accompagnement de migrants venus de Calais en mars.
"Il s'agit de gens amenés plus ou moins de force ici dans ce qui est sensé être un centre d'accueil et d'orientation (CAO) et qui est en fait constitué de préfabriqués posés sur un terrain vague dans une ancienne gendarmerie", a souligné Romain, un des membres de ce collectif Migrants Bienvenue 34.
"Mis à part qu'ils ont un lit pour dormir et qu'on leur donne à manger, les conditions d'accueil pour le reste sont inexistantes", assure-t-il. Migrants Bienvenue 34 est notamment composé de membres du NPA, d'Ensemble --une des composantes du Front de Gauche-- et de la coordination des groupes anarchistes.
Reprenant les revendications de certains des migrants concernés, le collectif déplore notamment l'absence "d'accompagnement, notamment en langue française", l'absence de traducteurs, l'impossibilité pour les migrants "de se déplacer car ils n'ont pas d'argent et pas de carte de transports en commun comme il en existe pour les chômeurs" et l'absence d'activités sportives et culturelles.
L'un des quelque vingt migrants accueillis à Montpellier a évoqué via un traducteur des hommes seuls "très déprimés" par les conditions d'accueil à Montpellier. "Un ministre français est venu à Calais, il nous a promis que l'on aurait une vie normale si on acceptait de venir à Montpellier mais on est dans l'isolement total ici, on passe des journées à attendre, on n'a pas de vie", dit ce Koweïtien âgé de 27 ans.
Marwan a expliqué que lui-même et les autres réfugiés redoutaient particulièrement la solitude lors du ramadan qui va commencer la semaine prochaine et dont les soirées sont normalement marquées par "la convivialité et de grands repas partagés".
Le site de l'avenue de Lodève, où sont hébergés ces migrants, est géré par l'association 2chosesLune, qui selon ce collectif, s'est vu attribuer par l'Etat "des missions et des moyens très insuffisants". Cette association n'est pas spécialisée dans l'accompagnement de demandeurs d'asile mais dans l'hébergement d'urgence.
Interrogées par l'AFP, la métropole et la ville de Montpellier ont indiqué étudier la possibilité d'accorder une carte de transports en commun à moindre coût avec la Tam, opérateur du tramway montpelliérain ou le CCAS, tout en soulignant qu'une telle attribution "pourrait soulever d'importants problèmes juridiques et réglementaires".
L'article de La Marseillaise :
Midi-Libre :
Vous Savez Tout :
La préfecture se défend !
DÉPÊCHE AFP
 Le 31/05/2016
Accueil de migrants à Montpellier:
la préfecture conteste les critiques d'un collectif
La préfecture de l'Hérault a contesté mardi les critiques formulées le matin même par un nouveau collectif concernant les conditions d'accueil de migrants venus à Montpellier depuis Calais en mars.
Ces critiques sont "vraiment très loin de la réalité", a déclaré à l'AFP Philippe Nucho, secrétaire général adjoint de la préfecture de l'Hérault en charge de la politique des migrants.
M. Nucho a tenu à souligner "quatre points" au niveau de l'accueil d'une vingtaine de migrants à Montpellier depuis mars: "des délais très courts" pour le dépôt de demande d'asile, "des associations mobilisées au quotidien", "des conditions d'accueil jugées conformes" par la présidente de la commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) Christine Lazerges lors de sa visite à Montpellier fin avril.
Et enfin "une grande stabilité des populations" sur le site depuis mars, ce qui prouve selon M. Nucho que les migrants "ne sont pas si mal" avenue de Lodève.
"Il s'agit de gens amenés plus ou moins de force ici dans ce qui est sensé être un centre d'accueil et d'orientation (CAO) et qui est en fait constitué de préfabriqués posés sur un terrain vague dans une ancienne gendarmerie", avait auparavant souligné un des membres du collectif Migrants Bienvenue 34.
"Mis à part qu'ils ont un lit pour dormir et qu'on leur donne à manger, les conditions d'accueil pour le reste sont inexistantes", assure-t-il. Migrants Bienvenue 34 est notamment composé de membres du NPA, d'Ensemble --une des composantes du Front de Gauche-- et de la coordination des groupes anarchistes.
Reprenant les revendications de certains des migrants concernés, le collectif déplore notamment l'absence "d'accompagnement, notamment en langue française", l'absence de traducteurs, l'impossibilité pour les migrants "de se déplacer car ils n'ont pas d'argent et pas de carte de transports en commun comme il en existe pour les chômeurs" et l'absence d'activités sportives et culturelles.
M. Nucho a pour sa part assuré que des cours de français et des activités étaient mis en place et a souligné que le CAO de Montpellier était situé "à un quart d'heure à pied du centre ville".
Egalement Interrogées par l'AFP, la métropole et la ville de Montpellier ont pour leur part indiqué étudier la possibilité d'accorder une carte de transports en commun à moindre coût avec la Tam, opérateur du tramway montpelliérain ou le CCAS, tout en soulignant qu'une telle attribution "pourrait soulever d'importants problèmes juridiques et réglementaires".
L'un des quelque vingt migrants accueillis à Montpellier a évoqué via un traducteur des hommes "isolés" et "très déprimés" par les conditions d'accueil à Montpellier. Et ce particulièrement à la veille du ramadan dont les soirées sont normalement marquées par "la convivialité et de grands repas partagés".