vendredi 24 juin 2016

Montpellier. Et hop, 2000 dans la rue contre la Loi "Travail" !


 L'effet "interdiction de manif à Paris", puis l'autorisation d'un ersatz de manif, boostent l'opposition à la Loi Medef partout dans le pays !

 Correspondance NPA 34

Cliquer sur la première photo pour lancer le diaporama

Pour nous la journée de mobilisation démarre depuis la ZAD de Las Rébès...





Une halte au marché du quartier du Petit-Bard


 L'arrivée en centre ville...


 Après les retrouvailles avec les autres camarades de l'AG Populaire Nuit Debout, nous voilà parti-es avec le cortège intersyndical


 

 
 

 L'AG Populaire Nuit Debout avec, une nouvelle fois, un cortège fourni....


"Regarde bien ta Rolex, c'est l'heure de la révolte !"

 

A l'arrivée à la Préfecture, fin de manif intersyndicale, décision est prise de poursuivre la manifestation en solo


 Direction les pelouses d'Antigone pour pique-niquer avant le rendez-vous devant le siège de la Métropole afin de soutenir une action en faveur des migrants


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A l'heure prévue, nous voilà devant l'hôtel de la Métropole. Très vite, nous en occupons, sur un fond sonore endiablé, le hall d'entrée. La revendication : la gratuité (à la rigueur un tarif réduit) du ticket de tram pour les migrants de la ville ! Une délégation est reçue par le chef de cabinet du président de la Métropole. A cette heure nous n'avons pas le résultat de cette entrevue...


Plus largement c'est la colère contre un monde, celui dont la Loi Travail est l'emblème, qui nous anime : Français, immigrés, nous sommes tous...des immigrés ! Solidarité, égalité ! La seule expulsion légitime : celle de Valls du gouvernement... Mais gaffe au successeur !


L'info Midi Libre sur la manif est à lire ici

A voir et à écouter l'émission qui décape la désinformation gouvernementale !

"Manuel Valls est toujours premier ministre..."


Et aussi


 Il s’agit dès maintenant de ne pas laisser la loi être promulguée fin août ou début septembre sans aucune réaction de notre part. Notre préoccupation immédiate est la réussite des prochaines dates des jeudi 23 et mardi 28 juin, en mettant dès maintenant en discussion les moyens de passer l’été et de nous retrouver toutes et tous ensemble dans la rue début septembre pour en finir avec la loi travail et son monde. Cliquer ici

L'enfumage de la "manifestation" parisienne !

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Insolence..

Interdite avant une volte-face gouvernementale dans la confusion, la manifestation contre la loi sur le travail à l'initiative de sept syndicats aura bien lieu ce jeudi. Mais elle a été transformée en rassemblement quasi statique, autour de la Bastille et du bassin de l'Arsenal. 

[...] Le parcours que [l’État impose aux syndicats], et qu’ils ont accepté, surprend par sa taille ridicule et sa mobilité toute relative. C’est même un rassemblement statique qui ne dit pas son nom. À pied et sans courir, il se fait en moins de vingt minutes. « Ce n’est pas la marche qui va nous fatiguer, mais l’attente sur la place de la Bastille où on sera tassés les uns sur les autres », prédit un syndicaliste. 

Sur la toile, les internautes n’ont pas manqué de moquer ce micro-« itinéraire » de rechange qui promet, en fait de marche, de faire du surplace. Surtout si la foule décidait de descendre, même en petit nombre, dans la rue contre la réforme du code du travail, l’objectif initial. Mais aussi désormais contre un pouvoir politique qui, avant de faire volte-face, a durant quelques heures interdit une manifestation syndicale. Du jamais-vu en France depuis 1962, la guerre d’Algérie et le préfet Maurice Papon (condamné en 1998 pour avoir organisé sous Vichy la déportation de 1 690 juifs)… 

[...] « Le gouvernement ne rêve que d’une chose, c’est qu’on se loupe, commente un syndicaliste policier. L’hôpital Necker a fait pschitt. Ce qu’il faut, c’est qu’il y ait un vrai hôpital Necker. » Le « parcours » proposé par la préfecture autour des bassins de l’Arsenal a tout du piège tendu aux organisateurs. Une nasse sur 1,6 kilomètre. « L’avant ne peut que rejoindre la queue », poursuit le policier, qui redoute « un drame à l’intérieur », par exemple une confrontation entre les services d’ordre syndicaux et les inorganisés. 

[...] Le gouvernement, en jouant les matamores depuis une semaine, a fait un sacré coup de publicité [aux syndicats] et a fédéré contre lui tous les partisans des libertés individuelles qui pourraient vouloir grossir les rangs.

[...] Pourquoi l’intersyndicale a-t-elle accepté ce qui apparaît aux yeux de certains comme un compromis honteux avec un pouvoir très affaibli et une porte ouverte à tous les débordements potentiels ? « Parce que c’est une victoire symbolique, on a obtenu le maintien de la manifestation et le gouvernement a étalé sa faiblesse, son irresponsabilité. Si on refusait, on se retrouvait avec une manifestation interdite à devoir gérer. Nous l’aurions assumé, nous avions d’ailleurs choisi le parcours Bastille-place d’Italie, mais sur le plan de la sécurité, c’était autrement plus compliqué et risqué que ce petit parcours certes complexe », défend Éric Beynel, l’un des porte-parole de Solidaires. L'accès de l'intégralité de l'article est réservé aux abonné-es de Mediapart

Illustration par NPA 34 piquée sur FB où le commentaire suivant l'accompagnait : "Tous ces manifestants ont été regroupés au même endroit et encadrés par des barricades de CRS qui les fouillaient tous. ALORS, moi je pose cette question : Comment allons nous faire si maintenant, ils contrôlent à ce point nos mouvements ?"

 Et encore 1

Concrètement, le Code du travail souffre d’une profonde contradiction interne et c’est ce qui le rend si contraignant aux yeux des exploiteurs et si peu efficace à ceux des exploités. D’un côté, il confirme la subordination de l’employé à l’employeur et de l’autre, il prétend borner ce pouvoir pour ne pas le rendre trop insupportable. Cliquer ici


Avec la promesse de « fluidifier » le marché du travail, la loi Travail bénéficiera-t-elle d’abord aux 5,4 millions de chômeurs en leur permettant de retrouver plus facilement un emploi ? Pour l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, le véritable mobile de la loi Travail consiste à maintenir constant, quelle que soit la conjoncture économique, le taux de marge des entreprises, c’est-à-dire leur pourcentage de gain. Après la crise de 2008, ce taux a perdu 3 points, soit environ 60 milliards d’euros. Comment récupérer ces milliards alors que le carnet de commande des entreprises peine à se remplir ? Par la baisse des cotisations sociales, qui a pris la forme du CICE (20 milliards en année pleine) et du pacte de responsabilité (20 milliards en 2017). La loi Travail amène un nouveau levier : diminuer le coût des indemnités en cas de licenciement. L’affaiblissement de la négociation syndicale et du Code du travail, qui permettait jusque-là d’avoir des normes nationales et valables pour toutes les entreprises, répond à des objectifs très pragmatiques lorsqu’on est actionnaire. Chaque entreprise pourra, à terme, fixer ses propres normes. Cliquer ici

Et encore 2 

Françoise Fressoz : « La violence est partout, on l’a vu en Grande-Bretagne avec le débat sur le Brexit qui se termine par un mort. Est-ce que vous, vous dites il faut arrêter, avec un mort on ne peut pas continuer comme ça [sic]. »  Cliquer ici

Et encore 3



Pour mémoire : AMÉRIQUE LATINE. La sombre histoire des stades 

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NPA 34, NPA