Montpellier Nord. Contre Oxylane-Décathlon : mobilisation pour "Des terres, pas d'hypers !"


 "Biathlon" revendicatif contre Décathlon !

Décathlon à fond... hors de nos terres !

Décathlon, consommation piège à cons !

Décathlon, la Loi "Travail" tu l'auras pas !

Valls, Hollande, Mulliez, de votre monde, on n'en veut pas ! (slogans de Nuit Debout)

 Correspondance NPA 34

200 à 300 personnes se sont retrouvées à l'arrêt de tram Occitanie sur la route de Ganges pour répondre, dans le cadre d'une mobilisation nationale contre les grands projets inutiles commerciaux, à l'appel du Collectif Oxygène opposé à l'implantation, sous l'égide de Décathlon, d'un ensemble commercial sur une terre agricole de la Commune de Saint-Clément-de-Rivière (Les Fontanelles), jouxtant ladite route de Ganges.

 

La mobilisation avait commencé par une Vélorution partant du site, projet également très contesté, de la Gare de la Mogère, au sud de la ville. Après avoir rejoint la ZAD de Las Rébès (quartier des Cévennes), animée, avec les habitants, par Nuit Debout Montpellier en faveur de la préservation d'un espace vert au coeur de ce quartier populaire, les manifestant-es vélocipédiques ont fait la jonction avec leur camarades adeptes du mode pédestre de revendiquer !

Cette convergence du David biathlonien défiant le Goliath décathlonien a permis de démarrer, au rythme d'une belle batukada, la marche vers le site des Fontanelles. Seul bémol de cette belle action, à laquelle s'était jointe l'AG Populaire Nuit Debout de Montpellier, le parcours de substitution proposé par la gendarmerie suite à son refus, pour "raisons de sécurité", de nous laisser emprunter la route de Ganges, parcours B qui, en nous déviant vers des zones de peu de passage ou de visibilité, nous a privés du plein impact médiatique et politique espéré.

L'arrivée sur le site a donné lieu au discours de remerciements des organisateurs qui pouvaient s'estimer, malgré tout, légitimement satisfaits du nombre de personnes rassemblées pour signifier à Décathlon et à ses soutiens que "l'affaire n'était pas pliée". 


D'autant que deux bonnes nouvelles, rappelées par Jean-Michel Hélary d'Oxygène, ont ajouté à cette satisfaction des présents et à leur volonté de continuer la lutte : le rapporteur du TA (Tribunal Administratif) de Marseille, saisi par SOS-Lez-Environnement, membre d'Oxygène, s'est prononcé pour l'annulation du projet Oxylane. Le tribunal statuera prochainement. Et, par ailleurs, le collectif opposé au projet Oxylane-Décathlon de Saint-Jean-de-Braye (Loiret) a obtenu que celui-ci ne soit pas validé par la Commission Nationale d'Aménagement Commercial (CNAC). Ces points marqués ne doivent cependant pas faire oublier que l'ogre décathlonien Mulliez a de la ressource, de la ténacité, et qu'en particulier, en bénéficiant de l'interdiction faite désormais par la loi Pinel (merci les socialos !) aux associations de déposer des recours en justice sur ces sujets d'implantation commerciale, il sait avoir devant lui plus de possibilités qu'il n'y paraît de finir par gagner. L'euphorie du moment ne doit pas faire oublier aux opposants à Oxylane que le rapport de force, jamais aussi bien nommé, reste encore à construire ! Pas de quoi couper l'appétit pour le pique-nique qui a précédé la tenue des table-rondes qui devaient ponctuer la mobilisation. La lutte continue !

Antoine 

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Deux vidéos sur la marche de ce jour
 
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  "Curieusement, la dernière loi Pinel censée permettre une réelle prise en compte des critères écologiques et le respect de l'environnement élimine des CDAC la représentation des associations environnementales...", rapelle Françoise Hélary. Il y a donc beaucoup à faire pour dépasser le "green washing" qui voudrait que les toits végétalisés ou les bassins de rétention soient le summum en matière de prévention de l'environnement. Cliquer ici

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NPA 34, NPA