lundi 18 juillet 2016

Avis de naissance d'Arrêt du Nucléaire 34...


 ...pour retrouver les atomes crochus et mieux mener la bagarre !


  Le groupe local antinucléaire quitte la fédération nationale SDN...

Comme d'autres groupes locaux antinucléaires, le groupe Sortir Du Nucléaire 34 a décidé, le 30 mai 2016, de changer de nom pour devenir Arrêt Du Nucléaire 34, un changement de nom qui vient  marquer sa sortie du réseau national Sortir Du Nucléaire.


Une nouvelle équipe d'administrateurs, dont Didier Latorre de SDN34, avait été mandatée par l'AG 2015 du réseau pour réhabiliter les militants exclus en 2010, engager une régionalisation et organiser un congrès de tout le mouvement antinucléaire. Si le premier de ces engagements a été réalisé (réhabilitation de membres du CA exclus et d'un salarié, avec pour conséquence légitime le versement d’indemnités à Stéphane L'homme, licencié en 2010), la réflexion sur une forme de régionalisation, tant sur les modes de décision que sur les moyens alloués, n'a pu être menée. On ne change pas si facilement le fonctionnement d'une structure, fusse-t-elle une ONG. 

Quant au congrès, les résistances ont été telles pour permettre qu'il soit décisionnaire, avec toute la difficulté d'allier une volonté d'ouverture à des groupes extérieurs au réseau et le repli sur les groupes strictement adhérents, qu'on peut dire qu'il n'a pas eu lieu et qu'il s'est transformé en une AG "classique" du réseau SDN. Là aussi, difficile de dépasser un fonctionnement traditionnel associatif, le terme "réseau" ne suffisant pas, en soi, à garantir l'horizontalité du fonctionnement.


Au vu de l'impossibilité de changer les choses de l'intérieur,  le groupe local SDN 34 a donc décidé, en avril 2016, de ne pas renouveler son adhésion à la fédération, a demandé à SDN de ne plus relayer ses actions et de ne plus apparaître en tant que groupe adhérent du réseau. 


Les groupes locaux qui quittent la fédération renoncent à l'aide organisationnelle et financière qui pouvait être apportée (même si les aides financières aux groupes locaux ne représentent pas plus de 5% du budget total de SDN), ce qui peut expliquer en partie  les hésitations de groupes adhérents à quitter le réseau. Mais par cette décision, ils refusent de servir plus longtemps de faire-valoir au réseau, qui ne manque pas de mettre en avant le nombre de groupes locaux adhérents (or, sur 930 groupes annoncés, seulement 113 sont spécifiquement anti nucléaires, les autres étant des associations de protection de l'environnement, d'énergies renouvelables ou artistiques, des commerces de produits bio, des groupes politiques ou apparentés, dont de nombreux groupes locaux EELV).

... Et participe à la construction d'une coordination antinucléaire



Le départ du réseau n'est pas une fin mais le début d'une autre forme d'organisation, horizontale et ouverte à tous les groupes antinucléaires. Dans cette dynamique, une coordination s'est créée à Toulouse, début juin. Regroupant, pour le moment, des groupes spécifiquement antinucléaires du Sud de la France (Gironde, Lot, Hérault, Drôme, Ardèche...), cette nouvelle coordination qui se nomme "Arrêt Du Nucléaire" organise des journées d'études et festives sur le lieu symbolique  du Larzac les 3 et 4 septembre 2016 (voir ci-dessous). Elle  a en projet un journal "Atomes crochus" dont les 2 premiers numéros avaient vu le jour dans la préparation du congrès, qui alliera articles de fond et écho des luttes locales contre les installations nucléaires de base (INB), et se joindra aux manifestations contre l'EPR de Flamanville les 2 et 3 octobre.
La coordination demande aux donateurs de réorienter leur soutien vers les groupes  antinucléaires de leur région. 

Le groupe ADN34 va se constituer en association à l'automne 2016 et appellera à une assemblée Générale constitutive.


Il est signataire du communiqué ci dessous:

Pourquoi nous quittons le réseau "Sortir du nucléaire"  

Suite à l’échec du congrès de refondation du Réseau "Sortir du nucléaire" qui s’est tenu du 12 au 14 février 2016, plusieurs groupes antinucléaires, réunis les 28 et 29 mai à Paris, ont adopté le communiqué et le texte suivant :   

Depuis les exclusions de militant-e-s historiques du mouvement antinucléaire et le licenciement d’un salarié en 2010 et malgré les tentatives de nombreux militants durant 6 ans (y compris au sein du CA dans lequel un certain nombre d'entre nous s'étaient engagés suite à l'AG de 2015), nous prenons acte du fait que le Réseau "Sortir du nucléaire" n'est pas réformable dans le sens que nous souhaitions : plus démocratique, plus combatif, plus décentralisé, au service des groupes de terrain et de l'amplification des luttes portées par ces derniers. 

Au fil des ans, l'équipe salariée s'est renforcée, prenant en main les outils du réseau, la presse, les fichiers, la communication, qui échappent aujourd'hui aux militant-e-s. La collecte de fonds et la recherche de nouveaux donateurs est devenue centrale dans l'activité du réseau pour assurer la pérennisation de "l'entreprise" et de sa quinzaine de salariés, au détriment de ses objectifs initiaux et du développement des groupes de terrain.

Alors que l’industrie atomique est au plus mal : centrales vieillissantes, forte menace de nouvelles catastrophes du type Tchernobyl ou Fukushima, quasi faillite d'Areva, grave situation financière d'EDF… le Réseau "Sortir du nucléaire" n'est plus l'outil dont a besoin le combat pour l'arrêt du nucléaire en France.  

C'est dans ce contexte que nos groupes "historiques" ont pris la décision de le quitter et de travailler ensemble en coordonnant leurs luttes et réflexions pour impulser une nouvelle dynamique.

Nous appelons les groupes à nous rejoindre.

Anne (NPA 34)


Pendant l'été les luttes antinucléaires continuent 
 Bure: expulsés, les opposants à la poubelle nucléaire réoccupent la forêt. Reportage FR3 (le premier):

https://t.co/2pYB5VrrvN

http://vmc.camp/fil-info/

 Les liens vers les communiqués récents du NPA national

 http://www.npa2009.org/communique/communique-des-opposant-e-s-locaux-et-nationaux-lenfouissement-des-dechets-nucleaires

http://www.npa2009.org/actualite/ecologie/bure-55-200-000-pas-des-tracteurs-des-casseroles-et-une-belle-reussite

http://www.npa2009.org/actualite/ecologie/bure-appel-blocages-et-occupations-tout-lete-contre-le-debut-des-travaux-de-la

Plus généralement contre le nucléaire

http://www.npa2009.org/arguments/ecologie/en-luttes-contre-le-nucleaire

 http://www.npa2009.org/actualite/ecologie/le-demantelement-des-centrales-nucleaires-reporte-aux-calendes-grecques


 La coordination créée au lendemain du départ de groupes antinucléaires du réseau SDN en mai 2016 vous invite à participer à deux journées d’échanges, de débats, de fête dans un cadre historique des luttes sociales.

L’objectif de ces journées d’études est de réfléchir ensemble aux actions communes et à une nouvelle forme d’organisation pour arrêter le nucléaire


Tous les membres des groupes antinucléaires ayant une activité locale sont invités quelle que soit la coordination ou les réseaux auxquels ils sont adhérents.
 
Accueil, repas et hébergement

Arrivée le vendredi après midi ou soir souhaitée

- camping deux nuits vendredi et samedi : Prix 4,80 euros par nuit et par personne

Possibilité d’hébergements en gîte sur le plateau.

- repas : le vendredi soir repas partagé chacun/chacune apporte ses spécialités locales

Samedi et dimanche 3 repas :

Repas militant à partir de 5 euros. 

Programme

Matinée Samedi et dimanche : En plénière, historique du nucléaire et arrêt immédiat

Késako ?

Les après midi : 9 ateliers d’1h30 chacun dont 4 libres

Samedi 1 : Partage échanges des expériences de chacun de nos groupes, Programme

Ethos comment vivre en milieu contaminé…., Atelier libre

Samedi 2 : La société atomique et le capitalisme, Atelier libre et Atelier libre

Dimanche : les réseaux intelligents (Linky), le journal Atomes Crochus et ses déclinaisons internet, Atelier libre

Samedi soir : fête, musique et théâtre


Le lieu : Eco Camping Le Cun du Larzac. En Sud Aveyron, au Nord-est du Larzac et au cœur du Parc Naturel Régional des Grands Causses


Impossible à qui veut présenter le Cun de ne pas faire référence au plateau du Larzac, lieu d’implantation de celui-ci à partir de sa création en 1975. Ni au contexte militant qui a infléchi cette implantation : c’est dans le cadre de la lutte des paysans du Larzac (1971-1981) contre l’extension du camp d’entraînement militaire, que quatre objecteurs de conscience insoumis au service civil ont décidé de venir y vivre, occupant illégalement une maison appartenant à l’armée et de faire vivre un lieu alternatif, un lieu d’objection politique et sociale cohérente, autour de deux axes : un lieu-ressource pour la non-violence et une vie écologique et communautaire.

Comment venir ?


En venant du Sud :

Autoroute A 75 La Méridienne : Prendre la sortie 47 (La Cavalerie), puis au village, la D 809 direction Millau. Juste avant de descendre vers Millau (11 km environ après le panneau de sortie du village La Cavalerie), prendre à droite en direction de : Saint Martin, Pierrefiche, Fermes du Larzac Nord-Est, Notre Dame de la Salvage. Restez sur la route principale durant environ 6,5 km. L’entrée du camping s’effectue sur votre gauche. En venant de l’Est :

Par la vallée de la Dourbie. Au village de Nant prenez la direction de La Cavalerie (D 999).

Arrivés sur le plateau, avant le village Les Liquisses Basses, prenez à droite direction gîte de Montredon, Le Fenayret. Après 4 km environ, tournez à gauche au carrefour, en longeant le camp militaire sur 5,5 km. Au carrefour suivant continuez tout droit sur environ 300 mètres. L’entrée du camping s’effectue sur votre droite. 


En venant du Nord : 

Autoroute A 75 La Méridienne : Prenez la sortie 44.1, suivre la D 29 en direction d’Aguessac. Puis continuez sur la D 809 jusqu’à Millau. Suivre la direction Montpellier en restant sur la D809. 

Quand vous quittez et passez le panneau Millau (route de La Cavalerie) vous avez 7,5 km de montée pour atteindre le plateau. Tout en haut de la côte, tournez immédiatement à gauche en direction de : Saint Martin, Pierrefiche, fermes du Larzac Nord-Est, Notre Dame de la Salvage. Restez sur la route principale durant environ 6,5 km. L’entrée du camping s’effectue sur votre gauche.


En venant de l’Ouest :

• Via Toulouse, Albi et Saint Affrique, rejoindre La Cavalerie, puis au village prendre la D 809 direction Millau. Juste avant de descendre vers Millau (11 km environ après le panneau de sortie du village La Cavalerie), prenez à droite en direction de : Saint Martin, Pierrefiche, fermes du Larzac Nord-Est, Notre Dame de la Salvage. Restez sur la route principale durant environ 6,5 km. L’entrée du camping s’effectue sur votre gauche.

Train : Gare SNCF de Millau. On viendra vous chercher si vous nous prévenez

Coordonnées GPS : 44.07177 3.188975

Adresse : Le Cun du Larzac Route de Saint Martin 12100 Millau

Bulletin d’inscription

Nom et prénom :

Adresse complète :

Code postal et ville :

Téléphone :

Mail :

Arrivée par train à Millau : . …………… Heure

Renvoyer le bulletin d’inscription à Patrick Destruhaut 8 rue Pressemanne 33400 Talence

Téléphone : 06 06 47 55 79, courriel : journeesdetudes.adn@gmail.com

Règlement camping et repas au nom de Tchernoblaye.

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NPA 34, NPA