mercredi 24 août 2016

Antiterrorisme à l'école : les mesures de Cazeneuve, le ministre de l'Education...


 ... et de sa directrice de la communication, Najat Vallaud-Belkacem

 Les dernières mesures annoncées par l’Éducation nationale, relatives à la « sécurisation » des établissements scolaires, sont en réalité une étape supplémentaire dans ce qui apparaît comme le seul projet politique du gouvernement : le projet de la peur. 

Pour l’instant, le port du casque n’est pas encore obligatoire, l’armement des enseignants non plus mais les dernières mesures prises par Cazeneuve, ministre de l’Education nationale et présentées par sa directrice de la communication, Najat Vallaud-Belkacem, sont une étape supplémentaire dans ce qui apparaît comme le seul projet politique du gouvernement : le projet de la peur. 

La circulaire conjointe de l’Intérieur et de l’EN en date du 29 juillet dernier, manifestement rédigée dans la panique et la précipitation de l’attentat de Nice, le confirme : puisque le gouvernement s’interdit obstinément toute réflexion sur les causes profondes du terrorisme au prétexte qu’ « expliquer, c’est excuser », il ne reste plus qu’à travailler l’opinion publique pour la faire arriver aux mêmes conclusions. Avec, en arrière-plan, ce vieux principe d’un régime à la dérive : faire peur pour faire obéir. Cliquer ici

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Exercices « de sécurité » dans les locaux scolaires, fêtes d’écoles annulées, installation de portillons à l’entrée des établissements : derrière ces initiatives à la fois burlesques dans leur déroulement et brutales dans leur ressenti, la volonté manifeste d’entretenir autour de l’école un climat de peur.
La scène se déroule à l’ESPE de La Roche-sur-Yon en Vendée (le 22/04/2016) : « A 14 h 30raconte Ouest France - les 70 étudiants perçoivent par les vitrages intérieurs, un individu tirant à l’arme lourde dans le couloir (…) Profs et élèves se réfugient sous les tables, d’autres se plaquent le long des murs. Suivra un silence de plomb, « durant cinq longues minutes », souffle une étudiante. » En réalité, c’était pour rire : « Les balles sont à blanc, mais, hormis trois responsables de l’école, personne ne le sait. » La troupe de comiques, à l’origine de cette fine plaisanterie se démasque tout sourire aux yeux des étudiants traumatisés : le procureur de la république, le préfet et des policiers expliquent alors qu’il ne s’agit que d’un entraînement, une « simulation d’attaque ». «  Le ministre de l’Intérieur a souhaité que ce type d’exercice soit effectué dans tous les départements en lien avec l’Éducation nationale »,  se croit obligé d’expliquer le directeur de cabinet du préfet. Cliquer ici
  
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D’ici quelques jours, le gouvernement va bientôt se féliciter du taux de réussite au baccalauréat 2016. Les plumes réac-publicaines vont s’insurger du niveau qui baisse, de la perte de la valeur de ce diplôme, inversement proportionnelle au nombre de titulaire. En annonçant une réussite au bac de près de 90%, ils laissent de côté les sans-diplômes, les oubliés de l’éducation nationale, qui font que seulement 78% d’une génération a le bac… Rien de nouveau sous le soleil…. Vraiment rien ?
En réalité, Najat Vallaud Belkacem devrait se féliciter d’avoir réussi une vieille entreprise, où tous les ministres de l’éducation nationale se sont cassé les dents depuis près de cinquante ans : la destruction du baccalauréat. Et cela sans réforme massive, ou plan machiavélique pour l’éducation. Cliquer ici

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