Calais. Solidarité sans faille avec les réfugié-es ...


... volontairement laissé-es à l’abandon, sans cesse refoulé-es, chassé-es, réprimé-es...


La situation à Calais est effroyable: effroyable pour les milliers de réfugiés, le plus souvent Syriens, qui après avoir échappé à la mort dans leur pays et leur exode cherchent à braver les derniers obstacles pour atteindre la Grande Bretagne. Ils sont près de 10 000 à survivre dans la boue du camp de la Lande, à tenter de s’embarquer comme clandestin dans un des camions qui transitent par le tunnel. 

Calais, c’est aussi une des villes les plus touchées par les politiques patronales et gouvernementales menées depuis 30 ans. Après la fermeture de Seafrance et la quasi-disparition de l’industrie de la dentelle, c’est une des villes où les familles ouvrières ont les revenus les plus faibles, où le taux de chômage dépasse les 15%. 

Pour Cazeneuve et son gouvernement, comme pour celui de Sarkozy, le drame vécu par les migrants n’est pas une question d’urgence sociale à régler pour permettre à tous les migrants d’être accueillis comme ils le méritent, c’est une simple question de police : il faut les disperser, les expulser, les rendre invisibles. Le droit d’asile a été jeté, par ce gouvernement, aux oubliettes des droits démocratiques. Cliquer ici

La situation migratoire à Calais :

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Alors que les projecteurs sont une nouvelle fois braqués sur la « jungle » de Calais (voir article  en page 9), la situation dramatique des réfugiéEs et migrantEs se dégrade encore aux frontières de l’Europe forteresse et à l’intérieur des États de l’Union européenne, sur fond de montée du racisme et de l’islamophobie.
Réunie à Johannesburg en congrès les 23 et 24 août, la pourtant très modérée Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), a adressé à l’Union européenne une motion qui affirme que « l’UE et ses États membres ont honteusement échoué à adapter leurs politiques migratoires et d’asile à l’afflux de réfugiés, à faire preuve de solidarité, à protéger les droits de l’homme et des migrants, chercheurs d’asile et réfugiés, et à maintenir un état de droit ». Cliquer ici

 
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Par Ludivine Bantigny. La France ! France aux mille vertus, France éternelle et universelle, France qu’un peu partout on vénère, à laquelle on fait appel. Hollande l’a déclinée sur tous les tons dans son discours sur « la démocratie face au terrorisme » prononcé le 8 septembre à Paris. France de la fraternité et de l’égalité ; France qui défend les libertés ; celle dont on peut être fier.e ; celle qu’on évoque par toute la Terre avec émotion et respect. « Je vois dans les yeux de tous les peuples que je peux rencontrer, ou de leurs représentants, cet éclair chaque fois qu’il est question de la France », a confié le candidat-président. Cette arrogance nationale, orgueil de coq français, rappelle à bas bruit le discours d’Albi : « là enfin où la France est établie, on l'aime, que là où elle n'a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante ; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les cœurs restent attachés ». Ces mots candides et grandiloquents, caractéristiques d’une époque aux certitudes coloniales chevillées, c’était le « jeune Jaurès » qui les prononçait, celui de 1884, celui qui n’avait pas mesuré encore les ravages et les pillages d’une France dominatrice qu’il allait plus tard condamner. François Hollande, lui, en est resté à cette image, celle d’une France qui n’est plus impériale mais demeure impérialiste. La France, une et unique comme on sait, est bien plus encore : l’essence de la pensée, celle où le futur peut se dire. Car dans la bouche du président, « la France c’est l’idée, c’est l’avenir ». Cliquer ici


Même si elle peut servir de tribune, nous savons, d’expériences douloureuses répétées, que la présidentielle est un piège, le moyen d’une confiscation de la volonté populaire au service d’une aventure personnelle. Quelle que soit l’issue en 2017, la question centrale est celle de notre propre agenda, celui de la société, de ses mouvements, de ses mobilisations. Comment le faire valoir, comment l’imposer, comment ne pas être prisonnier d’une élection qui symbolise la crise démocratique française, son absence de contre-­pouvoirs, de diversité parlementaire, de délibération véritable, de représentation des classes populaires, etc. ? Comment faire pour sortir de cette « tyrannie douce » – l’expression est de Tocqueville qui n’était vraiment pas un révolutionnaire – où le peuple sort de sa servitude tous les sept ans hier, tous les cinq ans aujourd’hui, pour choisir un maître, avant de retourner à son triste sort ?

Pour moi, au-delà des affinités partisanes des uns et des autres, c’est la question posée à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés ces derniers mois sur l’état d’urgence, sur la déchéance de nationalité, sur la solidarité avec les migrants, sur la loi travail, sur les discriminations et l’islamophobie, sur la corruption et les paradis fiscaux, etc. Comment transformer ces liens concrets, tissés dans des résistances partagées, en dynamique politique rassembleuse ? L’une des pistes pourrait être de viser les législatives et de préparer, dès aujourd’hui, des listes ancrées dans les réalités locales et les solidarités déjà expérimentées. Cliquer ici

Edwy Plenel à l'Université d'été du NPA (août dernier)



Au petit jeu (amusant/pitoyable) des stéréotypes antifrançais... A boire et à manger ... Avec une constante : l'occultation des enjeux sociaux et des problématiques de sortie du système capitaliste...


 Quand la presse anglosaxonne (et d'ailleurs) prend la mesure des franchouillards stéréotypes islamophobes et des discriminations qu'ils  légitiment


NPA 34, NPA