mardi 11 octobre 2016

Migrant-es de Calais. Gros revers pour le gouvernement : le Secours catholique le lâche ...


"Nous ne serons pas complices d’une opération de communication, qui n’a rien d’humanitaire !"
 On a joué le jeu. On était dans le dialogue avec l’Etat. On avait préparé une action en référé pour empêcher la destruction du bidonville, on l’a gardée dans les tuyaux. On était prêts à rassurer les exilés, passer l’info, à dire «soyez sereins». On a osé dire oui à l’Etat. Mais là, on est allés au bout. On doit se tenir aux côtés des exilés, pour le respect de leurs droits fondamentaux. Et là, leurs droits vont être bafoués. Une partie va revenir à Calais, et la police les harcèlera. C’est une opération sécuritaire, qui n’a d’humanitaire que le nom. Non seulement on va faire la chasse aux exilés, mais en plus, le résultat sera nul.

[…] Les campagnes électorales se suivent et se ressemblent. Et ce sont toujours les pauvres qui paient le prix fort. Cliquer ici


À Calais, il n’est visiblement pas question que les migrantEs puissent manifester leurs demandes ni que la solidarité puisse s’exprimer. Ainsi, deux jours plus tôt, la préfecture a interdit la manifestation du 1er octobre lancée par la Coalition internationale des sans-papiers et migrants, et soutenue par différentes organisations dont Solidaires et le NPA.

Alors samedi, ça a canardé de partout : 700 grenades lacrymogènes envoyées (chiffre communiqué par la préfecture...) du sol, des ponts qui surplombent le campement et même d’hélicoptère. Rien d’étonnant pour les habitantEs de la « jungle » qui connaissent la violence au quotidien : deux jours plus tôt, les flics avaient même tiré au flashball sur un gamin de 9 ans qui en est resté paralysé... Cliquer ici

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NPA 34, NPA