mercredi 5 octobre 2016

Montpellier. Le NPA34 vous invite à une soirée d'échanges avec Philippe Poutou sur les luttes et la solidarité internationale



C'est vendredi prochain ... mais ce n'est qu'un début !


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   Les mobilisations du printemps ont remis quelques pendules à l'heure, secoué quelques certitudes, posé tout un tas de questions.
Voila qui donne envie de réfléchir.

    Pourquoi n'avons-nous pas pu, malgré la force et la nouveauté de nos mobilisations (soudées par un ciment toujours plus marqué : l'anticapitalisme), empêcher l'adoption d'une loi "travail" rejetée par l'immense majorité de la population ?

    Pourquoi, malgré la convergence qui s'est manifestée, n'avons-nous pas pu entraîner une mobilisation plus massive bloquant réellement l'économie ?

    Pourquoi n'avons-nous pas pu créer un lien réel avec les plus opprimé-es (appelons ça "les quartiers", les "sans papiers"... les exclus, en somme) ? 
 

Et pendant ce temps, le silence médiatique était total sur les multiples attaques contre les Palestinien-nes. Quant aux populations syriennes et irakiennes, elles souffraient et souffrent encore sous les bombes russes, américaines, françaises... Et pour ce qui est des migrant-es, rejeté-es, chassé-es, boucs émissaires, notre République, se glorifiant d'être un modèle universel d'humanité-de fraternité-d'égalité, ne leur reconnaît qu'un seul droit : se taire et subir, sous les coups des matraques et des lacrymogènes s'abattant sur les récalcitrant-es et leurs soutiens. Pour faire bonne mesure, c'est tout aussi républicainement que se développe, depuis l'Etat, une campagne raciste prenant la forme d'une diabolisation de la religion musulmane qui renforce l'extrême droite et ses franges fascistes.
    On n'oubliera pas enfin que, dans les tous prochains jours, c'est sur les opposant-es à l'aéroport de Notre Dame des Landes que la violence policière la plus extrême risque de s'exercer.
   Il nous faut parler de tout cela, des moyens de relancer nos luttes et de traduire leurs acquis dans la construction d'un autre monde que celui qu'imposent les maîtres capitalistes de l'actuel.
    Les 4 heures anticapitalistes organisées par le NPA 34 peuvent être l'occasion d'entamer ce débat. Loin des réponses toutes faites, mais en s'appuyant sur l'expérience accumulée, sur les leçons de l'histoire, sur une réflexion collective.
    Et, tant qu'à faire, dans une ambiance conviviale retrouvant et renforçant les liens qui se sont créés au feu de l'action.
C'est ça, aussi, le rôle d'une organisation politique.

(2 octobre 2016)

 Agenda de l'AG Populaire Nuit Debout de Montpellier
 
 

Quelques liens extraits de la dernière Lettre d'Information (LI) du NPA 34 (2 octobre)










  

Les intérimaires et les accidents du travail, par Gérard Filoche (L'Humanité)

Chômage 500 000 formations, et combien d’arnaques ? (L'Humanité)

« Ces formations ne feront que recomposer le "stock" de demandeurs d'emploi» (L'Humanité)

 Air France, Goodyear : derrière les procès médiatisés, une répression anti-syndicale en passe de se généraliser (Basta !)

Audio. Désert de la critique (Radio Primitive)

Discussion sur la justice d’exception (Lundi matin) 

Assignations à résidence, interdictions de manifester, tout savoir sur l’abolition de vos droits (Lundi matin)  

Un manifestant mis en examen pour port illégal… d’une Croix Rouge (StreetPress)

Du « modèle » israélien (Les blogs du Diplo)   

Discours piégé sur l’identité – Mélenchon et le « récit national » (ESSF) 

 Racisme. Les mots qui manquent par Christine Delphy (Les mots sont importants   

Colonisation = partage de la culture? Une plainte collective contre François Fillon (Mediapart)   

Audio. République, laïcité, religions. Saïd Bouamama : le soupir de la créature opprimée (Radio Campus Lille)



Et aussi


Et encore

Samedi dernier à Calais et sur l’autoroute du Nord, la politique gouvernementale s’est tristement illustrée avec l’interdiction de la manifestation de soutien aux migrants. Gazages, matraquages, blocage des cars partis de Paris, ce sont les mêmes méthodes que celles appliquées aux manifestantEs contre la loi travail, à toutes celles et ceux qui s’opposent à la politique gouvernementale, aux dictats patronaux. Dans le plus grand silence médiatique.

La France prend sa part ? 

Ce qu’on appelle la « jungle » de Calais ce sont 10 000 réfugiéEs dans la boue du camp de La Lande, fuyant guerres et misère, qui cherchent à gagner la Grande-Bretagne. Le gouvernement continue la même politique sur le thème « la France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Il impose également l'équivalent de Calais à Vintimille pour empêcher des réfugiéEs actuellement en Italie de venir en France. Cliquer ici
 

 



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