samedi 26 novembre 2016

Flash (ball) agenda Montpellier : état d'urgence, un an déjà ! Tu prends de la tarte ?



Valls...T'ar ta gueule !*



*Alain Souchon :"Si tu m'crois pas hé / T'ar ta gueule à la récré." J'ai 10 Ans (Clip TV)

 
Le cas exemplaire, parmi tant d'autres, de notre camarade Jules Panetier...

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Cette insécurité qui monte. Rapt policier dans les rues de Montpellier... 

 
 ...et celui de notre camarade Cassandre...



La Marseillaise 17 novembre 2016


Montpellier. Cassandre au tribunal...  

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Alors que s’ouvre le procès de trois policiers, jugés à Bobigny, pour avoir blessé six personnes avec le Flash-ball, le sociologue de la police et de la justice pénale Fabien Jobard, revient sur vingt ans d’utilisation de cette arme, banalisée par la droite, devenue le symbole des dérives policières depuis les années 2000. […]

Le flash-ball est-il destiné aux quartiers populaires ? 

Fabien Jobard. Oui : son introduction mais surtout sa diffusion sont destinées aux « violences urbaines », pour reprendre l’expression policière. Le flash-ball est devenu emblématique de la manière de faire la police en banlieue. L’intervention policière en banlieue n’est pas la même que dans le reste du territoire. Pour une même situation et selon le lieu, on dira « violence urbaine » ou bien « désordre juvénile ». C’est une question lexicale mais aussi une question d’équipements, de doctrine et surtout d’état d’esprit. Il y a des policiers qui n’ont jamais touché à cette arme et d’autres pour qui, dans les quartiers, elle relève du quotidien. Le flash-ball aide à figer la mythologie d’une banlieue où on intervient différemment que partout ailleurs sur le territoire. Par conséquent, cela fige l’antagonisme police-population. Cliquer ici

A lire aussi 

Dès le début, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme : L’état d’urgence utilisé contre les militants

Pour la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, Laurence Blisson, le retrait des perquisitions administratives ne désamorce pas ce régime d'exception, qui renforce les autorités administratives au détriment du pouvoir judiciaire. 
[…] Sans les perquisitions administratives, mesure la plus employée, à quoi sert l’état d’urgence ?
A assigner à résidence des personnes qui ne sont pas mises en examen ni renvoyées devant un juge, qui examinerait la pertinence de mesures prises à leur encontre. Dans un contexte de mobilisations sociales et politiques, le gouvernement peut potentiellement y recourir, comme on l’a vu avec le précédent de la COP21 [des militants écologistes avaient été assignés à résidence pendant toute la durée de la conférence sur le climat, ndlr].


Sans les perquisitions, il reste encore les interdictions administratives de rassemblement, le couvre-feu, les dissolutions d’association… [l’association qui gérait la mosquée «radicale» de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), fermée dans le cadre de l’état d’urgence, a été dissoute mercredi en Conseil des ministres, ndlr]. Les pouvoirs des autorités administratives sont toujours exacerbés. L’état d’urgence restera un outil extrêmement puissant, sans être à même de lutter contre le terrorisme. Cliquer ici


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 Certains pays comme la Norvège ou la Belgique, confrontés aux mêmes difficultés que la France, actuellement ou par le passé, ont fait le choix inverse de celle-ci,  celui du refus de l’exception. Or si l’équilibre entre sécurité et liberté est complexe, la seule voie possible est celle nous faisant sortir de l’émotion qui mène naturellement à l’argument d’autorité, et nous diriger vers la raison c’est-à-dire vers une confiance restaurée dans notre état de droit et notre système juridictionnel.

Comme l’écrivait Benjamin Franklin, "un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et finit par perdre les deux". Cliquer ici

Sur la notion d'Etat de droit : "Même avec des guillemets, des expressions, parmi d'autres formules ambiguës, telles que « zones de non droit » ou, avec ou sans guillemets, "Etat de droit", tendent à fétichiser le droit comme expression d'une sorte de contrat social primordial, harmonieux, que la réalité des conflits sociaux, mais aussi politiques, aurait dénaturée. En somme il serait un mirifique au-delà ou idyllique en-deçà de l'histoire de nos sociétés, modèle eldorado, qu'il conviendrait de travailler à retrouver ou du moins d'approcher. Avec, sous-jacente, la béate croyance qu'il suffirait que les hommes (les femmes aussi) de bonne volonté se donnent la main pour que cet horizon lointain se retrouve à portée... de main." Cliquer ici 

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NPA 34, NPA