God Bless Béziers... Mwahaha ! Un Ménard ça Trump énormément...


... mais, gaffe, ces grandes gueules d'extrême droite gagnent les élections ! 

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POLITIQUE - Le plus sérieusement du monde, Robert Ménard tient à "féliciter personnellement" Donald Trump. Dans un courrier adressé ce mercredi 9 novembre au nouveau président des États-Unis, le maire de Béziers lui témoigne de sa "très grande joie", assurant partager "certaines valeurs" et défendre comme lui "la famille, les frontières, les traditions, la nation, le combat contre le mondialisme et le terrorisme".

Joignant sa voix au concert des personnalités d'extrême droite qui jubilent à travers le monde, l'édile soutenu par le Front national se félicite de cette "nette victoire face une caste politique qui pratique l'entre-soi, avec l'appui de médias honteusement partiaux" et voit dans le succès de Donald Trump "le signe du relèvement des peuples occidentaux". Cliquer ici


Trump, le Le Pen américain

Le démagogue Trump a flatté les vieux démons de la société américaine, le racisme, le nationalisme, le sexisme, pour dévoyer la colère contre les pouvoirs en place, la canaliser dans le cadre du système, pour mieux perpétuer celui-ci et le défendre en désignant des boucs émissaires. Comme Le Pen ici, il vante le repli national prétendant rapatrier les emplois de Chine ou d’Amérique latine, comme si les multinationales allaient se priver de produire à bas coût !

Pendant sa campagne, il n’a cessé de chercher à diviser les travailleurs, multipliant les propos insultants contre les Mexicains ou les musulmans, affichant son mépris des femmes. Il a contribué à raviver le racisme contre les Afro-Américains que les États-Unis ont hérité de l’esclavage et de la ségrégation. 

Une société et un monde malades du capitalisme 

Ces élections, la déroute des Démocrates, marquent la fin de ce que la victoire d’Obama, en 2008, avait pu laisser espérer : l’ouverture d’une nouvelle ère politique qui tournerait la page des années Bush. Huit ans plus tard, les 1 % les plus riches ont capté 85 % des richesses supplémentaires du pays. Comme ici, les inégalités se sont creusées au profit d’une petite minorité. La dite croissance américaine, c’est une précarisation croissante et un endettement colossal tant des particuliers, des entreprises que de l’État. Cliquer ici


L'impopularité des deux candidats mais c'est H Clinton qui en a fait les frais !

À travers le pays, le candidat républicain aurait selon les premières estimations obtenu 60 % du vote des hommes blancs, 52 % des femmes blanches. Il s’agit plus précisément du vote de l’électorat blanc de classe ouvrière, les cols-bleus. Cette victoire, il la doit ainsi avant tout aux États de la « rust belt », région industrielle en déclin au cœur du pays : Ohio, Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan. Et dans la poignée d’États clés habituels où se jouaient l’élection, si l’on s’en tient aux premières analyses dont on dispose, Donald Trump a en outre mobilisé bien plus largement que Mitt Romney en 2012. Des tendances qu’aucun sondeur ou analyste n’avait vues venir, du moins pas dans de telles proportions.

Le succès de Donald Trump s’explique encore par la défiance, voire la haine qu’a pu inspirer Hillary Clinton. Des électeurs républicains se disant dépités par l’état de leur parti, peu séduits par Trump, ont ainsi avant tout voté contre Hillary Clinton. « J’aurais pu voter démocrate si ça avait été quelqu’un d’autre qu’Hillary Clinton », nous disait Lauren Wilber, septuagénaire vivant au Texas, républicain depuis toujours. Près de 90 % des électeurs inscrits au parti républicain auraient ainsi voté pour le candidat ce 8 novembre. Un résultat défiant les pronostics, qui tablaient sur un éparpillement du vote de droite en raison de l’impopularité de Donald Trump.

Le républicain et la démocrate étaient en effet les deux candidats les plus impopulaires dans l’histoire moderne du sondage, avec à peine 40 % de l’électorat se disant satisfaits du choix offert par les deux grands partis. Avec le handicap supplémentaire pour Hillary Clinton de ne pas incarner la nouveauté. « Drain the swamp », « Nettoyez le marécage », chantaient ainsi les supporteurs de Donald Trump réunis à l'hôtel Hilton à New York, mardi soir, faisant allusion à la scène politique de Washington qu’il faudrait donc « nettoyer » et remplacer. 

Hillary Clinton semble ainsi ne pas avoir réussi à se débarrasser de son image de femme politique appartenant à l’« establishment », une élite déconnectée du peuple, malhonnête et empêtrée dans le scandale de ses mails. La mobilisation du camp démocrate tout entier derrière elle n’y aura rien changé, ni les efforts de Barack Obama (un président toujours populaire dans les sondages), ni ceux des deux figures de la gauche, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, redoublant d’efforts dans les swing States. La défaite d’Hillary Clinton sonne donc comme celle du parti démocrate dans son ensemble.

Il faut regarder de plus près les résultats des États clés dans lesquels s’est jouée l’élection pour mieux comprendre la dynamique électorale de cette présidentielle : la force du message de Trump auprès de l’électorat de classes populaires, les faiblesses de la candidature d’Hillary ne réussissant pas à mobiliser la « grande coalition » qui avait fait le succès de Barack Obama.

Si l’électorat « non blanc » votait à 61 % pour Obama en 2012, à ce stade Hillary Clinton aurait remporté 54 % de ce vote. Selon les premières estimations, les jeunes et les minorités l’auraient moins soutenue que Barack Obama en 2008 et 2012. Quant aux électeurs d’origine hispanique, sur lesquels misaient les démocrates, ils ne seraient pas beaucoup plus mobilisés qu’en 2012, quand 48 % des Latinos en âge de voter se rendaient aux urnes.  

En Floride, un swing State que les démocrates comptaient remporter notamment grâce au vote latino, la participation de ce groupe fut importante mais insuffisante. Trump a remporté l’État avec 49,1 % des voix, contre 47,7 % pour Clinton, rappelant ainsi, comme le souligne le quotidien Miami Herald, que « la Floride compte plus d’électeurs blancs qu’issus des minorités ». Le républicain y a obtenu une majorité des suffrages dans les bastions conservateurs de Jacksonville et Fort Meyers, ainsi que dans les zones rurales. 

En Caroline du Nord, les démocrates misaient sur le vote des minorités et des jeunes cadres dynamiques peuplant de plus en plus l’axe urbain Raleigh-Charlotte. Là aussi, ce fut insuffisant. Trump y aurait bénéficié d’un très fort taux de participation dans les zones rurales et dans des comtés abîmés par le déclin des industries du textile et du tabac. Il a remporté l’État avec 50,5 % du vote, contre 46,7 pour Hillary Clinton.

L’homme d’affaires s’est encore imposé dans l’Ohio, avec 52,1 % du vote (contre 43,4 pour Clinton), notamment en raflant les bastions industriels et miniers. Il y a remporté des comtés que Romney avait largement perdus en 2012. La même logique fut à l’œuvre dans le Wisconsin (48,7 % contre 46 pour Clinton), en Pennsylvanie (48,9 % contre 47,6 %), et même dans le Michigan (48,1 % contre 46,8 %). Dans cet État, annoncé comme une victoire facile pour les démocrates étant donné qu'il a voté démocrate au cours des dernières présidentielles, Hillary Clinton ne creuse finalement l’écart qu’à Detroit, Flint et dans la ville universitaire Ann Arbor. Les banlieues et zones rurales vont à Trump. L'intégralité de l'article (accès réservé aux abonné-es de Mediapart)



 Le dossier du numéro de septembre de notre mensuel


  

  
  

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Le Pen et Sarkozy plongent dans le bain de Trumpette, se donnant pour les représentants du beauf en chef américain : « puisqu’il a gagné, nous aussi », salivent-ils à gros bouillon. 

Il revient à tous les syndicalistes qui se sont retrouvés dans la lutte contre la loi Travail comme notamment à Amiens de se battre pour les revendications de toutes et tous, pour une vraie démocratie sociale, dans le rassemblement le plus large des luttes, pour bloquer leur entreprise national-raciste. Cliquer ici

Mais n'oublions pas de (com)battre notre Hillary Clinton... Hollande ou son clone, même "plus à gauche" ! 

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Trump fait main basse sur l'Amérique

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Le maire d'extrême droite de Béziers a décidé de ne pas verser la contribution de la mairie au Centre interrégional de développement de l'occitan qui s'apprête à boucler son budget.La Région qui ne croit pas du tout à l'argument des « économies » dénonce une « posture idéologique ».


NPA 34, NPA