vendredi 11 novembre 2016

Hérault. Areva condamné, victoire postmortem pour un mineur ...


Nucléaire français, une mine de scandales...


Serge Bolender est mort d'un cancer du poumon à 56 ans avant d'avoir vu condamnée la société Cogema devenue Areva pour faute inexcusable. La Cour d'Appel de Montpellier confirme le jugement du Tribunal des Affaires de Sécurité sociale de 2013.

La chambre sociale de la cour d'appel de Montpellier a condamné le 26 octobre la société Cogema, devenue Areva, pour faute inexcusable.

La cour d'appel de Montpellier confirme la condamnation en première instance de la société Areva par le tribunal des Affaires de Sécurité sociale de Montpellier le 8 avril 2013 après le recours de Serge Bolender.

Serge Bolender avait travaillé 15 ans dans les mines Cogema du Massif central, puis de Saint-Martin-du-Bosc, près de Lodève. En 2010, son cancer du poumon est reconnu par la Cogema comme maladie professionnelle. Mais il ne veut pas en rester là. Il veut aller jusqu'au bout et faire condamner le géant du nucléaire. La faute inexcusable a été confirmée par la cour d'appel. Cliquer ici

 La Marseillaise du 8 novembre 2016

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)



Revenons un instant à la fin des années 60. A l’époque, un « jeune-ingénieur-plein-d’avenir », tout frais émoulu d’une grande école, partait d’un bon pas à EDF ou au CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Le nucléaire avait en effet le vent en poupe. On considérait alors que la consommation d’électricité doublait tous les dix ans en France et qu’en 2000, on aurait besoin de 1000 TWh, et bien plus encore en 2020. Pour satisfaire cette demande en croissance inéluctable, il fallait donc construire de toute urgence des centrales nucléaires, au rythme de 5 000 à 6000 mégawatts de puissance installée par an et ce durant une trentaine d’années au moins. La seule question qui agitait le petit monde du nucléaire était la perspective de l’épuisement des ressources en uranium, dont on pensait qu’il pourrait survenir dès le début du vingt-et-unième siècle. 

La France n’a pas d’uranium… mais elle a le plutonium

Heureusement, grâce au plutonium, on allait pouvoir résoudre ce problème de raréfaction de l’uranium1. En effet, la France avait les capacités de produire à La Hague, dans son usine flambant neuve de retraitement des combustibles nucléaires usagés, plus de plutonium qu’elle n’en avait besoin pour fabriquer ses bombes atomiques. Et l’on se disait que ce plutonium en excédent pourrait servir à produire de l’énergie dans des réacteurs dits surgénérateurs. C’était la promesse d’une multiplication d’un ordre de 50 des réserves d’uranium. Quant aux autres sous-produits du retraitement, considérés comme définitivement inutilisables, ils seraient vitrifiés et conservés à la Hague, en attendant une solution de stockage définitif qu’on trouverait sans aucun doute dès le tournant du siècle. Cliquer ici

Illustrations par NPA 34


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-----------Affaire AREVA, explosif !------------- 

Les actionnaires salariés d'Areva ont-ils été abusés ? - Le Monde

 

C'est une enquête en terrain miné, où les acteurs troubles et puissants avancent masqués...

 

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Areva : Anne Lauvergeon chez les juges sur le dossier Uramin

 

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Daniel Tanuro – 03/11/2016  
Le 4 octobre, septante-quatre pays représentant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre avaient ratifié l’accord de Paris sur le climat. Il entrera donc en vigueur le 4 novembre, juste avant la COP22 à Marrakech (Maroc), du 7 au 18 novembre.

Discours rassurants 

 

Cet accord a été complété par un autre : le phasing out des HFC, décidé dans le cadre du Protocole de Montréal sur la couche d’ozone [1]. Le pouvoir radiatif de ces HFC est plusieurs milliers de fois supérieur à celui du CO2. Leur interdiction permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90GT d’équivalent CO2 d’ici 2050, par rapport aux prévisions. Cliquer ici 

 

[1] HFC : hydrofluorocarbures ; appelés à remplacer notamment les CFC – chlorofluorocarbures – et les HCFC, les gaz les plus utilisés comme réfrigérants jusqu’à l’adoption du Protocole de Montréal en 1987. Les HFC quoique leur pouvoir radiatif soit, comme pour les CFC, plus de mille fois supérieur à celui du CO2, ne détruisent pas la couche d’ozone.


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