mercredi 7 décembre 2016

8 décembre : La Poste en grève !


CONTRE LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL,
POUR LA SUSPENSION DES RÉORGANISATIONS,
POUR L'EMPLOI.

RASSEMBLEMENT DEVANT LA POSTE RONDELET
(Montpellier)
JEUDI 8 DÉCEMBRE À 10h.


Comme dans la santé, ce sont les salarié-es qui paient le prix fort des innombrables "réorganisations" dont le but est de faire de La Poste une entreprise rentable: suicides (28 en un an !), accidents du travail, absentéisme... ! Et dans le même temps, 3000 à 5000 facteurs en moins par an.
Et ce ne sont pas uniquement les salarié-es et leurs syndicats qui dénoncent ce scandale. Huit cabinets d’expertise ont adressé une lettre ouverte au PDG du groupe, Philippe Wahl. Ils dénoncent une « dégradation des conditions de travail et le mépris du dialogue social manifesté dans les différents secteurs et aux différentes échelles du groupe ». Ils évoquent une « situation préoccupante du fait de la rapide dégradation de l'état de santé des agents ».
Voila qui explique aisément le nombre impressionnant de grèves dans les bureaux et les centres de tri. Des grèves parfois victorieuses : les facteurs de Rivesaltes ont fait 215 jours (!) entre novembre 2015 et juin 2016, et ils et elles ont gagné contre les suppressions d’emplois et contre la répression de leur représentant CGT.
En plein état d’urgence et en période de fêtes, les postiers de Neuilly (92) au côté d’autres bureaux parvenaient en janvier 2016 à annuler la délocalisation d’un service au bout de 82 jours de grève. À Asnières (92), qui a fait grève également au côté d’autres centres pendant 63 jours au moment de la mobilisation contre la loi travail, le plan de suppressions d’emplois a été annulé : il n’y a pas eu de réorganisation sur ce centre depuis 2010 et il n’y en aura pas avant 2019 ! Et plus récemment, les guichetiers de trois bureaux de Paris 13 ont également fait reculer La Poste sur les suppressions d’emplois après 40 jours de grève.
Autant de mouvements dispersés qui, au-delà des belles victoires obtenues, n'ont pas permis de faire céder la direction à l'échelon national.
La décision des syndicats CGT-FAPT, SUD-PTT et UNSA-Poste. d'appeler à une grève nationale et unitaire ce jeudi 8 décembre (fruit entre autres de la bataille menée par un certain nombre d’équipes syndicales combatives SUD et CGT) peut constituer un tournant vers une offensive plus centrale contre les plans de la direction de La Poste.

Dans cette bataille-là, l'appui des usagers sera un élément déterminant.