vendredi 23 décembre 2016

En débat. Syrie (mais aussi Ukraine, Georgie...) : analyse des positionnements poutiniens d'une partie de la gauche française...



 ... en proximité avec la droite extrémisée et le FN. 

Danger : Fillon, Le Pen, Mélenchon ou le triangle infernal du confusionnisme politique ! Premier bénéficiaire direct le dictateur Assad, ce "tueur en Syrie". Dommage collatéral : le brouillage des conditions de mobilisation pour la rupture avec l'ordre capitaliste... et son désordre criminel. 


Point de vue : Comme l'expose la vidéo ci-dessus, Mediapart est souvent pris à partie, à propos de la Syrie, par certains lecteurs qui lui reprochent d'être "atlantiste", autrement dit partisan de "l'impérialisme américain". Pourquoi cette accusation qui, c'est démontré dans cette vidéo, est une contre-vérité ? Parce que la rédaction de Mediapart, non seulement ne soutient pas la politique d'appui militaire et politique de Poutine à Assad, mais la critique sans concessions. Tout comme elle développe une approche critique du rôle des puissances occidentales sur le champ international.
 
Le fond du problème : ces lecteurs, pour la plupart alignés sur le soutien de fait (hypocritement retranché derière le "je ne prends pas parti" sur la "bataille d'Alep") de Mélenchon à Poutine et à Assad, optent pour une logique de "l'ennemi de mon ennemi est mon ami" : Assad et Poutine menant, prétendent-ils (ce qui est, à quelques détails près, faux, voir la vidéo sur ce sujet), la guerre contre Daesch, qui a provoqué les monstrueux attentats que nous savons, l'intérêt de la France (dans lequel se fondrait naturellement l'intérêt du peuple, cabriole de la terminologie de Mélenchon) est que la résistance opposée à Assad, postulée islamiste, et par amalgame, djihadiste, soit écrasée...On notera au passage l'incohérence qu'il y a à affirmer, d'une part, qu'on ne prend pas parti dans cette "guerre", et, d'autre part, quasiment dans la foulée, que l'on soutient qu'il faut détruire, à Alep, comme ailleurs dans le pays, les islamistes résistants ... en laissant Poutine régler ça (sic). Avec l'aide de l'Iran, ce pays où chacun-e sait que les islamistes n'ont aucun poids ...  Incohérence qui traduit la gêne devant l'ampleur des massacres opérés contre la population d'Alep, laquelle gêne ne saurait cependant déboucher sur une claire affirmation d'internationalisme et donc de soutien envers les peuples et non envers les Etats ..., qui plus est, dictatoriaux (eh oui, la Russie est un Etat dictatorial et impérialiste !). 

Alors quid de l'accusation d'atlantisme portée contre tout critique de l'action poutinienne en Syrie ? Son manque de crédibilité absolue : la politique étatsunienne dans ce pays et plus globalement au Proche-Orient, s'est, sous Obama, caractérisée par une volonté inébranlable de ne pas fournir les armes réclamée par la résistance luttant contre la dictature assadienne (1), du temps même où elle profitait encore de la dynamique civile de la révolution démocratique commencée en 2011. Le refus des Etats-Unis, suivis par les autres Etats occidentaux (dont la France), d'apporter cet appui, alors que les monarchies du Golfe surarmaient les factions islamistes, a, non seulement renforcé Daesch... et Assad (lire les propos de Gilbert Achcar ci-dessous), mais aussi contribué décisivement à changer le rapport de force dans la résistance elle-même en faveur de celles-ci et au détriment des courants démocratiques et laïques. 

...du peuple syrien ?

Il est ainsi essentiel de comprendre que le jeu combiné et, quoique partiellement contradictoire, en convergence antipopulaire, des puissances impériales a avant tout affaibli, jusqu'à menacer sa survie, comme on l'a vu dans la toute récente "bataille d'Alep", le processus révolutionnaire antiAssad. Toutes choses que le simpliste binarisme campiste des mélenchonien-nes mobilisé-es sur le site de Mediapart élude et qui les amène à côtoyer, dans leur appui à Poutine, les partisan-es de Fillon et de Le Pen. Contre la révolution syrienne et pour le dictateur impérialiste Poutine, après avoir ciblé les "travailleurs détachés" voleurs du pain des travailleurs "en place", soutenu les policiers descendant dans la rue et déclaré refuser d'accorder le droit de circulation et d'installation à tous/toutes les migrant-es (pour nombre d'entre eux/elles, syrien-nes !) en France... décidément la mélenchonie tangue sérieusement et déroute sa coque de noix électoraliste hors du cap, proclamé par certain-es, mis encore "à gauche toute" ! N'est-il pas temps de sortir de ce piège tueur de l'espoir, réactivé dans la récente mobilisation contre la loi "travail", en une société débarrassée des Valls, Hollande, Sarkozy, Fillon, Le Pen, Assad, Poutine, Obama, Trump ... gestionnaires (ou aspirant gestionnaires) et effrayants acteurs de ce monde d'exploitation, de discriminations, de divisions (également miné par un irresponsable écocide) qui a nom capitalisme ?

Antoine 

(1) Les Etats-Unis appuient militairement les combattant-es kurdes, point que nous ne pouvons pas analyser ici; lire ci-dessous les lignes consacrées à la lutte des Kurdes dans "La révolution syrienne et le martyre d’Alep".

Note : que ceux et celles qui trouveraient déplacé que l'on souligne que Jean-Luc Mélenchon a un décisif point de convergence avec François Fillon et Marine Le Pen sur le rôle positif qu'ils attribuent à la politique internationale de Vladimir Poutine, méditent l'article auquel renvoie le lien ci-dessous. Qu'ils/elles méditent, plus particulièrement, en quoi cette convergence affaiblit les résistances nécessaires à la poussée des droites extrêmes et de l'extrême droite ici, en Europe et en France même : L’extrême droite autrichienne s’allie à Russie unie, le parti de Vladimir Poutine Extrait : "Le texte [de l'accord] [...] prévoit l’établissement d’un partenariat étroit à différents niveaux. Les deux partis s’engagent, par exemple, à « partager des informations sur les questions concernant la Fédération de Russie et la République d’Autriche » ou « les relations bilatérales et internationales ». Ils promettent également de coopérer pour « renforcer l’éducation des jeunes générations dans un esprit de patriotisme »." A lire sur le sujet Pourquoi Vladimir Poutine est devenu le "super-héros" de l’extrême droite européenne



Désinformation et complot américano-hollandais-npaesque, relayé par Le Monde ?

Malgré sa propension à jouer les victimes, avec d’autres, Jean-Luc Mélenchon persiste à propager le mensonge selon lequel il n’y aurait plus de démocrates dans la résistance à Assad, que les combattants d’Alep sont tous « les assassins de Charlie », voire assimilables à « des Waffen-SS »... passant par pertes et profits le fait que Daesh a été chassé d’Alep en 2014 ! Bref, qu’il n’y a plus rien à défendre dans l’insurrection syrienne. Les tortures et massacres de masse du régime sont relativisés, le fait que les bombardements du régime et de ses alliés épargnent Daesh pour se concentrer sur les zones où existent des coordinations citoyennes est nié. 

Leur hypocrisie, nos solidarités 

Mais nous ne sommes pas dupes des larmes hypocrites des membres du gouvernement socialiste qui disent défendre le peuple syrien, alors qu’ils en avaient le pouvoir et n’ont rien fait. Ni pour permettre aux Syriens insurgés de se défendre, ni pour empêcher l’aide humanitaire d’être accaparée par l’appareil du régime massacreur, ni pour accueillir dignement les centaines de milliers de réfugiés qui fuyaient la guerre en espérant trouver un asile, même provisoire, dans les pays d’Europe. Cliquer ici

L'honneur anticapitaliste de la solidarité avec le peuple syrien


A lire aussi

Paru sur le site d'Ensemble ! 

Les forces progressistes se revendiquant de l’internationalisme et de l’anti-impérialisme portent une lourde responsabilité dans le drame qui continue à se jouer en Syrie. Si une majorité de la gauche a fermé les yeux ces dernières années sur les crimes du boucher de Damas (Bachar Al-Assad) et de ses alliés, au nom d’une prétendue lutte contre l’obscurantisme islamiste, on aurait pu penser que cette gauche se réveillerait face aux massacres mis en lumière avec la chute d’Alep. Il n’en est rien. Au contraire, la fraction de la gauche qui s’était empêtrée dans différentes variations plus ou moins affirmées d’un campisme pro-régime et pro-russe s’enfonce plus encore dans une fuite en avant justifiant, relativisant ou niant les massacres de masse et les déplacements forcés de populations qui sont en cours. Une autre partie de la gauche, qui ne verse pas directement dans le campisme, a rapidement estimé que la révolution avait été entièrement pervertie par des forces réactionnaires, et s’est contentée d’adopter une orientation se limitant au soutien au mouvement d’autodétermination kurde qui a gagné en puissance durant la révolution syrienne. Le résultat final est que cette gauche a également abandonné les révolutionnaires de Syrie, voire participe d’une relativisation des crimes du régime.  

[…]  La  négation de la révolution syrienne et son assimilation à des groupes réactionnaires caractérisés uniquement par leur « islamisme » trahit un problème de fond particulièrement inquiétant : celui d’une condescendance, d’une islamophobie et d’un racisme envers les peuples de la région arabe. Si ces fractions de la gauche ne font aucune distinction entre Jabhat Fatah Al-Sham et autres groupes salafistes, les groupes affiliés aux Frères musulmans, Daesh, voire même, pour certains, les combattants – ou civils – scandant « Allahu Akbar » (qui n’a rien d’un slogan spécifiquement fondamentaliste), c’est sans doute parce que les discours sur le choc des civilisations et la guerre contre le terrorisme, qui trouvent pourtant leur origine aux Etats-Unis, ont fait leur effet. Pourquoi s’évertuer à comprendre les distinctions idéologiques entre ces différentes factions, la composition de leurs bases sociales, leurs différentes stratégies d’expansion, etc., quand on peut tout simplement les ranger sous l’étiquette « islamiste » ? Pourquoi chercher à identifier des formes d’auto-organisation dans des sociétés gangrénées par le fondamentalisme islamique, d’autant plus quand les pancartes sont écrites en arabe et que, pour l’œil européen, « Justice sociale » pourrait aussi bien s’apparenter à « Charia pour tous » ? La fraction de gauche soutenant uniquement – et de manière idéalisée – le PYD dans la région appuie sur le fait que celui-ci est multi-confessionnel et non-arabe – en somme, les Kurdes sont des gens civilisés, et non pas des barbus. La gauche campiste procède avec le même raisonnement en ce qui concerne le régime de Bachar Al-Assad, sensé représenter un compromis multi-confessionnel (comme nous l’avons écrit plus haut, cette représentation ne reflète pas la réalité de la confessionnalisation du conflit par le régime). Cette gauche en oublie d’ailleurs la discrimination pratiquée par le régime envers les populations non-arabes.

Paradoxalement, ces fractions de la gauche tendent à reproduire le discours dominant visant à essentialiser les peuples arabes comme étant des peuples passifs, incapables de s’organiser afin de résister à l’exploitation et à l’oppression, entièrement soumis à la coupe de groupes violents, qu’il s’agisse de milices islamistes ou d’États autoritaires. Et dont la seule expression politique organisée de manière forte ne pourrait qu’être le fondamentalisme islamique. Cliquer ici

Note : il ne nous est pas donné souvent de saluer les prises de position de camarades d'Ensemble !, principalement à cause de leur conception unitariste de la politique et du suivisme induit, plus ou moins critique, réticent et grognon suivant les circonstances, vis-à-vis des campagnes menées par un Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui plus républicain national que jamais. Nous avions cependant noté récemment, malgré son échec à convaincre la majorité des militant-es, la forte critique portée par un courant d'Ensemble !, à l'encontre des dérives dudit Mélenchon et sur l'inopportunité de soutenir la campagne  électorale de sa France Insoumise. Nous relevons ici la qualité analytique et argumentative, à quelques réserves près, de l'auteur, membre d'Ensemble !, de ces lignes sur "La révolution syrienne et le martyre d’Alep". Tout en regrettant qu'elles cèdent in fine au syndrome "diplomatique" fréquent chez Ensemble ! en évitant que soit désigné nominalement Jean-Luc Mélenchon comme principal représentant de cette gauche optant pour une "vision géopolitique manichéenne au service de l’aveuglement campiste" et abandonnant toute solidarité politique avec un peuple et une révolution livrés au massacre opéré par une coalition de tyrans !

 Déconstruction d'une fable

A propos du supposé antagonisme entre les Etats-Unis et la Russie sur la Syrie

"La raison officielle initiale donnée pour l'intervention a été façonnée pour que la Russie obtienne un feu vert occidental, en particulier américain. Dans la mesure où les pays occidentaux bombardent l'Etat islamique en Syrie, ils n'étaient certainement pas en mesure de formuler des objections à la Russie de faire de même. C'est avec ce prétexte que Poutine a vendu son intervention à Washington avant de la mettre en œuvre, et Washington a officiellement acheté. Au tout début, avant que la Russie planifie le commencement des bombardements, les déclarations de Washington saluaient la contribution de la Russie au combat contre l'Etat islamique. C'était, bien entendu, complètement illusoire – une supercherie. Mais je serais très surpris si, à Washington, ils s'imaginaient réellement que la Russie déployait des forces en Syrie pour combattre l'Etat islamique.

Ils ne peuvent ignorer que le véritable objectif de l'intervention russe est de consolider le régime de Bachar el-Assad. Le fait est que Washigton partage le véritable objectif de l'intervention de Moscou: empêcher l'effondrement du régime Assad. Depuis la première phase du soulèvement en Syrie, l'administration des Etats-Unis, même lorsqu'elle commença à dire qu'Assad devrait se retirer, a toujours insisté sur le fait que le régime devrait rester en place. Contrairement ce qu'imaginent des critiques simplistes des Etats-Unis, l'administration Obama n'est en aucune mesure impliquée dans une affaire de «changement de régime» en Syrie – c'est plutôt le contraire qui est vrai. Elle souhaite uniquement un régime Assad sans Assad. C'est la «leçon» qu'elle a tirée de l'échec catastrophique des Etats-Unis en Irak: rétrospectivement, elle pense que les Etats-Unis auraient dû opter pour un scénario que l'on pourrait qualifier de «saddamisme sans Saddam», plutôt que de démanteler les appareils du régime irakien. (Gilbert Achcar) Cliquer ici

Et aussi


« L’usage de la rhétorique religieuse islamique leur apparaît comme une nécessité vitale, insiste Ward Furati. Les commandants de toutes les branches de l’ASL nourrissent leurs combattants d’une pensée religieuse. Ces derniers ont besoin, en sus d’une conviction politique révolutionnaire, d’un ancrage religieux susceptible de donner un sens à leur combat et surtout à leur éventuelle mort, notamment pour ce qui concerne la vie post mortem. C’est le propre de notre société orientale du Machrek. Cela ne veut pas dire que tous les rebelles sont des radicaux et que leur projet politique est d’instaurer un État islamique régi par la charia. Même le régime adopte cette stratégie : ses troupes scandent souvent des chants religieux. » Cliquer ici


La chute d’Alep-Est a-t-elle été accueillie par des scènes de liesse dans les quartiers Ouest? Les rebelles ont-ils empêché les civils de fuir la ville ? Poutine et Al-Assad ont-ils vraiment lutté contre Daech ? «Libé» trie le vrai du faux dans la grande guerre de l’intox en Syrie.

Questions abordées


Les rebelles d’Alep sont-ils des terroristes ? 

Poutine et Al-Assad luttent-ils contre l’EI?

Le «dernier hôpital d’Alep» a-t-il existé ?

Les rebelles ont-ils retenu des civils ?
 



  Y a-t-il eu des scènes de liesse à Alep-Ouest ? 
 
Les chrétiens d’Orient protégés par Poutine ?


Une guerre pour le pétrole et le gaz ?



L’ONU embarquée dans une intox russe?
   
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On peut retrouver cet article ici


Illustrations par NPA 34

 Pour ce qui est de la ville d'Alep, plusieurs possibilités s'offrent au régime. Dans un premier temps le statu quo sera probablement mise en place. Chacun gère ses quartiers comme il l'entend mais à terme soit un accord est trouvé entre les FDS et le régime soit le régime va attaquer. Mais il y a plusieurs bémols dans ce cas. En effet le quartier de Cheikh Maqsoud est situé sur une colline qui domine Alep. Une position défensive idéale. Le régime avait tenté d'attaquer la position aux mains des YPG/YPJ à l'été 2013 et avait subi de lourdes pertes. De plus, les combats urbains peuvent vite tourner au carnage face à une résistance résolue. Les positions des FDS du canton d'Afrin ne sont qu'à quelques kilomètres au nord et relier les quartier nord de la ville contrôlé par les FDS aux canton d'Afrin est tout à fait plausible. Levant de fait l'encerclement du régime. Ensuite le régime lui-même a des positions encerclées dans le canton de Cizîre au Nord-Est de la Syrie. Ce faisant, les dernières enclaves du Nord-Est syrien risqueraient de tomber rapidement aux mains des Kurdes notamment un aéroport et deux bases militaires. Pour ainsi dire c'est un pari très risqué pour le régime d'attaquer les positions des kurdes à Alep même si celui-ci sera tenté par des démarches agressives. Probablement soutenu par son allié iranien qui voit d'un très mauvais œil l’expansion du Rojava au nord syrien de peur que ses propres Kurdes ne se révoltent à leur tour. C'est pour cela que Bachar El Assad a déclaré que les régions fédérales kurdes ont vocation à être temporaires malgré la Russie qui cherche à trouver un accord entre le Rojava et son protégé. Cliquer ici

Le Hezbollah, une force contre-révolutionnaire

Et encore 1

Les « campistes » d’aujourd’hui : les États-Unis, c’est le mal et donc les ennemis des États-Unis c’est le bien. L’Iran et la Russie de Poutine se voient promus au rang d’avant-garde de l’anti-impérialisme. La deuxième puissance capitaliste du monde, la Chine est même admise au club des anti-impérialistes. Cette vision binaire qui sert de guide en politique internationale à une vaste gamme de groupes politiques, depuis certains ultra-gauche jusqu’à l’extrême droite de genre Soral ne vaut évidemment rien du tout. Elle n’est que l’envers de la vision du monde élaborée au Pentagone et reprise par les dirigeants européens, la vision du monde qui oppose le camp du Bien (les États-Unis et les démocraties occidentales et leurs alliés du moment) et le camp du Mal, c’est-à-dire tous les autres auxquels il faudrait apporter les bienfaits du capitalisme libéral. Cliquer ici

Et encore 2




NPA 34, NPA