samedi 10 décembre 2016

Israël, cette " île qui est un miracle de liberté, de démocratie" (BHL)...


 ... qui "pave la voie à l’annexion d’une partie de la Judée-Samarie [la Cisjordanie, occupée]"

Info express 9 décembre : cela sent le roussi pour les plaignants antiBDS mais prudence jusqu'au délibéré : Procès en Appel de Saadia et Hussein : L’avocat général requiert la nullité de la procédure, et les militants demandent la relaxe ! Délibéré le 7 février 2017

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Samedi 10 décembre  à 14 h 30, nouvelle réoccupation de la Comédie à partir de 14 h30 avec tenue de tables en soutien à BDS 34 et plus largement pour la liberté d'expression et d'opinion. Le NPA 34, comme une vingtaine d'organisations ou d'associations, appelle à ce rassemblement. Répondons massivement à cet appel ! (voir ci-dessous Montpellier, un samedi internationaliste sur le rassemblement du 5 novembre.)

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Après dix ans de procédure, des Palestiniens expulsés par des colons à Amona ont obtenu gain de cause. Mais l’extrême droite entend faire voter une loi qui légaliserait les expropriations.

Imaginons que des gens s’installent sur un terrain ne leur appartenant pas en exhibant de faux titres de propriété, qu’ils y construisent des maisons et qu’ils refusent de s’en aller malgré une décision de Cour suprême leur enjoignant de le faire. Tout ça, avec l’accord d’un gouvernement qui ­déploie une énergie folle pour les aider à contourner la décision judiciaire. Incroyable ? Pas en Israël.
 
Du moins, pas dans les territoires ­occupés par ce pays puisque c’est bien en Cisjordanie, sur des terres privées appartenant à des villageois ­palestiniens de Silwad, de Taybeh et d’Ein Yabroud, qu’a été créée en 1995 la ­petite colonie d’Amona comptant aujourd’hui une quarantaine de famille (200 personnes).
Soutenus par l’ONG israélienne de défense des droits de l’homme Yesh Din, une ­dizaine de propriétaires ­palestiniens qui réclamait la restitution de leur patrimoine ont, au terme de dix ans de procédure, obtenu gain de cause devant la ­justice de l’Etat hébreu.

Dépouillés 

Mais les ­colons n’en ont cure : ils refusent d’appliquer l’arrêt de la Cour suprême leur ­ordonnant d’évacuer avant le 25 décembre. Cliquer ici

 A lire aussi

Israël a réactivé, selon une ONG, le projet de construire 500 nouveaux logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexée et occupée, une annonce de mauvaise augure pour les Palestiniens quant à la future présidence Trump. 

"Il s'agit du premier plan à aller de l'avant depuis les élections américaines", a dit à l'AFP Betty Herschman, une responsable de l'ONG Ir Amim, opposée à la colonisation. Pour elle, le projet s'inscrit "dans la droite ligne" des déclarations des officiels qui veulent mettre la victoire de Donald Trump au service de la colonisation. Cliquer ici

Hébron incarne toute la problématique palestinienne. D’un côté, les colonEs, soutenus sans faille par l’armée, font tout pour prendre le contrôle de la ville : leurs établissements au cœur du vieux Hébron visent à couper la ville en deux, que les colonies des hauteurs dominent comme une menace permanente. De l’autre côté, les PalestinienEs, qui ont dû fuir un centre devenu invivable, font actuellement de gros efforts de réhabilitation qui portent leurs fruits : la population palestinienne revient ! La solidarité internationale, sans doute ici la plus concentrée, s’active sans compter pour les aider.

Dans nos discussions, les Palestiniens nous disent le complet décalage qui existe entre l’Autorité palestinienne, corrompue, pieds et poings liés avec le gouvernement israélien, et les expériences de résistance populaire qui s’organisent sur le terrain, en lien direct avec les aspirations du peuple palestinien. Cliquer ici

Entre « l’homme de guerre et l’homme de paix », comme a titré Libération, c’est bien le second qui a largement dominé dans les médias. Peres n’a pas observé l’évolution de son pays depuis une résidence d’où il profitait de sa retraite politique. Jusqu’au bout, il a été acteur au premier plan... 

De 1970 à 2014, il occupa successivement les postes de ministre des Transports, des Finances, de la Défense, de Premier ministre puis de président d’Israël. La situation actuelle, que le champ politico-médiatique français tend à prendre comme exemple sécuritaire, n’est pas étrangère à Shimon Peres : elle est une part de son héritage.

Aujourd’hui, Israël est d’abord le second pays le plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). 21 % de la population y vit sous le seuil de pauvreté – dont 38,9 % des Palestiniens d’Israël – contre 13,8 % en 1995. Cliquer ici


Extrait à propos de ces documentaires d'Arte (liens vidéo ci-dessous) : Si la politique d’apartheid est clairement exposée, avec ses routes réservées aux colons, le(s) mur(s) et la spoliation des terres palestiniennes, il n’en reste pas moins que le spectateur peu au fait risque d’en retirer l’impression que l’État d’Israël, impuissant, n’en finit pas de devoir gérer à son corps défendant une politique agressive du fait accompli. Comme si s’interroger sur les profils, les motivations, l’argumentaire et la vie des colons faisait disparaître la question centrale du fait colonial israélien, qui est à la fois une politique assumée et la première des violences. Celle qui tout à la fois légitime, autorise, finance (très généreusement) et justifie chacun des actes de ces «  fous de Dieu  », dont Shimon Dotan dit pourtant que «  ce sont de braves gens qui font de mauvaises choses  », dans un entretien au journal Haaretz. Néanmoins ne grinçons pas des dents, ne crachons pas dans la soupe : le récit historique comme les portraits de ces femmes et de ces hommes aux sourires angéliques valent tout de même bien deux fois 52 minutes de notre attention.
 
Les vidéos




Incendies en Israël, la leçon d'humanité des Palestinien-nes

Tout le monde a salué la participation active des sapeurs-pompiers palestiniens à la lutte contre les gigantesques incendies qui ont touché Israël la semaine dernière. Pourtant, comme l’expliquait un des officiers palestiniens: «C’était tout à fait naturel, c’est comme quand quelqu’un se noie, on se jette à l’eau sans se demander au préalable quelle est son identité. C’est dans la nature humaine de tout un chacun...» Tout un chacun, vraiment?
Un cours d’humanité, voilà qui ne ferait pas de mal à Benjamin Netanyahou et à nombre de ses acolytes de la coalition d’extrême-droite, qui n’ont cessé d’accuser «les Arabes» d’être les auteurs des incendies, avant même d’avoir une quelconque piste allant dans ce sens. Cliquer ici

Et aussi






"Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël" (Manuel Valls)

  Cette déclaration signifie l'adhésion de Manuel Valls, avant même ses prises de fonction au gouvernement, à un communautarisme juif ouvertement sioniste, qui l'a amené, en tant que premier ministre, à couvrir les massacres perpétrés à Gaza pendant l'été 2014. Par la "mobilisation", en réaction en chaîne, de son rapport personnel à sa femme, elle-même présentée comme en appui à la politique de l'Etat d'Israël, par l'association comme nécessaire-naturelle de la "communauté juive" à cet Etat, et enfin par le stupéfiant recours à la notion d'éternité, Manuel Valls scelle, dans le hors temps de la politique, ce qui est son allégeance à ceux-ci, les juifs communautarisés et "leur" Etat colonisateur et massacreur des Palestinien-nes.
NPA 34, NPA