mardi 13 décembre 2016

Présidentielle. Virevoltes et gesticulations électoralistes, le système a posé le cadre...


Et si on décadrait ?
Pour "une pensée stratégique dépassant l’horizon immédiat de la tactique politicienne au jour le jour, au coup par coup, rigoureusement sans principes". ( Daniel Bensaïd)


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  Hollande, Valls, Macron, Montebourg et maintenant Peillon… le radeau de la Méduse socialiste tangue fortement en cette période
pré-électorale. La tentation est grande de raisonner en termes psychologisants sur le mode métaphorique « les rats quittent le navire chavirant et le moulin des ambitions personnelles tourne à plein »…
Cette approche a son grain de vérité mais est oublieuse de l’essentiel qui fonctionne à deux temps, politique et économique : le PS et ce qu’il a mobilisé directement de sa base sociale patronale (Macron) prend certes l’eau mais il fait feu de tout bois pour colmater les voies d’eau de sa coque de noix ! L’eau et le feu, chez les politiciens, ces nouveaux alchimistes, se marient à merveille…
 


Il suffit pour cela, et ils le savent pertinemment, de jouer du ressort éprouvé qui
permet au système, la domination capitaliste néo-ultralibérale autoritaire, de rebondir pour se maintenir : contre les vents et marées du discrédit et de l’usure induits par les mesures antisociales et liberticides mises en œuvre « systématiquement » (c’est le système, on vous dit),  par ses dociles exécutants de droite comme de gauche, il se produit une rotation quasi mécanique, quoique grossière, des positionnements politiques sur la scène posée comme l’espace unique de la représentation politique, les élections pourvues de leur rampe de lancement, les campagnes de meetings, affiches, occupation des plateaux télé… : Valls-un-deux-trois-avec-la-droite-extrême pirouette sur lui-même et voilà, frais é-moulu, Valls-un-deux-trois-avec-la-gauche ! Macron, Montebourg ou Peillon, loyaux serviteurs passés de ce gouvernement, montent, eux, sur le manège enchanté des « hommes nouveaux », à défaut d’être neufs !

Il se trouve que cette rotation politique est comme indexée sur la mécanique économique, de la rotation du capital : à travers les Hollande, etc., c’est bien un retour sur investissement, politique/économique, qui est espéré. Les réajustements rendus nécessaires par les aléas du cycle austéritaire ne peuvent se concevoir qu'à la marge (bénéficiaire). Il s’agit tout simplement de récupérer la mise politique de départ augmentée du crédit accordé par les gogos électoralistes espérés présents au pied des urnes. Au prix de la énième mise à pied d’une démocratie dont le capital, 100% utilitariste, a moins que jamais l’utilité : son ersatz 49.3 lui suffit. Le tout pour que s’ouvre le nouveau cycle politico-économique de l’hypermatraquage capitaliste …  




Cette rotation, que ce soit chez un Valls candidat à la primaire de la « gauche » ( !?), ou chez son clone macronien et les autres clowns apparentés, prend tout son sens si l’on veut bien décoder pleinement la règle d’or sous-jacente au système : « sous les urnes, le capital, toujours »… Et voila que Jean-Luc Mélenchon, si peu émancipé décidément de son séjour mitterrandiste au PS, voudrait nous mener en bateau électoraliste une seconde fois… L’alternative à l’enfumage politicien est à chercher dans la réactivation du seul levier qui puisse faire sauter la mascarade en cours: le mouvement social. C'est lui, par-delà la pause qu’il opère en ce moment, qui est le creuset des réponses politiques à opposer aux simulacres politiciens. 

C’est exactement ce que Philippe Poutou porte, en défi ouvert, au cœur du territoire de l’ennemi : l’esbroufe de l’élection présidentielle. Or, paradoxe pour paradoxe, il lui faut obtenir les signatures qui signeront son irruption iconoclaste dans leur théâtre d’ombres !  

Chiche, le pied de nez pour un salutaire et réjouissant coup de pied au cul !

 
Quelques liens extraits de la dernière Lettre d'Information (LI) du NPA 34 (13 décembre) 


 









  

 



















 








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Samedi dernier, Emmanuel Macron a tout donné lors de son meeting, devant 15 000 marcheurs. Une présence qui a galvanisé le candidat.
 
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