Primaire, présidentielle...La main tendue de Valls ...


... son poing sur notre gueule...


 Loin de s’opposer au discours culturo-centrique de Marine Le Pen, le néorépublicanisme autoritaire de Manuel Valls ne fait que le légitimer. Tous deux prônent un communautarisme national, en rupture avec la tradition libérale de la Révolution française. 

Ayant pris conscience qu’il n’avait aucune chance d’être réélu, François Hollande a renoncé à se représenter à l’élection présidentielle. Manuel Valls, le maître d’œuvre de la politique économique du gouvernement depuis 2014, vient pour sa part d’annoncer sa candidature. Les styles des deux hommes sont différents, mais rien ne les distingue sur le plan politique : ils sont, l’un et l’autre, coresponsables de la politique de l’offre qui a accentué la récession économique et les inégalités sociales. 

L’un, voulant s’épargner une humiliation inévitable, a préféré s’abstenir, l’autre, grisé par son inattendue ascension politique, entend forcer le destin. L’hubris est mauvaise conseillère en politique : les électeurs se chargeront de le lui rappeler le moment venu. Cliquer ici

Illustration par NPA 34 à compléter "et la droite, l'ultra-droite".

Philippe Marlière est l'auteur de "Manuel Valls, le conformiste" que nous avions mis en ligne sur ce blog en 2013 : cliquer ici.



 
Valls n'est plus premier ministre, sa politique continue...



 Derrière la fin crépusculaire du quinquennat Hollande, les ultimes convulsions de l'un des plus vieux mouvements politiques français.

 Dans cette triste comédie du pouvoir qu’est devenue la scène socialiste – dont l'électorat de gauche a progressivement cessé d'être dupe avant d'en éprouver une formidable exaspération –, François Hollande, il faut lui en donner crédit, n’a pas toujours joué les premiers rôles. D’autres, parfois, lui ont brûlé la vedette. Par exemple, Arnaud Montebourg. Se souvient-on ainsi de ce qu’il disait le jour où l’on a appris avec stupéfaction que François Hollande avait pris la décision de remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon par Manuel Valls, le plus contesté des socialistes dans son propre camp, et qui n’avait pas même rassemblé 6 % des suffrages lors des primaires socialistes. Oubliant la proximité qu’il avait relevée peu avant entre l’UMP et l’intéressé, Arnaud Montebourg s’était rué sur le plateau de France 2, le 3 avril 2014, pour applaudir à tout rompre à cette nomination : « Manuel Valls est un homme passionnément de gauche. Je veux rappeler que nous avons milité ensemble pour le non au traité constitutionnel européen en 2005. Je n’oublie pas ces combats communs […]. Bien sûr, nous avions des désaccords, nous allons les mettre à l’épreuve des faits, mais nous avons travaillé dans le même gouvernement et nous appartenons à une famille qui a le désir de changer la France. Nous pouvons le faire en harmonie. » 

Ennemis en 2011, amis en 2014, de nouveau adversaires en 2016 : et l’on voudrait que le pays parvienne à comprendre ces obscures palinodies ?

Non ! La vérité est plus cruelle que cela ! C’est tout un monde qui s’effondre sous nos yeux, dans des convulsions tantôt grotesques, tantôt révoltantes. Pour l’instant, il n’y a que François Hollande qui a tiré sa révérence [Ces lignes ont été écrites avant la démission de Manuel Valls et l'annonce de sa candidature à la primaire du PS]. Mais c’est le parti socialiste qui est voué à disparaître. Ici finit sa longue histoire.

Ici commence l’espoir d’une refondation… 

Extrait de Sous le naufrage de Hollande, l’agonie du socialisme français, de Laurent Mauduit (article accessible aux seul-es abonné-es de Mediapart

 

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 Sortir du piège électoraliste...



Scruter la sphère politicienne et ses rebondissements multiples est la façon la plus répandue d’aborder la question des présidentielles. Mais il importe d’abord de revenir sur les points essentiels de la situation économique, sociale et politique car ceux-ci conditionneront la politique du vainqueur et, également, la construction d’une alternative.
Le premier élément fondamental à l’arrière-plan de la pré-campagne présidentielle est la situation économique. Hollande avait fait un pari du type « après la pluie, le beau temps » mais il l’a perdu. La crise mondiale s’étire en une longue croissance molle tandis que les banques centrales déversent des tombereaux de liquidités pour soutenir le système bancaire et indirectement les dettes des Etats et des entreprises. Cliquer ici


N'oublions pas celui-là qui a bien participé au gouvernement chapeauté par Hollande : Ce livre qui tombe mal pour Arnaud Montebourg
  
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