Syrie. Déconstruction de la désinformation sur une révolution en danger de mort !

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Orwell réveille-toi : ils appellent "oeuvre de paix" un cessez-le-feu qui est un diktat impérialiste visant à l'écrasement des zones insurgées et des zones kurdes !

6 janvier : un article globalement pertinent (la mention élogieuse, à la fin, d'un mandat de l'ONU, qui au demeurant est habituellement approuvé par Mélenchon pour l'opposer à toute action de l'OTAN, n'est pas, pour nous, politiquement juste en soi)   Comment M. Mélenchon nie le peuple de Syrie et ses droits

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Avertissement au lecteur/à la lectrice  Vincent Présumey poursuit ici son précieux travail analytique d'une révolution syrienne (voir Point de vue. Syrie. La chute d'Alep Est, cette métaphore de la débâcle politique d'une partie de la gauche...), honteusement malmenée en France (mais aussi ailleurs) par une partie de la gauche autoproclamée "radicale" dans l'instant où un puissant processus de destruction militaire est engagé contre elle. Lire l'intégralité de cette introduction ci-dessous.

 1. Les révolutions arabes.

Le 17 décembre 2010, le suicide par le feu du jeune Mohammed Bouazizi, à Sidi Bouzid dans le Sud pauvre de la Tunisie, qui meurt quelques jours plus tard, lance la vague de manifestations que l'on appellera le "printemps arabe" et qui iront au delà de la Tunisie et y compris du monde arabe. Ben Ali s'enfuit le 14 janvier 2011. Le 25 janvier commence la révolution égyptienne. Pendant quelques semaines le monde bât à l'unisson de la place Tahir. 

Le 27 janvier, les manifestations de masse à Sanaa lancent le mouvement au Yémen. Le 14 février, c'est le Bahrein, et le 15 la Libye de Kadhafi où l'explosion part de Cyrénaïque. Les 13-15 mars, à Deraa dans le Sud de la Syrie, une quinzaine de jeunes gens ayant graffité les slogans des révolutions sont atrocement torturés et assassinés par les services dits de sécurité du dictateur Bachar el Assad, mais ceci déclenche les manifestations de masse qui, en trois mois, de Deraa gagnent tout le pays, y compris Lattaquié et le secteur alaouite réputé être le bastion du régime. 

[…] Il n'y a eu aucun "hiver islamiste" succédant aux "printemps arabes", mais une série de contre-révolutions armées et d'interventions impérialistes ou de puissances régionales, dans lesquelles différents courants islamistes ont joué leur propre rôle contre-révolutionnaire et, toujours, fourni les prétextes aux interventions extérieures ou à la répression intérieure. 

Dans cet ensemble, la Syrie est devenue le principal abcès de fixation, et son importance, depuis 2011, est continuellement allée croissant, par rapport aux relations internationales et aux positionnements des différents courants politiques à l'échelle mondiale. Mais le point de départ de cette place prise par la Syrie provient de l'appartenance pleine et entière, à la place d'honneur pour le courage et la détermination, du soulèvement démocratique de son peuple, aux "révolutions arabes" et à la remise en cause de l'ordre existant par exploités et opprimés. Les processus révolutionnaires aujourd'hui, sont internationaux : on ne peut pas isoler un maillon, par exemple la Syrie ou la Lybie, et proclamer que là ce n'était pas, ou pas vraiment, "révolutionnaire". C'est au contraire en saisissant l'unité internationale de la lutte des classes que les formes nationales peuvent être comprises. Cliquer ici
 

Avertissement au lecteur/à la lectrice

Vincent Présumey poursuit ici son précieux travail analytique d'une révolution syrienne (voir Point de vue. Syrie. La chute d'Alep Est, cette métaphore de la débâcle politique d'une partie de la gauche...), honteusement malmenée en France (mais aussi ailleurs) par une partie de la gauche autoproclamée "radicale" dans l'instant où un puissant processus de destruction militaire est engagé contre elle. 

Il n'est pas exagéré de parler de faillite morale et politique de cette gauche par ce qu'elle révèle du retour d'un refoulé stalinien, dont on soupçonnait l'existence mais dont on sous-estimait la dégénérescence hyperbolique qui le caractérise et qui affecte, comme une éclaboussure d'indignité, l'ensemble de l'orientation qu'elle défend à l'occasion de la prochaine élection présidentielle. Une Insoumission qui se soumet irresponsablement aux logiques de puissances dictatoriales telles que la Russie ou l'Iran au prétexte qu'elles seraient l'antidote aux menées impérialistes (par ailleurs totalement interprétées en un contresens des plus aberrants) des Etats-Unis et de ses alliés, une telle Insoumission qui justifie ainsi que soit massacré un peuple révolté n'est rien d'autre qu'une Capitulation vis-à-vis de l'impératif incontournable de solidarité internationaliste. Nous n'avons rien à voir avec elle...et espérons que nombre de ses militant-es et sympathisant-es s'en détacheront comme on sort d'une impasse absolue... pour chercher avec nous, dans la complexité des situations actuelles, les voies de l'émancipation. Lesquelles, pour nous, ne peuvent être que les voies de la rupture anticapitaliste, toutes inédites qu'elles soient...
     
  
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Et encore 

 Il est clair que la politique des grandes puissances et de leurs alliés, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Iran, loin de « vaincre » le terrorisme, l’entretient, cela après avoir contribué à l’engendrer. Toutes les puissances engagées dans la guerre au Moyen-Orient y défendent leurs propres intérêts contre les populations, que ce soit les USA, la Russie, la France, l’Iran ou la Turquie... Elles ont largement contribué à diviser les peuples, à les dresser les uns contre les autres, en particulier les chiites contre les sunnites. Leur propre terrorisme alimente celui des djihadistes, là bas comme ici. Hollande et ses amis le savent, mais en réalité ce n’est pas leur problème. Cliquer ici



NPA 34, NPA