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mercredi 11 janvier 2017

Vidéo. La surexploitation de la distribution publicitaire...


 La précarité, un mode dominant d’organisation du travail, mais aussi de rapports sociaux qui n’auraient plus de points d’appui stables (Robert Castel)


Le site de CP Productions, boîte de production de films documentaires, basée à Montpellier, propose quelques films à voir en ligne.

“Une plongée dans l’univers impitoyable de la distribution de prospectus publicitaires, où la performance est exigée de tous les candidats, y compris les octogénaires. Une équipe en immersion constate qu’elle travaille pour un salaire largement inférieur aux heures effectuées. À la direction de l’entreprise ou au Ministère du Travail, le droit des salariés constitue visiblement une entrave à éliminer…” Cliquer ici

D'autres reportages sont disponibles sur leur site.

La citation qui donne le titre de cette page est tirée de Radioscopie de la précarité, Robert Castel
 
Dans la problématique de la précarisation croissante, la question des classes moyennes, en fait d'une fraction du salariat... (à propos de
Louis Chauvel, La spirale du déclassement. Essai sur la société des illusions, Seuil, 2016).

Extrait

Le déclassement des classes moyennes est bel et bien, en France, un processus en cours, d’une ampleur conséquente, même si, Louis Chauvel nous fait observer que l’évolution du pouvoir d’achat du salaire à temps plein des professions intermédiaires, le cœur même de la classe moyenne, ne traduit pas un phénomène de paupérisation absolue, car ces dernières connaissent une quasi-stagnation de leur pouvoir d‘achat sur la période post-Trente Glorieuses étudiée 1975-2010 (en baisse néanmoins de près de 8 % entre 1975 et 1995)……mais avec une formation de près de deux années d’études supplémentaires en moyenne !  Pour autant, il est clair qu’il y a une paupérisation relative importante, si l’on étudie l’évolution de l’écart relatif entre le pouvoir d’achat du salaire net de ces mêmes professions intermédiaires et celui des ouvriers, qui passe ainsi de 120 % en 1970 à 37 % seulement en 2010 ! Comme le souligne l’auteur, la réduction sensible de l’avance des professions intermédiaires par rapport aux catégories populaires évoque le toboggan de Spelbound.  Cette dernière métaphore apparaît d’autant plus pertinente lorsqu’on raisonne en pouvoir d’achat du  revenu disponible des ménages (après prélèvements obligatoires et redistribution). On observe alors, sur la même période, un  déclin relatif du revenu des professions intermédiaires par rapport au revenu moyen toutes catégories sociales confondues, alors que l’écart de revenu se creuse entre les cadres et les professions intermédiaires.  L'intégralité du billet

A lire aussi

Toutes les catégories de niveau de diplôme ont subi une hausse de l’emploi précaire au cours des trente dernières années. La progression s’est faite pour l’essentiel entre le début des années 1980 et la fin des années 1990. Le début des années 2000 a été marqué par une stabilisation, et même une baisse assez nette pour les moins diplômés, mais la précarité progresse à nouveau avec l’impact de la crise financière à partir de 2008. Au total, alors que le taux de précarité est passé de 5 à 34 % entre 1983 et 2014 pour les non-diplômés, il a augmenté de 6 à 10 % pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Cliquer ici

3,2 millions de salariés précaires en France 
 
Cliquer ici  

 
L’autonomie dans le travail reste un marqueur profond de la structuration de l’univers professionnel et donc de la société tout entière. Elle est pourtant largement occultée dans le débat public. Les heures de travail ne se valent pas selon les métiers. Une heure de travail à la chaîne, rythmée par une machine, n’a rien à voir avec une heure durant laquelle on va pouvoir passer par la machine à café ou jeter un coup d’œil à ses messages personnels sur Internet. Aux inégalités de rémunérations s’ajoutent des écarts dans la contrainte. Malgré les discours sur l’importance de « l’épanouissement au travail », la réalité reste bien celle d’un monde scindé entre les dirigeants et les exécutants, même s’il faut ajouter les intermédiaires entre ces deux catégories. Cliquer ici

 Pendant la mobilisation contre la loi "travail", la position du NPA

 Pour nous il faut imposer un CDI pour touTEs, avec un salaire à hauteur des besoins pour vivre et être autonome, c’est-à-dire autour de 1 700 euros. Aujourd’hui, la mobilisation de la jeunesse se fait contre la loi travail, mais elle met aussi en lumière une société dans laquelle nous sommes de la chair à patron : contrat spécifiques, contrats précaires, salaires en dessous du SMIC, travail au noir, paye au lance-pierre, stages non rémunérés… Et souvent sans aucune possibilité de se défendre. Le gouvernement veut arrêter cette mobilisation en annonçant des mesurettes qu’il avait d’ailleurs pour certaines déjà en tête avant la mobilisation... Pour nous, ce n’est ni amendable ni négociable : retrait de la loi travail mais aussi de son monde ! Cliquer ici
  



 Et aussi

Nuit Debout : quel rapport au monde ouvrier... ? 

Les mondes dont il est question en ouverture des lignes ci-dessous sont "les mondes ouvriers" évoqués dans la page précédente en ces termes "Les mondes ouvriers avaient, dans un même mouvement, disparu de nos petits et grands écrans comme des écrans de nos gouvernants. Les revoilà mais qui, entre-temps, ont muté."


 
NPA 34, NPA