Montpellier. Le Royal occupé dérange




Mardi 28 février se déroulera le procès en appel du Royal Occupé,
squat d'habitation et d'activité ouvert en mai dernier.

 L'échéance de ce procès est cruciale pour l'avenir du lieu (déjà menacé en août dernier),  de ses habitants et des activités qui s'y tiennent.

Le collectif du Royal Occupé appelle à venir soutenir le lieu le 28 février.
Rendez-vous à partir de 8h sous l'arc de triomphe du Peyrou, devant le tribunal.
Le procès est prévu pour 8h30.
 Ouvert en mai 2016, pendant la lutte contre la loi travail, le Royal Occupé dérange.
  • Il dérange parce que c'est un squat : le bâtiment, ancien cinéma abandonné depuis deux ans, échappe ainsi à la spéculation immobilière. 
  • Il dérange parce que c'est un lieu d'habitation : des gens y vivent sans payer de loyer, se soustrayant ainsi à la loi des propriétaires. 
  • Il dérange parce que c'est un lieu politique : il héberge des idées, des événements, des publications qui dénoncent un système dans lequel une minorité accapare les richesses pendant que la majorité crève au travail, est frappée, violée ou tuée par la police, jetée en taule pour un morceau de fromage, exclue des centres-villes parce que pas assez riche, pas assez blanche. 
  • Il dérange d'autant plus que, situé en plein centre-ville de Montpellier, il est visible, à l'heure où le pouvoir voudrait des centre-ville aseptisés, boboïsés, militarisés, propres pour les touristes et les riches qui peuvent se payer les produits de luxe qui trônent dans les vitrines. 
Comme le dit le communiqué du collectif qui a repris ce vieux cinéma, « le Royal, c'est le lieu qui nous permet d'être visibles quand on nous voudrait discrets et loin du centre-ville, de rendre palpable la présence de celleux qui luttent au quotidien. (…) Une maison du peuple, des liens dans toute la ville, avec d'autres lieux, avec d'autres villes et pays. C'est notre outil et nous venons dire haut et fort que nous y tenons, que nous le défendrons, que la fête est une arme et que nous ne sommes pas gouvernables. »
Dom Thomas correspondante NPA 34