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vendredi 10 février 2017

Soulèvements arabes. Bilans et perspectives...



"Au-delà des caricatures de ceux qui ne comprennent pas grand chose à ce qui se passe sur le terrain et qui présentent le conflit syrien comme un conflit entre la Russie et les États-Unis, la réalité est que la position des États-Unis depuis le départ avait comme paramètre central, au vu de la désastreuse expérience irakienne, le maintien de l’appareil d’État baathiste, l’appareil de la dictature Assad, avec toutefois une conclusion tirée après quelques mois de soulèvement : Assad lui-même devrait partir pour préserver l’appareil."

Entretien. Quatre ans après « Le Peuple veut : une exploration radicale du soulèvement arabe », Gilbert Achcar vient de publier « Symptômes morbides : la rechute du soulèvement arabe ». L’occasion pour nous de revenir sur les derniers développements du soulèvement déclenché à l’hiver 2010-2011 et sur les perspectives liées à l’élection de Donald Trump. 

Pourquoi, six ans après le début du soulèvement, la région est-elle toujours en pleine déstabilisation ? 

La région est toujours en pleine ­déstabilisation pour la simple et bonne raison que rien de ce qui a entraîné l’explosion de 2011 n’a été réglé. Le blocage socio-économique que connaît la région depuis des décennies s’est aggravé depuis 2011 en raison de l’onde de choc des soulèvements, qui s’est ajoutée aux facteurs structurels qui existaient.

Les politiques économiques ont empiré : loin de corriger le tir en s’écartant des politiques néo­libérales qui ont largement contribué à créer la situation explosive, on a vu les institutions financières internationales pousser pour un surcroît de mesures dans la même direction, et même en allant plus loin comme on peut le voir dans un pays comme l’Égypte. Enfin, le facteur clé est que le soulèvement de 2011 n’a pas réussi à produire des directions à la hauteur de ce défi historique, et cela reste la difficulté majeure sur laquelle bute ce processus révolutionnaire, qui a commencé en 2011 et qui est destiné à durer de longues années, probablement des décennies, jusqu’à ce qu’émergent des directions capables de mener les transformations sociales, économiques et politiques radicales nécessaires. Faute de quoi, la région risque le pire. On a déjà un fort avant-goût de ce pire, mais cela peut malheureusement aller encore plus loin, à l’échelle de l’ensemble de la région. Cliquer ici

Extrait de "Symptômes morbides" : les pages de conclusion portant sur la gauche dans la région, en particulier dans son rapport aux forces islamistes et aux forces de l'ancien régime




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Alep est le nom d’une défaite qui est aussi la nôtre compte tenu de l’incapacité des gauches radicales à construire un mouvement de solidarité internationaliste de masse en France et en Europe. Alep : que faire ? Que dire pour sortir de l’impuissance ? Quels pourraient être les contours d’un programme d’action internationaliste avec le peuple syrien aujourd’hui ? Ces questions se sont posées avec force depuis l’offensive lancée par Poutine et Assad sur Alep-Est le 15 novembre dernier. Elles s’étaient déjà posées auparavant, au fil de l’escalade dans l’horreur de cette guerre d’une dictature contre son peuple : après le carnage de la Ghouta, dans la banlieue de Damas, en août 2013, après le largage de barils d’explosifs par l’aviation syrienne sur les quartiers rebelles d’Alep en décembre 2015, après le bombardement de Homs en 2015. Elles se poseront sans doute à nouveau demain, peut-être à Idlib, car la prise d’Alep par le régime syrien et ses alliés ne résout rien dans la guerre en cours. Cliquer ici

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