lundi 6 mars 2017

Police. Désarmant Philippe Poutou...


... contre le prêt-à-penser sécuritaire !

Info flash : Manif à l'appel de
l'AG de Montpellier contre l'état d'urgence et l'état policier
! Pas de prison pour les inculpés du mouvement social !
Montpellier samedi 11 mars 
à 15 h au Plan Cabanes (lire ci-dessous "Montpellier. Le 15 mars, contre la répression !")

Le tout-sécuritaire ? Très peu pour Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) réclame au contraire le désarmement des policiers.


Philippe Poutou veut désarmer la police. La proposition a «scotché» la chroniqueuse d’On n'est pas couché, Vanessa Burggraf. Elle en est même, de son propre aveu, «tombée de sa chaise» parce que «quand même on est en état de guerre».

Invité sur le plateau de Laurent Ruquier le 25 février, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est revenu sur une mesure effectivement écrite dans une brochure de campagne sans plus d’explication : «Le désarmement de la police.»

[…] Interrogé par Libération, Philippe Poutou précise être «fondamentalement contre l’armement de la police. Et le désarmement des policiers omniprésents dans les quartiers est une urgence pour apaiser le climat social», a-t-il expliqué en précisant que la mesure ne concernait pas que les armes létales, mais aussi les tasers et autres grenades de désencerclement. Etat d’urgence, violences dans les manifestations contre la loi travail, mort d’Adama Traoré, agression sexuelle présumée de Théo, proposition d’une partie de la droite d’armer les policiers municipaux… «La violence était déjà là, ciblée et invisible dans les quartiers populaires avant, mais elle a franchi une étape», déplore le candidat qui souhaite que le pays sorte de la logique de répression. Cliquer ici

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Malaise dans les rangs de la police. Ce qui était au départ une affaire de violences à l’encontre des forces de l’ordre se conclut cette semaine par une escroquerie à l’assurance et une mise en examen.   

Dans la nuit du 13 au 14 février, une Mercedes était incendiée à Sainte-Geneviève (Oise), vers 1 h 30. Quelques heures plus tard, à moins de 3 km, une Citroën brûlait à Lachapelle-Saint-Pierre (Oise). Dénominateur commun : les deux véhicules appartenaient à deux agents du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise). Le lien avec les violences urbaines liées à l’affaire Théo était vite évoqué. D’autant que, quelques jours plus tard, les incendies de trois autres véhicules de fonctionnaires résidant à Lassigny et dans l’Aisne renforçaient cette conviction.  

L’enquête a basculé lundi. Cliquer ici

 Tiré de Le Un N° 143, mercredi 22 février

 

 

Le tweet d'Olivier Besancenot est tiré du site national du NPA



Entretien. Amal Bentounsi est la sœur de Amine, 20 ans, tué par la police d’une balle dans le dos il y a cinq ans. Du 6 au 10 mars se tiendra le procès en appel du policier qui a été acquitté il y a un an. Elle a créé l’association « Urgence Notre Police Assassine » et fait partie des familles initiatrices de l’appel à la Marche nationale du 19 mars « pour la dignité et la justice, contre le racisme, les violences policières, la hogra et la chasse aux migrantEs ».  

Est-ce que tu t’attendais au mouvement actuel de révolte suite au viol de Théo ? 

Oui. Ça fait longtemps qu’on dénonce ce qui se passe. Avec les autres familles on avait créé des liens avec les jeunes dans les quartiers, on avait aussi développé des liens avec des groupes autour du cas de Rémi Fraisse, avec l’Assemblée des blessés. On a aussi réussi à peser avec les réseaux sociaux. Là c’est la goutte qui a fait déborder le vase. Les jeunes se sont identifiés à Théo. Il y avait un ras-le-bol des contrôles au faciès, de la violence de la police, de la stigmatisation... 

Est-ce que tu penses qu’il y a un lien avec le mouvement du printemps dernier ? 

Oui. Avec le mouvement contre la loi travail, il y a des militants et des lycéens qui ont subi la violence policière, regarde le lycéen de Bergson. Il y a eu une prise de conscience de gens qui ne se sentaient pas concernés. Et cela a fait que les jeunes des quartiers qui banalisent ce qu’ils subissent se rendent compte que d’autres gens sont solidaires. Alors les langues se délient. Cliquer ici 


  

A lire aussi

 Extraits

[…] L’agent raconte la mare de sang – découverte une fois la housse enlevée – qui avait imprégné la mousse de la banquette arrière du véhicule de la BST [Brigade Spécialisée de Terrain]. Sans émotion apparente, Serge évoque les auteurs présumés du viol et des violences. Des propos pourtant lourds de conséquences. « L’équipe qui est mise en cause dans cette histoire, cela fait des années qu’elle fait ça… J’ai vu et entendu des officiers de police judiciaire passer leur temps à leur dire d’y aller moins fort. C’étaient vraiment des habitués. Dès qu’ils sortaient du commissariat et qu’il n’y avait plus d’autorité derrière eux, ils s’imaginaient être les maîtres dans la rue. Ils faisaient ce qu’ils voulaient, quoi ! Le plus vieux, il n’avait que sept ans de police. On les a un peu lâchés dans la nature…» 

Le vieux poulet décrit un groupe accro à l’adrénaline, à la castagne. « Ils aiment se battre, casser des gens. C’étaient toujours les premiers à se ruer dans les cellules lorsqu’un gardé à vue pétait un plomb ou se rebellait. L’un d’eux, un brigadier, était particulièrement violent. Je l’ai vu avoir des gestes déplacés au poste, menacer des hommes menottés au banc : ‘‘Toi, on va t’éclater !” Et, à chaque fois que des jeunes se plaignaient, c’était cette équipe-là. » 

Dans un témoignage publié par l’Obs, Mohamed K. a raconté avoir été passé à tabac par ce même groupe, une semaine avant son ami Théo. « Ils me frappent, coups de pied, coups de poing au visage, dans le ventre, dans le dos, je saigne parce qu’ils m’ouvrent le crâne, je leur dis que je suis essoufflé, ils me traitent de ‘‘sale Noir”, de ‘‘salope’’, ils me crachent dessus. [...] Un des policiers me braque à bout portant avec son Taser, et me dit ‘‘laisse-toi faire ou je te tase !’’ [...] Les agents me menottent, me balayent au sol, m’écrasent la tête, me donnent des coups de genou dans les yeux, je voyais mon sang au sol, j’essayais de ramper. » 

Jusqu'au témoignage de Serge, seuls les jeunes des 3 000 présentaient les quatre hommes de la BST comme des auteurs récurrents de violences. 

[A propos du  commissaire divisionnaire Vincent Lafon arrivé en janvier 2014]

« […] Il fait ramasser par ses gars les petits dealeurs, les gamins qui font le guet, tout ce qui est visible et qui ennuie au quotidien les riverains, avait précisé un magistrat. En revanche, il n’y a plus vraiment d’enquête à Aulnay sur la racine du mal, sur les gros trafiquants. » Un second avait confirmé : « Le nouveau commissaire a fait le choix de ne pas subir les trafics. Il veut que ses hommes soient présents au quotidien sur le terrain plutôt que dans les bureaux. » 

Âgé alors de 40 ans, ancien boxeur, le commissaire divisionnaire ne dédaigne pas donner du coup de poing aux côtés de ses hommes lorsque cela chauffe. « Tu aurais vu le Vinc’, il leur est rentré dedans ! », racontent ceux qui étaient de permanence à ceux qui les remplacent. « On n’avait jamais vu ça, un divisionnaire sur le terrain à nos côtés… », souffle encore Serge.

[…] Il y a 13 ans, la brigade anticriminalité de nuit (la Bac N) de Paris dérape. Rattrapé à l'issue d'une course-poursuite durant laquelle il avait renversé deux policiers et blessé un troisième, un chauffard est « extrait de l’habitacle [de son véhicule] et tabassé, il finit sur le goudron, pantalon et slip baissés, un cerceau d’enjoliveur entre les fesses ». Alors chef adjoint de la Bac N et resté passif face aux agissements de ses hommes, Vincent Lafon sera condamné pour « abstention volontaire d'empêcher un délit » et « complicité d’établissement d’une attestation ou d’un certificat inexact », en l’espèce la rédaction d’un procès-verbal – dont il a toujours contesté être l’auteur – qui attribuait l’interpellation du chauffard (et donc les sévices commis par la suite) à un autre service que la Bac N.

[…] « Il a bénéficié et bénéficie toujours de la confiance de sa hiérarchie, nous avait martelé la semaine dernière un haut cadre de la préfecture de police de Paris. Aucun signalement n’est jamais remonté d’éventuelles violences ou d’autres problèmes. Au contraire, à l’automne dernier, le préfet de police s’était rendu à Aulnay et avait loué l’excellence de l’activité du commissariat. À juste titre. »

[…] Le commissariat fait du chiffre. Et en la matière, il y a une concurrence entre les unités préférées du commissaire. « Les BST et les BAC [Brigades Anti-Criminalité] se tirent la bourre, raconte Serge. C’est à qui a fait le plus de crânes [interpellations, en argot policier – ndlr] dans le mois. Entre eux, ils roulent des mécaniques. On les entend parler de leurs interventions, ils en jubilent. ‘‘T’as vu comment j’ai fait le dérapage ?! T’as vu comment je l’ai serré ?!’’ » L’agent décrit une course à l’armement entre brigades spécialisées. « Ils s’équipent comme des porte-avions, arborent des petits couteaux à la ceinture, ce qui n’est absolument pas réglementaire… Mais ils s'en moquent, ils se sentent soutenus et protégés. » 

Des comportements « de cowboys », dénoncés par beaucoup de jeunes des 3 000 et qui compliquent la tâche de tous les policiers.

[…] Les "fours" [point de vente de deal ] de la ville susciteraient, toujours selon Serge, la convoitise… de certains policiers. « Les jeunes se plaignent qu’on vient les taper sur les points de deal. Des patrouilles effectuent des contrôles d’identité et promettent de ne pas revenir de la journée, ils iront plutôt embêter le four concurrent, si on leur file 150, 200 euros. Certains collègues se feraient même rémunérer en barrettes de shit. Il y a quatre ans, je n’entendais jamais parler de ça mais là, ça revient énormément… »  

Une rumeur qui nous était déjà revenue aux oreilles par plusieurs sources depuis que l’affaire Théo a éclaté, mais qui prend plus de force dès lors que c’est un policier du commissariat qui s’en fait l’écho. Intégralité de l'article (réservée aux abonné-es)


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 Le racisme agit sur la vie de millions de Noirs, Arabes, Rroms, musulman-e-s... Entre 5 et 8 fois plus contrôlé-e-s par les flics, plus pauvres que la moyenne, discriminé-e-s à l’embauche, dans l’accès au logement ou à l’éducation, les racisé-e-s subissent directement la violence du racisme qui amplifie toutes les autres formesde discrimination (de classe, de sexe, de genre...). Un argument servant de base au racisme le plus large est qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Il y a déjà trop de chômage, trop de dettes... et trop de pays pauvres et en guerre, notamment à cause du colonialisme. Accepter cet argument, c’est se condamner à accepter aussi tous ceux qui justifient les politiques d’austérité... au nom de la même logique d’opposition des misères entre elles : on ne peut donner du travail à tout le monde, on ne peut pas rembourser tous les médicaments, faut baisser les salaires, etc.

Il est de plus en plus urgent de construire un bloc (et un mouvement) le plus large possible contre les offensives racistes et sécuritaires, contre le délit de solidarité. Il existe localement des mobilisations notamment autour de la solidarité avec les migrant-e-s mais aussi sur les violences policières, la répression, les sans-papiers, les Rroms, la lutte contre l’islamophobie, contre l’antisémitisme, etc. C’est l’occasion de faire converger et de donner une visibilité. Ce qui s’est exprimé autour des habitant-e-s de la Roya est un signe. 

C’est pourquoi nous appelons à manifester le dimanche 19 mars à Montpellier [plus de précisions à venir] pour la Justice et la Dignité parce que :

La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’état d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme. 

L’accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse.

Premiers signataires : CIMADE Languedoc-Roussillon, Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34, Ensemble ! 34, NPA 34

Barcelone superstar de l'ouverture des frontières !


 Et aussi


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Foutage de faciès...


 
 NPA 34, NPA