Béziers, ce laboratoire si spécial de l'extrême droite...


"Mais il était trop tard, nous les avions laissé passer, alors nous nous sommes dit qu'il ne fallait jamais cesser de les combattre, que, jusqu'à notre dernier souffle, il nous faudrait faire face, faire face et faire front, faire face au Front" (Les Ogres de Barback)

En fournissant chaque jour une énormité aux médias, le petit Führer de Béziers a réussi à faire de sa ville le laboratoire de l’extrême droite la plus déboutonnée. 

Certes, il y a une opposition, mais dispersée et divisée et qui a bien du mal à exister face à la méthode à Robert. D’où l’idée de cette émission en public au théâtre sortieOuest, pour réunir ceux qui se battent localement, associations, témoins, chercheurs, médias…

Et grâce à tous, ce fut un succès ! Salle comble, 500 personnes au total, dont 150 qui ont suivi l’émission depuis la cafétéria adjacente et des milliers qui ont suivi l’émission en direct sur la-bas.org. Tous nous ont dit que c’était là une première depuis trois ans. Depuis l’élection du grand Ménard, les forces d’opposition ne s’étaient pas encore réunies ! Cliquer ici

Les points faibles de l'homme fort...


 Article du Nouvel Observateur de septembre 2016.

 Deux ans après son élection à la mairie de Béziers, Robert Ménard a réussi à faire fuir l'ensemble de son cabinet.

Derrière les fenêtres de sa haute mairie, l'édile de Béziers doit se sentir bien seul. Désormais, à la tête de la sous-préfecture de l'Hérault, il y a Robert Ménard... et c'est tout, ou presque. Le "Canard Enchaîné" révèle que seulement deux ans après son élection, le maire a vu partir un à un les membres de son équipe historique, constituée en fanfare après les élections municipales victorieuses de 2014.

Départs en série 

Conseil municipal évacué manu militari, saillie contre la presse locale dans le journal municipal... La chronique des échanges entre Robert Ménard et ses opposants louche régulièrement du côté du vaudeville. Mais les rapports du maire avec ses plus proches collaborateurs ne manquent pas de sel non plus. Dernier épisode en date : son directeur de cabinet, André-Yves Beck, ancienne éminence grise de Jacques Bompard - ex-maire d'extrême droite d'Orange - et communicant acide, proche de l'ultra-droite, a abandonné le navire fin août. Entre l'artisan principal du "Journal de Béziers" et Robert Ménard, les choses n'allaient plus, une "énième et violente altercation" mettant fin à leur collaboration il y a quelques semaines à peine, note "Le Canard Enchaîné". Cliquer ici



Mais en contrepoint...



Alors que...



 L'abjection surmultipliée




 Le saccage des associations d'aide aux plus démuni-es

À Béziers, l’association Arc-en-ciel et son centre social ne pourront probablement plus proposer leurs activités aux 10 000 habitants du quartier populaire de La Devèze. Le chômage y est massif, près d’un tiers des familles y perçoivent de faibles revenus, plus des deux tiers des jeunes n’ont pas de diplômes équivalent au bac. Qu’importe : Robert Ménard a décidé, en avril dernier, d’annuler la subvention de 44 000 euros prévue pour le centre social. Avec comme argument « l’impossibilité de travailler avec cette association ». « Nous n’avons aucune nouvelle de l’aide financière qui nous a été allouée, personne à la mairie ne semble savoir où elle est passée », déplorait, quelques jours avant l’annulation de la subvention, le président d’Arc-en-ciel, Jean-Marie Malric, dans le Midi Libre. La sanction a été immédiate.

Le frontisme municipal : austérité et « saccage social » 

L’ensemble du secteur associatif biterrois a perdu un demi-million d’euros de subventions depuis l’élection de Robert Ménard. Cette brutale austérité ne concerne pas d’autres dépenses. Le budget communication de la ville est passé de 193 900 euros à 518 400 euros pour le poste publicité, publications, relations publiques. Si on y ajoute les budgets annexes, consacrés notamment au journal municipal, la mairie d’extrême droite dépense 730 200 euros pour sa communication choc. Avec un tiers de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté, Béziers est l’une des villes les plus pauvres de France. Cliquer ici


Dessin de Jerc (2015)
 
Le jeu d'embrouille de Robert M : tantôt à droite du FN, tantôt "à gauche" du FN, toujours à l'extrême droite ! Grand gagnant un FN se posant en "inclassable" ! Merci Ménard...

  "Durant ces trois jours, nous allons dire ce que c'est qu'être de droite", affirme le maire de Béziers.  

Sans le FN nos idées ne gagneraient pas, mais sans nos idées le FN ne gagnera pas", affirme Robert Ménard. Cliquer ici
  





Palmarès des menteurs : Ménard premier devant Valls, Sarkozy, Estrosi, Fillon... et Trump !



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Ménard déconseille fortement


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Touffu, discutable parfois  (Ménard s'inspirant de Podemos, "peu importe qu’il soit de gauche de gauche" !) mais riche d'infos sur le caudillo biterrois et sa politique

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