samedi 8 avril 2017

Salle comble pour Philippe Poutou à Montpellier !


Une candidature anticapitaliste qui soulève l'enthousiasme !


600 personnes sont venues écouter et, à maintes reprises, applaudir celui que beaucoup ont dû découvrir, il y a quelques jours, sur les images de leur téléviseur ou de leur ordinateur. 

 
Visiblement le message a circulé, à travers les réseaux sociaux (mais une grosse activité de collages d'affiches et de diffusions de tracts a aussi été organisée), comme une traînée de poudre... Celui qui a osé exploser sur le plateau télé les personnages emblématiques du monde qui, soit leur pourrit la vie, soit promet de la pourrir à nos semblables ayant échappé aux malheurs de leur pays d'origine, allait faire le déplacement dans le midi. Et c'est bien une salle remplie à ras bord qui a fait un vibrant accueil à l'iconoclaste d'un soir de télé où le ronron politique et médiatique n'a pas résisté à l'irruption d'une parole ouvrière, qui plus est clairement connotée anticapitaliste. De cet anticapitalisme qui relève la tête pour envoyer les arrogants, crapuleux détourneurs de fonds publics, aux poubelles de leur indignité et de leur illégitimité ! La présence d'un nombre impressionnant de jeunes aura été le précieux indicateur que le potentiel de révolte est disponible pour l'étincelle qui saura mettre le feu à la morne plaine ravagée par les politiques d'austérité. 


 Notre camarade Anne a assuré l'introduction des interventions de la soirée en rappelant nos divers engagements dans les luttes. Elle a réservé une mention spéciale à celui qui, reconduisant une politique locale faisant fi des besoins des secteurs populaires de la ville, aspire, au fond fort logiquement, à devenir ministre de l'intérieur sous l'éventuelle  présidence d'Emmanuel Macron ! Nous voulons parler de not' bon maire Philippe Saurel...

Dans son discours Philippe (le nôtre !) a commencé par revenir avec amusement sur ce moment télé qui a fait le buzz. Il nous a d'ailleurs sorti de son chapeau l'objet du délit d'irrespect qui lui a été signifié par quelques chroniqueurs de l'éditocratie : le tee shirt qu'il arborait parmi les costume-cravatés du mémorable débat et qui marquait sa volonté de rester, en cette occasion, ce qu'il est naturellement, c'est-à-dire socialement, un ouvrier faisant délibérément intrusion pour casser les codes convenus d'une grand messe politicienne et médiatique.

Mais le fin mot de sa prestation télé, il l'a clairement énoncé pour désamorcer le piège dépolitisant qu'il y aurait à en rester au buzz, était dans ce qui était derrière le "travail du négatif" qu'il a mis en oeuvre en dénonçant la corruption de Fillon et de Le Pen : l'affirmation d'une politique, à savoir un programme de rupture avec le système capitaliste adossé à un appel à l'action sortant des cadres balisés par celui-ci et dont "le grand débat" se voulait être la métaphore. Au chômage et à la précarité nous opposons la répartition du temps de travail, son abaissement à 32 heures et l'interdiction des licenciements, le CDI devenant l'unique contrat de travail. Contre les salaires de misère, nous proposons une augmentation générale de 300 euros et un SMIC à 1700 euros... Pour y arriver, Philippe a rappelé que nous voyons incontournables une augmentation de l'imposition des sociétés, l'expropriation ou la réquisition des entreprises des secteurs clé de l'économie, la socialisation des banques ... Ont été évoqués également la nécessité de répondre à l'urgence climatique, ce que la logique marchande du système ne permet pas de faire, le refus du racisme et de la répression policière, l'appel à lutter pour l'égalité des droits entre les hommes et les femmes... Entre autres choses décisives pour que ce monde redevienne tout simplement vivable (télécharger le fichier pdf de l'ensemble de nos propositions ici).


Mais, Philippe s'y est arrêté longuement, le meilleur des programmes anticapitalistes ne vaut que par l'action qui est censée le porter : d'où le rappel que nous ne participons pas à ces élections pour semer l'illusion qu'elles permettraient d'inverser, en elles-mêmes, le cours des choses. Le NPA assume ainsi le paradoxe d'être dans la bataille électorale sans aucun électoralisme : seule la relance d'un mouvement social décidé peut opérer l'établissement du rapport de forces ouvrant sur les ruptures nécessaires avec la logique capitaliste qui porte nom d'austérité. Loin de toute focalisation sur le leurre des urnes, nous devons tirer le fil de la mobilisation prometteuse contre la loi "travail", pour la relancer et tisser les paramètres politiques permettant d'imposer que "nos vies, pas leurs profits" soit le leitmotiv du monde nouveau que nous voulons, que nous devons, que nous pouvons construire. Tous et toutes ensemble !

 Reste que, paradoxe dans le paradoxe, c'est en votant pour Philippe Poutou que nous lancerons ce défi d'une contestation hors des plateaux télé normés et des, si bien nommés, isoloirs...

A la fin de la réunion publique qui a, par ailleurs été largement couverte par les médias (AFP, TF1, BFM, Al-Jazira...), nombreux/-ses ont été ceux et celles qui ont assailli Philippe pour lui demander de poser pour des selfies ou seulement discuter le coup avec lui. Très clairement il y avait de la joie à approcher celui qui a réactivé la flamme de l'espoir que c'est par l'action collective, dans le refus au demeurant de croire en un quelconque sauveur suprême, que l'on déstabilisera le mauvais ordre de cette foutue société.

Antoine 

Nos remerciements vont à notre camarade Jules dénonçant la sauvage répression policière et défendant la mobilisation autour du squat du Royal Occupé de Montpellier, aux syndicalistes de Haribo Uzès en lutte pour sauver leurs emplois, à Stéphanie, activiste perpignanaise de la cause des migrant-es, à Geneviève pour sa défense et illustration de BDS,  à Didier parlant au nom d'Arrêt du Nucléaire pour décliner ce que le sigle de son organisation dit et enfin à Pauline, notre camarade toulousaine intervenant pour déconstruire les mesures austéritaires que le gouvernement met en place dans le secteur de la santé et pour rappeler les luttes qui tentent d'endiguer l'offensive. Merci aussi à Karak pour ses dessins toujours aussi bien ajustés, bourrés d'humour, aux cibles qu'il se donne ! Remerciements encore à tous ceux, toutes celles, membres ou non du NPA, qui ont assuré la logistique (restauration, décoration de la salle, animation musicale et diaporama, tournages de vidéos, etc.) de cette belle soirée.

Nous avons été heureux/-ses de retrouver des camarades du NPA des PO, du Gard, de l'Aude et de Toulouse.

 Cliquer sur les photos pour les agrandir et/ou lancer le diaporama

 























































Revue de presse

Montpellier : le “show“ de Poutou face à Fillon et Le Pen ”a marqué les esprits”, selon lui (avec vidéos) 

 

Communiqué de soutien d’Anticapitalistes (État espagnol) 

 

Sur FB l'humour prospère... 

 

Paul Jorion : Merde au vote utile : votez Poutou !

 

Présidentielle 2017 : pour Poutou, "la grève générale, ça change la donne (Midi Libre)

 

  Vidéo. Poutou vs. Le Pen : pas de poutous entre eux - 28 minutes - ARTE

 

Montpellier : Philippe Poutou veut faire exploser la colère (La Marseillaise)

 

  "Hirsute", "héros populaire" : Philippe Poutou superstar... jusqu'aux États-Unis

 

VIDÉO - "ONPC" : Yann Moix reconnait sa "condescendance" face aux "petits candidats"

 

  Un amateur nommé Poutou (Libération)

 

Des vidéos de la soirée 


A lire aussi

Avant Montpellier, il y avait eu Besançon... 


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Et aussi



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Une certaine logique après le passage au rouleau à pâtisserie par Poutou...

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Notre dossier NPA

Dans le New York Times

Il a fait éclater la bulle des élites politiques de la France


Pendant que nous tenions meeting, un avis de recherche que nous relayons volontiers a été lancé...
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


NPA 34, NPA