Hérault. Macron et ses cogneurs se préparent...nous aussi, préparons-nous !


Face à la casse sociale, construire les résistances !

Début Mai, le NPA 34 adressait une lettre pour la tenue d’une réunion unitaire afin de réagir vite suite à l’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron et aux mesures de régression sociale annoncées.

Cher.ère.s ami.e.s, cher.ère.s camarades, 

Emmanuel Macron vient donc d’être élu président de la république. Si nous pouvons nous réjouir du fait que Marine Le Pen soit battue, nous devons prendre en compte que plus de 16 millions de personnes soit se sont abstenues soit ont voté blanc ou nul, affaiblissant d’emblée la légitimité du nouvel élu. 


Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence c’est l’assurance de l’amplification des politiques d’austérité avec notamment la casse définitive du code du travail, la mise à mal des services publics, l’uberisation de la société, c’est l’aggravation des politiques sécuritaires, c’est la gouvernance par ordonnance…dans la lignée des lois qu’il a élaborées ou inspirées quand il était au gouvernement. 

Sans attendre les prochaines échéances électorales, il nous semble important de nous préparer à organiser la mobilisation dans l’unité face aux mesures anti-sociales annoncées.

C’est pourquoi nous vous proposons de nous retrouver lundi 15 mai à 18h30 dans notre local, 32bis rue du Faubourg Boutonnet à Montpellier, pour en discuter et réfléchir aux initiatives que nous pourrions prendre ensemble. 

Nous espérons pouvoir compter sur votre présence.

Pour le NPA 34, Martine GRANIER  

Suite à ce courrier et après deux réunions de travail, un accord était trouvé sur un texte d’appel à envoyer la presse et sur la tenue d’une conférence de presse ce lundi 29 mai à la brasserie le Dôme.

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COMMUNIQUE DE PRESSE


Macron président : Loi Travail, Ordonnances, poursuite de l’Etat d’urgence…
DEFENDONS NOS DROITS SOCIAUX ET NOS LIBERTES !


RESISTANCE !

Emmanuel Macron, après une campagne soutenue par les plus grands médias, vient d’être élu Président de la République Il n’est pas inutile de rappeler qu’avec 24% des voix au 1er tour, soit 18% des inscrits, et un taux record d’abstention et de bulletins blancs ou nuls au second tour, cette élection n’est pas un plébiscite à un programme. 

La nomination comme Premier Ministre d’un fondateur de l’UMP, ancien directeur de la communication d’Areva, de même que la nomination à Bercy d’un cacique de la droite, Bruno Le Maire, et le directeur de campagne de Sarkozy à la primaire de la droite, Gérald Darmanin, ne laissent plus aucun doute sur l’orientation du gouvernement. La pseudo modernité affichée aboutit au pouvoir renforcé du monarque affichant son intention d’utiliser le parlement comme chambre d’enregistrement pour gouverner par ordonnances dès cet été afin de poursuivre la casse du Code du Travail et de la protection sociale. La nomination au ministère du Travail d’une technocrate proche du MEDEF en dit long sur les objectifs programmés.

Poursuivre une politique de déréglementation du marché du travail ne pourra qu’aggraver le bilan du quinquennat Hollande-Valls-Macron qui a vu le développement du chômage, de la précarité, l’explosion des inégalités sociales, et favoriser la montée de l’extrême droite. Notre refus de la loi Travail (loi El Khomri) appuyé par 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats est toujours aussi déterminé. Macron et son équipe veulent aller encore plus loin pour assurer la flexibilité totale des salariés en réduisant leurs droits au maximum.

  Les régressions sociales prévues vont aussi concerner des sujets majeurs comme l’Education Nationale. La nomination rue de Grenelle de Jean-Michel Blanquer, proche d’Alain Juppé et de l’Institut Montaigne, qui dirigeait ces dernières années l’ESSEC, l’une des plus prestigieuses écoles de commerce, annonce clairement la volonté d’appliquer à l’Education Nationale les recettes libérales : « autonomie » des établissements scolaires pour les programmes, les horaires et l’embauche, leur mise en concurrence à tous les niveaux, annualisation du temps de travail des enseignants, techniques de gestion inspirées du management entrepreneurial… 

A cela s’ajoute la poursuite de l’Etat d’urgence et des politiques migratoires à l’encontre des réfugiéEs. 

Les semaines qui viennent vont être décisives et notre mobilisation la plus unitaire devra être au rendez-vous et à la hauteur de l’enjeu. 

Dans l’immédiat, il y a urgence à soutenir toutes les luttes contre les fermetures d’usine et les licenciements : Whirpool, GM&S, dans le textile et le commerce de l’habillement. Cela est vrai aussi des services publics et des 120 000 suppressions d’emploi projetées. 

Leur lutte nous concerne toutes et tous. 

Nous devons travailler à construire un rapport de force national et nous prendrons des initiatives en ce sens. Nous sommes prêts aussi à participer et à tout faire pour assurer la réussite des initiatives que décideront les organisations syndicales. 

Macron a son calendrier de contre réformes, dès maintenant préparons la résistance ! Rien n’est inéluctable.

Premiers signataires : Coordination des Groupes Anarchistes (CGA) Montpellier, Ensemble! 34, France Insoumise, Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA), Parti Communiste (PC) Fédération de l’Hérault, Parti de Gauche (PG) 34, Sud Chimie 34, Sud PTT 34

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Les luttes sans attendre les échéances électorales...

La conférence de presse s’est donc tenue ce lundi 29 avec la participation de camarades de la CGA, d’Ensemble, du NPA, du PG, du PC, de Sud Chimie, de Sud PTT et de Richard Abauzit, spécialiste du droit du travail.

Seule la Marseillaise s’était déplacée pour couvrir cette conférence… ! (voir article ci-dessous)


Après une présentation de notre démarche unitaire et une rapide analyse de la situation politique avec l’élection de Macron et la constitution d’un gouvernement en marche pour une politique de droite portant atteinte à nos droits sociaux et à nos libertés, plusieurs interventions se sont succédé : sur l’aggravation de la loi El Khomri et la casse du droit du travail, sur l’éducation et les dangers de l’autonomie, sur la suppression des emplois dans les services publics, sur la poursuite de l’état d’urgence et des politiques migratoires inhumaines.

L’accent était mis aussi sur notre volonté de soutenir les luttes sociales en cours car pas un jour ne se passe sans annonce de plan de licenciements, de fermetures d’usines… 

Enfin, derrière cette pseudo modernité de Macron il s’agissait de montrer que ce sont bien des politiques réactionnaires qui vont être mises en œuvre.  

  Des initiatives vont être prises dans les prochains jours car il nous semble essentiel d’informer, d’expliquer les mauvais coups qui se préparent et de commencer à s’organiser pour résister.

Une initiative de réunion débat est déjà prévue à la mi-juin avec Richard Abauzit. Il faut en assurer le succès. Pour cela il faut aussi populariser l’appel et étoffer la liste des signataires. 

Enfin, nous restons attentifs aux initiatives que prendront les organisations syndicales dans les prochains jours.

Correspondante 34 Martine

Photos Gilles M.
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 30 mai 2017

Les luttes ...en marche !


L'offensive patronale ne connaît pas de trêve électorale, il doit en aller de même pour nos résistances et mobilisations !

Dans son discours d’investiture, Emmanuel Macron a annoncé la couleur : « le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues ». Le nouveau gouvernement est en place pour préparer des ordonnances et, plutôt que de mettre en garde les salariéEs, des responsables de FO ou de la CFDT se croient obligés de commenter favorablement le profil et la compétence de la nouvelle ministre de Travail, Muriel Pénicaud...

La mobilisation des salariéEs des entreprises concernées est essentielle, mais les structures syndicales (UL, UD, fédérations, confédérations) doivent populariser ces luttes en mettant notamment l’accent sur l’impact des suppressions directes d’emplois sur les sous-traitants mais aussi sur les ressources des communes, le commerce… Un emploi industriel direct supprimé peut entraîner la perte de 3 ou 4 emplois au total.

Les directions syndicales doivent impulser des rencontres, des initiatives communes, une centralisation de ces luttes, organiser des mobilisations plus larges autour des entreprises menacées (comme cela a été fait à Air France ou à GM&S). Elles devraient, en s’affranchissant pleinement de toute politique de « dialogue social », s’atteler à répondre aux aspirations en construisant une journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations qui ne soit pas considérée comme sans lendemain mais comme partie prenante d’une bataille de longue haleine contre les projets de ce gouvernement au service des ploutocrates. L’initiative appelée pour le 19 juin par le Front social pourrait être un relais dans cette direction. Cliquer ici

  
30 05 : Reportage. Les salariés de GM&S Industry reprennent le travail

Rien n’est réglé mais les 277 salariés de l’usine GM&S Industry à La Souterraine, dans la Creuse, menacée de liquidation, ont repris le chemin du travail, ce lundi matin. Ils occupaient l’usine depuis le 11 mai et assuraient l’avoir « piégée ». Le tribunal de Commerce de Poitiers leur a donné, mercredi, un sursis d’un mois pour trouver un repreneur. À condition de reprendre le travail. Reportage. Cliquer ici

 
Par Philippe Poutou. Ce qui est en discussion aujourd’hui : relancer la mobilisation, en préparant à nouveau une action pour juin, montrer qu’il faut compter sur nous, que nous n’acceptons pas la fin de l’usine, qu’il est encore possible de pousser Ford à maintenir l’activité et les emplois. En attendant, la CGT-Ford est allée soutenir, à La Souterraine et à Poitiers, les salariéEs de GM&S qui se battent aussi pour leurs emplois. Car la perspective se situe surtout dans les liens de solidarité entre salariéEs et population, dans la convergence des luttes et dans le « tous ensemble ». Cliquer ici

 La voie de la mobilisation : un rendez-vous important le 19 juin

Le Front social se refuse à laisser le moindre répit à Macron et à sa politique. Macron ne s’en cache pas, il veut taper plus fort et plus vite contre le Code du travail. Il faut qu’il comprenne qu’en face la riposte sociale s’organise. C’est bien l’objectif du 19 juin à 18 heures où le Front social appelle à prendre la rue devant l’Assemblée nationale ! En régions, d’autres manifestations ou ­rassemblements sont également prévus. Cliquer ici
  
Présidentielle, législatives...Les leurres politiques tournent à plein !

Récapitulons et préparons la mobilisation...
 
 Aller aux fausses concertations de Macron, se placer en position d’attente en voulant croire qu’il y aura des marges de manœuvres hors rapport de force, c’est prendre une responsabilité politique. L’action syndicale indépendante, c’est préparer, sans se payer de mots sur un hypothétique raz-de-marée qui viendrait tout seul, mais au contraire c’est préparer consciemment et ouvertement, l’affrontement avec le gouvernement Macron-Philippe. Cliquer ici

Parmi les bonnes nouvelles

Entretien. En 2015, notre camarade Yann Le Merrer était révoqué de son poste de fonctionnaire à La Poste, une première depuis 1951. Mais en ce mois de mai 2017, la décision du tribunal administratif (TA) est tombée : la décision en date du 9 janvier 2015 portant sanction disciplinaire à son encontre est annulée, et la Poste doit donc le réintégrer dans ses fonctions, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision. Pour nous, Yann revient sur cette longue bataille. Cliquer ici

Syndicalistes combatifs encartés chez Sud et membres du NPA, Yann Le Merrer et Gaël Quirante dénoncent les “politiques managériales de plus en plus agressives de La Poste”. Et s’en prennent plein les dents.  L'intégralité de l'article des Inrockuptibles est à lire ci-dessous en cliquant sur l'image pour l'agrandir

A lire aussi

Les listes de la République en marche de Macron aux élections législatives s’annoncent comme une vaste opération de recyclage. Les politiciens qui ont mis en place les politiques libérales ces dernières décennies y trouvent leur place, ainsi que des traitres, des arrivistes, des patrons…
Cette opération sert à effacer l’ardoise de la classe dominante, le grand patronat et les actionnaires. Ceux-ci ont utilisé le PS et Les Républicains pour mettre en place leurs politiques libérales, répressives et racistes. Le résultat, ce sont des millions de chômeurs, d’exclus, des services publics dévastés,etc. Le PS et Les Républicains sont lessivés, usés jusqu’à la corde. Il fallait donc un nouveau président et un nouveau parti pour continuer à nous attaquer, c’est le rôle de Macron et de la République en marche. Avec moins de 17% du corps électoral qui a voté pour lui au premier tour, Macron s’apprête à contrôler le pays… Ce système et son président sont vraiment illégitimes ! Cliquer ici

Et aussi

L'état d'urgence, l'arme de destruction massive des libertés et des droits sociaux...




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