Présidentielle. Mélenchon, une forte poussée électorale grevée d'une impasse stratégique...


Contre les logiques autoritaires de délégation, promouvoir l'auto-organisation des citoyen.ne.s...


Extrait : Une chose est sûre : la dénonciation morale du fascisme ou du populisme est inutile. Le récit des Trump et des Le Pen ne pourra être mis en échec que par un autre récit populaire, écologique, démocratique, plus puissant et authentique.

Mais pour construire ce récit, deux stratégies s’opposent. La première, portée par exemple par Mélenchon ou Podemos, est celle du « populisme de gauche ». Il s’agit de reconstruire un « peuple » uni contre l’oligarchie autour de valeurs progressistes. A la xénophobie on oppose la solidarité internationale, au sexisme le féminisme, à l’irresponsabilité écologique la conscience de l’urgence climatique. C’est autour de la figure du leader que doit se cristalliser une « chaîne d’équivalences » (selon l’expression de Laclau et Mouffe) qui fait converger les diverses luttes contre l’oppression (capitaliste, sexiste, raciste, productiviste…) en une cause unique : « eux » contre « nous », la caste contre le peuple, l’oligarchie contre les 99 %. Le sentiment national, dont le pouvoir d’agrégation est sans égal sur une vaste échelle, est fortement mobilisé - contre l’hégémonie allemande, l’impérialisme américain, le dumping chinois, etc. L’objectif est d’accéder au pouvoir d’Etat central afin de relancer une croissance plus locale et plus juste.

La deuxième stratégie, altermondialiste / libertaire, procède d’une démarche qu’on pourrait qualifier de « l’arc-en-ciel ». La convergence recherchée est intersectionnelle : au sein de chaque mouvement elle mobilise les composantes qui ont conscience que leur combat – féministe, syndical, antiraciste, écologiste… – ne pourra réellement progresser que par une coopération conflictuelle et constamment négociée entre mouvements. Par exemple les écologistes pour la justice climatique, les syndicalistes ouverts à l’écologie ou les féministes anti-islamophobes… L’ennemi – car une figure de l’ennemi est indispensable – est le duo pervers formé par l’oligarchie politico-financière et les démagogues racistes.

L’accent est mis autant sur la lutte contre le capital financier que contre le productivisme et la concentration des pouvoirs. La transformation sociale est avant tout conçue comme l’essor de la puissance d’agir des groupes sociaux, des communautés et de la société civile au détriment des appareils économiques et politiques dominants. La priorité est au démantèlement des méga-structures, à l’essor des initiatives de contrôle et de transition citoyenne et à l’institutionnalisation de contre-pouvoirs (comme des assemblées de citoyen.ne.s tiré.es au sort) au cœur même des institutions politiques. Cliquer ici
 
Par Philippe Poutou. Notre point d’appui est la faible légitimité de Macron. Celui-ci a recueilli seulement 23 % des voix au premier tour, 17 % des inscritEs... Et plusieurs études montrent que seule la moitié de ses électeurs est convaincue par son programme, soit moins de 10 % des inscritEs.

Nous devons nous unir pour préparer les résistances face à un Macron qui déclare vouloir gouverner par ordonnances pour imposer son programme antisocial. Une période de combat est devant nous, et nous devons organiser le « tous ensemble », inverser le rapport de forces, construire un front pour défendre dans l’unité nos droits sociaux et démocratiques.

Des militants syndicaux et associatifs ont commencé à préparer la riposte, dans divers appels et manifestations, et dans des mobilisations qui existent ici ou là contre les licenciements, chez Tati, Whirlpool, et tant d’autres. Tous ces combats vont dans le bon sens, mais il ne faut pas se faire d’illusions : ce ne sont pas des milliers de manifestants qu’il faut pour renverser le rapport de forces, mais des millions. Ce ne sont pas des luttes partielles mais un mouvement d’ensemble contre le futur gouvernement. Ce ne sont pas des appels épars, mais la mise en mouvement des principales organisations syndicales… qui ne semblent pas pour l’instant dans cet état d’esprit. À nous de les y pousser ! Cliquer ici



[…] Nous pensons que la priorité est dans la construction "par en bas", dans les luttes comme dans les collectifs, d’une force anticapitaliste, écologique, féministe, internationaliste la plus large possible.

Cette construction devra se faire avec les militants actuels des différentes organisations politiques à la gauche du PS, mais aussi avec d’autres, non-membres d’organisations tout en étant anticapitalistes. Elle devra être réellement démocratique dans son fonctionnement. Elle devra surtout être beaucoup plus tournée sur l’extérieur et en prise avec les aspirations réelles de ceux qui soutiennent la lutte anticapitaliste et la construction d’un autre modèle de société.

Les organisations de la gauche, NPA compris, ont pour l’instant été incapables de mettre en mouvement cette construction. C’est pourquoi, forts de la campagne positive que nous avons mené avec Philippe Poutou, nous appelons à rassembler toutes les forces de gauche, militantes ou convaincues, dans le cadre de collectifs anticapitalistes larges afin d’être, ensemble, en capacité de renverser le rapport de force et de préparer les luttes sociales, démocratiques et environnementales à venir. Cliquer ici



Vous avez aimé le 49.3 ? Les ordonnances, c’est encore mieux", peut-on lire sur le site, qui appelle Emmanuel Macron à renoncer "à cet archaïsme que sont les ordonnances. Renoncez à faire une deuxième loi Travail". Cliquer ici


 


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La dignité de Manuel Valls - Le Moment Meurice


Manuel Valls, par Jerc 

 

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NPA 34, NPA