vendredi 26 mai 2017

Terrorisme. L'horreur vécue à Manchester signe l'échec des politiques sécuritaires...


   
 De la nécessité de combattre l'exception française de "l'état d"excep...", hum, de l'état d'urgence qui n'a empêché aucun attentat !

 
Manchester, déjà revendiqué par l’organisation « État islamique ». Ce qui est certain, c’est que cet attentat qui a fait au moins 22 mortEs et 59 blesséEs est une saloperie. S’attaquer sciemment à une salle de concert avec un spectacle pour des jeunes n’a rien à voir avec une quelconque lutte de libération des oppriméEs.

Au contraire, ce sont précisément les oppriméEs, plus précisément ceux d’origine immigrée, qui vont en payer le prix. Déjà, en France, du côté de Marine Le Pen et des Républicains retentissent les habituels discours anti-immigrés et islamophobes. Ceux qui les tiennent jouent leur partition haineuse et raciste en phase avec l’objectif de Daesh : creuser en Europe le fossé entre les « musulmans » (ou considérés comme tels) et les autres populations.


Du côté du gouvernement, les premières déclarations ne marquent pas la moindre réflexion sur le bilan de la stratégie sécuritaire et guerrière de Hollande. Dans un ouvrage publié cette année, le chercheur Jean-François Bayart dénonce l’« état d’exception et de surveillance de masse » et ajoute : « cette politique sécuritaire a échoué. Cliquer ici

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 Impuissance antiterroriste : "Aucune action terroriste n’a été prévenue « grâce » à l’état d’urgence, inefficace à l’égard du terrorisme « local » ou venant des pays voisins de la France : les actions terroristes heureusement évitées au cours des derniers mois l’ont été soit par l’effet du hasard, soit par la qualité du travail des services de renseignement français et étrangers"


L’état d’urgence, décrété depuis le 14 novembre 2015, est en vigueur jusqu’au 15 juillet 2017. Il dure depuis si longtemps maintenant que nul ne voit plus très bien ni à quoi sert ce régime de police administrative spéciale, ni ce qu’il a d’exceptionnel par rapport au droit commun, ni finalement en quoi il nous affecte dans notre vie quotidienne. 

L’état d’urgence s’est banalisé, tout comme l’opération Sentinelle, tout comme il est devenu normal d’ouvrir spontanément ses effets personnels, devançant ainsi les attentes d’agents de sécurité publics ou privés, ce qui aurait été impensable il y a une vingtaine d’années. De fait, la « banalisation de l’exception », présentée par le Garde des Sceaux le 15 mars 2017 comme « un risque pour la démocratie », a déjà eu lieu. Cliquer ici

Toute-puissance liberticide : "l’état d’urgence a dérivé de la menace terroriste islamiste et sert aujourd’hui à réguler l’ordre public indépendamment de cette menace"


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