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Vendredi 30 juin
-à partir de 18h-
Appel à Résistance 34
Réoccupation de l'Esplanade et de la Place de la Comédie.
-Montpellier
-
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jeudi 8 juin 2017

Macron président...



 ... les contre-réformes capitalistes se mettent en marche forcée !
   
Un spectre hante la macronie : le retour du mouvement social !

Le résultat de l’élection présidentielle a confirmé la capacité du système (patronat et forces politiques et médiatiques attachées à son service) à surmonter, au moins temporairement, l’imbrication des crises - économique, sociale écologique et politique – qui menacent de le déstabiliser.

La victoire d’Emmanuel Macron, grâce à un battage médiatique exceptionnel, avec un parcours express le menant de la finance au gouvernement et désormais à la présidence de la république, a permis d’éviter l’impasse politique que représentaient les options défendant jusque-là les intérêts du capital. Une savante démarche du « nettoyage kleenex » lui a permis de se défaire d’un hollando-vallsisme carbonisé par son reniement ouvert de tout logiciel de gauche, y compris le plus platement réformiste.  Emmanuel Macron, en homme providentiel électoralement crédible, ce n’était cependant pas gagné d’avance car personne ne pouvait ignorer qu’il est surtout l’inspirateur de la politique antisociale qui a fait du précédent quinquennat l’un des plus impopulaires de la Ve République.


Mais ce paradoxe vaut en fait preuve du déni de 
 démocratie qui caractérise le régime de la Ve république et que les chiffres de votants traduisent pour autant qu’on les rapporte à ceux des inscrits : le socle électoral du nouveau président se situe en effet, pour ne prendre que l’exemple de l’Hérault, à seulement 16% des inscrits, score du premier tour délimitant, à peu de choses près, les adhésions politiques réelles à sa campagne. En même temps, le chiffre cumulé de ceux et celles qui, via l’abstention et les votes blancs (sans parler des « non-inscrits » !), ont refusé la logique même du jeu biaisé, voire truqué, de ces élections, s’est élevé à 21% et a tutoyé les 32% au second tour. 

Cette massive position de refus, par-delà son hétérogénéité, percute de plein fouet la prétention à la légitimité politique du vainqueur et fait apparaître la fragilité intrinsèque du système de domination. Elle reste néanmoins immédiatement improductive sur le plan proprement politique : elle n’esquisse même pas un début d’alternative. Elle laisse l’initiative politique, et quelle initiative, au bien mal élu… Le système s’accommode en effet parfaitement, c’est sa raison d’être, de gouverner en minorité sous couvert de l’onction électorale du « choix des Français ».



La qualification au deuxième tour de la candidate du FN (qui place celui-ci comme premier parti électoral dans l’Hérault) a soigneusement été instrumentalisée par l’opportuniste mobilisation d’un réflexe de « panique antifasciste ». Le piège tendu du « tout faire pour battre la fasciste, on verra après pour régler son compte à Macron » a donné à celui-ci les moyens de sa politique, à commencer par sa victoire électorale (mais avec seulement 39% des inscrits dans le département), sans rien changer au déficit de crédibilité de son projet politique révélé dès le premier tour. Sans rien régler non plus, au contraire, du côté de la progression électorale de l’extrême droite qui se nourrit exactement du rejet dans la population des projets que porte le nouveau pouvoir.
 
Quant à Jean-Luc Mélenchon et à la France Insoumise, leur succès est indéniable si l’on s’en tient aux chiffres, toujours dans l’Hérault, avec près de 23% des exprimés (18% des inscrits). Leur capacité à mobiliser des franges importantes de la jeunesse et des couches paupérisées de la population aura été importante. Il n’en reste pas moins un revers à la médaille insoumise : son électoralisme qui, entre autres limitations politiques de la campagne menée, aura quand même rejoué la comédie du grand homme providentiel si chère à la V° république.


Le fait est que la campagne insoumise aura réussi à capter vers les urnes beaucoup des attentes exprimées par le mouvement contre la loi « travail » et à assécher toute poursuite, y compris en mode mineur, d’une campagne pour le mouvement social. Le plus grave étant que rien dans le programme des insoumis, tant pour la présidentielle que pour l’actuelle législative, ne laisse apparaître que les luttes y ont leur place en tant que force propulsive à construire en toute indépendance de cycles électoraux pour une alternative au capitalisme. On a même entendu Jean-Luc Mélenchon appeler à s’économiser des kilomètres dans les manifs en votant pour les candidat-es de La France Insoumise… 

Les législatives, conformément à la logique interne de la Ve république, ne dérogeront probablement pas à la règle de la prime au vainqueur de la présidentielle. Il n’y a pas même eu l’esquisse, devant le cavalier seul intransigeant de France Insoumise, que des listes unitaires de refus des macroneries à venir puissent être présentes à ces élections.  C’est pourquoi, au sortir de la présidentielle où le NPA 34 a pu mener campagne autour de la candidature de Philippe Poutou pour porter le primat à donner aux luttes afin de construire le débouché politique, nous faisons le constat de l’impossibilité, sauf dans quelques cas au niveau national, d’œuvrer à travers les législatives à populariser la nécessité des mobilisations.




L’axe de notre positionnement est désormais de favoriser la relance du mouvement social que les séquences électorales auront réussi à relativiser, même s’il est resté exceptionnellement actif dans cette période. Les annonces gouvernementales et autres fuites dans la presse sur les terribles agressions qui sont préparées ou seront même mises en action pendant l’été appellent de toute urgence à être à la hauteur des enjeux : une loi « travail » XXL comme prélude à une politique antisociale d’une envergure inédite et qui saura se donner les moyens coercitifs, via la prolongation de l’état d’urgence, à la mesure de son déficit de légitimité électorale !


Voilà qui rend nécessaire de renouer avec l’idée qu’il n’y a aucune fatalité.  Il importe de se défaire des rideaux de fumée qui voudraient rendre naturelles l’exploitation au travail et l’acceptation des oppressions, qui voudraient imposer que rien ne puisse changer qu’à la marge… et encore ! Qu’en dehors des mécanismes institutionnels tout n’est que déraison ! Le contrefeu à cette offensive idéologique se trouve du coté du développement des luttes et de leur auto-organisation.


Le NPA 34 travaille actuellement à organiser le front social et politique permettant de réactiver ce que la mobilisation de l’an passé a tissé comme espoir d’organiser la contre-offensive. Permettant aussi d’aller cette fois jusqu’au bout : la défaite de nos adversaires. Le défi est de taille mais, pour parodier le célèbre TINA de Thatcher, pour nous non plus « there is no alternative » … à nos luttes.

 Le NPA 34 ne donne donc aucune consigne de vote aux législatives, sachant que l’abstention et le vote blanc, comme le deuxième tour de la présidentielle l’a spectaculairement démontré, sont aussi des choix politiques. Chacun-e est à même de faire le choix qu’il/elle estimera le plus favorable à ce retour de la politique sur le seul terrain qui, derrière l’assurance du moment affichée, est la hantise de la Macronie et de ses commanditaires patronaux : l’occupation des rues, des places, des lieux de travail, la convergence des luttes pour le retrait des mesures antisociales et liberticides. 

Le combat politique, s’il veut mettre tous les atouts de son côté, ne saurait échapper à se caler sur l’agenda de la rupture radicalement anticapitaliste.

Une autre façon de chercher ce fameux « goût du bonheur » que les élections auront, une fois de plus, échoué à nous donner…car, de toute évidence, il est à conquérir !

NPA 34, 8 juin 2017

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Des rencontres avec Macron et Philippe, les responsables syndicaux ne semblent avoir retenu que le  « bon climat », « la franchise des échanges » et la possibilité de gratter une semaine de plus de dialogue social, soit six à huit semaines… en plein été !

Le gouvernement s’appuie sur cette bonne volonté pour chercher à éviter que ne se constitue un front sur un sujet rassembleur. Face à cette offensive du gouvernement, il devient de plus en plus urgent de marquer un coup d’arrêt, avant les congés, par une mobilisation unitaire et massive. Le premier pas vers une confrontation incontournable. Cliquer ici

 En marche... sur les talons d'Achille ?



Ferrand, député socialiste depuis 2012, a fait acheter à crédit en 2011 par sa compagne un local afin de le louer aux Mutuelles de Bretagne, société dont il était le directeur général. Une fois le crédit remboursé, la valeur de la SCI était estimée à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 euros, soit 300 000 euros, le prix du local. Une très bonne affaire... Et tout à fait légale, dit Ferrand. Gagner beaucoup d’argent en investissant dans l’immobilier, grâce à des facilités bancaires accordées sur la garantie d’une rentrée d’argent régulière et fiable, effectivement, quoi de plus banal pour toute une frange de la bourgeoisie ! D’ailleurs Ferrand est visiblement un adepte des opérations immobilières puisqu’il a revendu au PS le local qu’il avait acheté pour sa campagne de député.

Quant au fait qu’il soit resté chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros par mois, pendant toute la législature 2012-2017, rien d’illégal non plus. Quant à l’emploi de son fils comme assistant parlementaire en 2014, rien d’illégal non plus. Et qu’il ait embauché comme assistant parlementaire, le compagnon de sa successeure à la direction des Mutuelles de Bretagne, rien d’illégal non plus... Quant à la morale, ce qu’il y a d’encombrant avec elle, c’est que c’est toujours celle des autres ! Cliquer ici





FI, PCF et législatives : Un contre tous, tous contre un ! 



Du côté des "ingouvernables"

 
Se regrouper pour dépasser les clivages. Faire mouvement pour le dépasser et former un front révolutionnaire. Rompre avec le mouvement social pour enclencher un mouvement révolutionnaire. Cliquer ici
  
 Petit rappel de chimie politique : aujourd'hui "la solutionologie". 

Elections = solution ? Bien sûr...

 1/ Une solution, par définition première, est une dissolution.
Application au champ politique : les élections, telles qu'instituées par le "système", sont la dissolution des options politiques d'alternative à lui !

2/ Macron est, par définition seconde, la solution, au sens de "produit" de cette action de dissolution "systémique" !

3/ L'anticapitalisme est la solution politique radicale à mettre en oeuvre par dissolution de tous les avatars politiques, actuellement le macronisme, de la domination patronale. Son projet est de créer, au sens précis de l'expression, une solution de continuité, autrement dit une rupture, dans le processus de cette domination !

Par là il est aussi solution au sens d'"ensemble des opérations [politiques] susceptibles de fournir une réponse théorique ou pratique visant à la résolution, l'analyse, la compréhension d'un problème, d'un phénomène complexe" tel que le système d'exploitation capitaliste.

Lire SOLUTION1  et SOLUTION2   

 Cela date de 2016 mais reste toujours valable... Par quelqu'un qui est pourtant du sérail judiciaire !


 Quand ils nous parleront de progrès, nous savons d'avance qu'ils parlent du leur 
 NPA 34, NPA