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Communiqué du NPA 34 (3 janvier 2019)


Le gouvernement pensait qu’il en aurait fini avant le 31 décembre avec la puissante mobilisation des gilets jaunes. Or non seulement celle-ci s’est poursuivie malgré la période de fêtes, mais elle repart de plus belle en ce début d’année. La répression sauvage, la propagande des médias aux ordres et la tentative d’enfumage du « grand débat national » n’ont pas entamé la détermination des Gilets jaunes. En 2019, celles et ceux qui ont relevé la tête contre l’injustice sociale le clament haut et fort : « On lâche rien ! ».

Mais au lieu de résoudre la crise sociale par des solutions politiques - en répondant aux revendications - il y répond par des moyens militaires. Au lieu de rétablir l’ISF, supprimer le CICE et lutter contre l’évasion fiscale (au total 125 milliards d’euros de manque à gagner d’argent public), le gouvernement a clairement choisi le camp des entreprises du CAC 40. Il fait même une provocation supplémentaire en durcissant par décret, ce 30 décembre, les mesures accentuant le contrôle des chômeurs qui avaient été votées par les parlementaires, en aggravant les risques de suppression d’allocations et de radiation des listes de Pôle Emploi. Lors de vœux pathétiques, le président Macron n’a pas hésité à désigner les manifestants de « foule haineuse », pour justifier l’escalade de la répression. Or, le 29 décembre à Montpellier, les gendarmes mobiles avaient déjà fait preuve d’une violence inouïe contre la population civile, hommes, femmes et enfants : des tirs nourris de flash-ball, des grenades, au sol et même depuis les toits des immeubles. Cinq blessés au moins, une femme à la jambe, les autres atteints en pleine tête. Dans l’Hérault comme partout en France, il est désormais clair que les « forces de l’ordre » ont pour consigne de défigurer avec des tirs de flash-ball, pour impressionner les gilets jaunes et les dissuader de continuer à protester.

Macron a déclaré la guerre à 80% de la population. A l’heure où des barbouzes comme Benalla bénéficient d’une protection et d’une impunité totale, les Gilets Jaunes sont lourdement condamnés par une justice expéditive ; les condamnations à de la prison ferme, gardes à vue arbitraires et autres « arrestations préventives » se multiplient sur tout le territoire, mettant en cause les libertés fondamentales. Aux abois et paniqué, le gouvernement se protège lâchement en envoyant au front les forces de répression, en instaurant le délit d’opinion et en criminalisant toute forme d’opposition à sa politique. 

Libération immédiate des emprisonné(e)s, levée des poursuites et amnistie des condamné(e)s !

Avec ou sans Gilet Jaune, le NPA 34 appelle à participer massivement aux temps forts organisés dans le département, notamment samedi 5 janvier à partir de 9h Place de la Comédie à Montpellier.

Exigeons le rétablissement de l’ISF, l’annulation du CICE, la récupération des milliards d’évasion fiscale, suppression de la TVA et de la CSG … pour mener une politique sociale, fiscale et écologique répondant aux besoins de la majorité :

  • Augmentation des salaires et des pensions de 300 euros, un SMIC à 1800 euros
  • Relocalisation et développement des services publics, avec embauches dans les hôpitaux, les écoles, les transports …
  • Réquisition des entreprises qui font du profit et qui licencient
  • Abrogation du régime présidentiel de la 5ème république et mise en place d’assemblées démocratiques de décision et de contrôle

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