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Communiqué du NPA 34 (01/02/2019)



Le onzième samedi de mobilisation des Gilets jaunes a confirmé la profondeur d’une colère sociale que rien ne semble atteindre. Même si on s’en doutait, il se confirme que l’opération « Grand débat » lancée par le pouvoir est un coup d’épée dans l’eau, de même que la pitoyable tentative de manifestation de soutien à Macron bien mal baptisée « Foulards rouges ». Politiques et médias aux ordres ont beau s’agiter pour mettre en scène un président à nouveau en campagne « dialoguant » avec les maires et la population, la rue continue à s’exprimer, partout dans le pays.
Macron et Castaner ne veulent pas de solution politique, donc accentuent la répression. Avec à Paris l’agression scandaleuse contre Jérôme Rodrigues, un des animateurs du mouvement, blessé à l’œil de façon très certainement délibérée par la police. Montpellier est devenu un théâtre d’expérimentation : les brigades de recherche et d'intervention (BRI) tirent des balles en plastique avec des fusils à pompes, les brigades anti-criminalité (BAC) usent et abusent de leurs armes (flash-balls, LBD, grenades de désencerclement …) contre la population civile, comme samedi dernier encore, où un militaire en permission a été gravement blessé place Jean Jaurès en sortant d’un restaurant.
Depuis le début du mouvement, les violences policières sont régulièrement documentées, plus d’une centaine de Gilets jaunes ont été gravement blessés, 17 ont déjà perdu un œil à cause de tirs de lanceur de balle de défense, et 4 ont eu la main arrachée. Castaner est le responsable direct de ces violences d’État, dénoncées par les organisations des droits de l’homme internationales et par des collectifs unitaires contre la répression policière : il doit partir.
Stop à l’utilisation des armes invalidantes. Amnistie pour les victimes de la répression policière !
Alors que la convergence autour de la grève du mardi 5 février et de ses suites est en train de se construire entre les Gilets jaunes et les organisations du mouvement social, du mouvement ouvrier, ce pouvoir affaibli pratique une fuite en avant dangereuse. Il devient urgent de le mettre hors d’état de nuire !
Avec ou sans Gilet Jaune, le NPA 34 appelle à participer massivement aux temps forts organisés dans le département, notamment ce samedi 2 février à 14h Place de la Comédie à Montpellier et à la grève nationale interprofessionnelle du 5 février.
Exigeons le rétablissement de l’ISF, l’annulation du CICE, la récupération des milliards d’évasion fiscale, suppression de la TVA et de la CSG … pour mener une politique sociale, fiscale et écologique répondant aux besoins de la majorité :
  • Augmentation des salaires et des pensions de 300 euros, un SMIC à 1800 euros
  • Relocalisation et développement des services publics, avec embauches dans les hôpitaux, les écoles, les transports …
  • Réquisition des entreprises qui font du profit et qui licencient
  • Abrogation du régime présidentiel de la 5ème république et mise en place d’assemblées démocratiques de décision et de contrôle
Montpellier, le 1er février 2019

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