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Le fantasme qui court : l'université serait noyautée par les "indigénistes" !


Objectif (subjectif !) : créer la nouvelle peur panique si utile au système ! 

Avertissement aux lecteurs et lectrices

Ce qui suit appelle le débat à partir du constat d'une offensive, décortiquée dans le premier texte ci-dessous portant sur l'université, visant à disqualifier, comme nouveau totalitarisme, l'émergence et le développement d'un discours critique cherchant à décloisonner les lignes de pensée, de recherche et d'action radicales pour redéfinir (ou approfondir) une stratégie d'émancipation répondant/ripostant au défi terriblement régressif de l'ultralibéralisme et de la nouvelle extrême droite. Voilà pourquoi cette page est placée dans notre rubrique Débats.

 Après la tribune d’Olivier Beaud, intitulée « La liberté académique est de plus en plus menacée en France » (Le Monde, 12 avril 2019) dans laquelle il dénonçait, entre autres, les agissements liberticides de minorités agissant au nom d’une « prétendue “victimisation” », Marianne puis la Revue Des Deux Mondes consacrent plusieurs pages à ces nouveaux dangers qui ruineraient l’indépendance de la recherche et des universités. Pour éviter toute polémique et ne pas laisser croire à une interprétation policière ou complotiste de l’actualité, précisons qu’il s’agit certainement d’un hasard. Il n’en témoigne pas moins de l’émergence et de la construction académique et médiatique d’une peur qui prospère désormais et s’entretient de ces articles mêmes conçus par leurs auteurs comme autant d’appel à la mobilisation afin de préserver l’institution universitaire de ces périls multiples. Cliquer ici

La "nouvelle peste" à la lumière du féminisme...

Françoise Vergès : Les thèses décoloniales sont enseignées dans plusieurs universités américaines. Elles continuent de faire débat en France et suscitent régulièrement la controverse. En décembre 2018, 80 personnalités françaises ont signé une tribune pour appeler à défendre "l’universalisme républicain" contre "le racialisme", "le différentialisme" et "le ségrégationnisme".  

[…] Françoise Vergès : "La notion de décolonial émerge il y a à peu près dix ou quinze ans en Amérique du Sud, ça rencontre aussi ce qui existait aux États-Unis dans le féminisme noir. Les Noires aux États-Unis disaient qu'il n’y avait pas que la domination masculine qui expliquait notre situation. C’était aussi le fait d’être femme, d’être noire, d’être descendante d’esclave et d’être en prise avec le capitalisme américain. Ce n'était pas simplement nos pères et nos frères qui nous opprimaient."

Le féminisme décolonial déconstruit aussi un féminisme pensé par et pour les femmes occidentales. Cliquer ici

Féminisme pour les 99 %, un manifeste (NPA)


Jeudi 11 avril, la commission féministe du NPA organisait, avec la librairie La Brèche, une rencontre avec Tithi Bhattacharya, militante étatsunienne, organisatrice de la grève internationale des femmes et co-autrice du Manifeste Féminisme pour les 99 %.
Plus de 80 personnes sont venues ­assister à cet événement placé sous le signe d’un ­féministe anticapitaliste et internationaliste. Cliquer ici

 Une critique des positions de Françoise Vergès


Alors oui le racisme demeure, oui les inégalités persistent, oui l’exploitation continue, oui les femmes et les hommes dits « du Sud » ou « des Suds » font partie des plus exploités, opprimés, écrasés dans le monde tel qu’il va. 

Mais imputer cette situation au « féminisme blanc » et aux « féministes blanches », je trouve que c’est assez culotté.  Je partage cependant une remarque de Vergès, d’autant plus que je l’énonce depuis pas mal d’années à travers tribunes, entretiens, et livres. Elle a raison de dénoncer certaines récupérations et instrumentalisations du féminisme. Il y a en effet un féminisme  dont l’objectif est que les femmes soient les égales des hommes dans le monde tel qu’il est. Mais les mouvements féministes occidentaux s’y réduisent-ils ? Non. Cliquer ici


 Le communisme, à enrichir du « pluriversalisme décolonial », de notre camarade Catherine Samary

Le devoir d’inventaire s’impose donc, comme le disait Daniel Bensaïd à la fois au sein de chaque famille politique et sur des bases égalitaires avec des regards croisés : ce devoir a commencé et doit être poursuivi de façon plurielle au nom même d’un communisme qui n’est, disait Bensaïd en reprenant Marx et Engels, « ni une idée pure ni un modèle doctrinaire de société », mais « le nom d’un mouvement qui, en permanence, dépasse/supprime l’ordre établi » et conteste tous les rapports de domination.

Il faut analyser comment ce communisme-là travaillait aussi le « système-monde soviétique », au sens inclusif de toutes ces révolutions, contre et malgré la stalinisation : cela est vrai jusques et y compris avec l’émergence des conseils ouvriers contre l’occupation des tanks soviétiques en Tchécoslovaquie en 1968 ou la même année en Yougoslavie dans les mouvements exigeant « l’autogestion de bas en haut » contre la « bourgeoisie rouge » ; et ce fut encore vérifié, en dépit d’un contexte idéologique de plus en plus brouillé, avec le « Rendez-nous nos usines » des travailleurs polonais et le projet de république autogérée de leur syndicat indépendant Solidarnosc en 1980 – aux antipodes de la thérapie de choc libérale et des privatisations, une décennie plus tard – autant de mouvements aspirant à réduire l’écart entre idéaux communistes proclamés et réalité, révélant les contradictions réelles de ces régimes.

Le devoir communiste d’inventaire doit donc intégrer plusieurs exigences et objectifs, enrichissant et actualisant la problématique d’un communisme décolonial de la « révolution permanente » à l’œuvre dans la révolution d’Octobre, vers un « pluriversalisme décolonial ». Cliquer ici

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