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Le pass sanitaire, on n'en veut pas !

Montpellier le 24 juillet

Rattrapé par le monde réel jusqu’en Polynésie avec des manifs contre le « pass sanitaire » qui prennent de l’ampleur, Macron les a traitées avec mépris : « le virus ne cède pas aux manifestations », taxées de « mobilisation irrationnelle, parfois cynique, manipulatrice ». Cynique et manipulatrice, c’est bien la propagande des médias aux ordres, qui assimilent les manifestants opposés au pass sanitaire et au contrôle social tous azimuts à des antivax ou à des complotistes d'extrême droite. Tout comme ils avaient catalogué les GJ de racistes, de sexistes et d'homophobes ...

Par centaines de milliers contre la bande à Macron

 


Mais comme partout en France, la manifestation du 24 juillet à Montpellier a été énorme et très combative : entre 8000 et 10 000 personnes (le double de la précédente, le 17 juillet). Slogans les plus repris : "le pass sanitaire, on en veut pas", "les vieux dans la misère, les jeunes dans la galère, les lois sécuritaires et le pass sanitaire, de cette société-là, on en veut pas", "so-so solidarité avec les soignants". Un véhicule de la gendarmerie a été copieusement "décoré" avec des autocollants et des chants ont résonné dans les rues : « on est là, même si Macron le veut pas nous on est là, contre le pass sanitaire et les lois sécuritaires, même si Macron le veut nous on est là ! ». Beaucoup de personnels soignants, des GJ avec ou sans gilet, mais surtout des gens en colère, conscients qu'il faut faire front de façon unie face au gouvernement, avec pour signe de ralliement "liberté, liberté", mais aussi "Macron démission" et "Macron en prison". Des milliers de manifestants de toutes générations, prêts à redescendre dans la rue tous les samedis. Les forces de l’ordre ont fait profil bas … pour l’instant car le gouvernement a sans doute maintenant évalué l'ampleur du mouvement, exceptionnel en plein été, et va mettre en place une stratégie de tension pouvoir le réprimer et l'étouffer par la peur avant la "rentrée".

Le « pass » n’a rien de sanitaire, mais tout de sécuritaire



Voté dans la nuit du week-end dernier par à peine 27% des députés, avec 60% d’absentéisme,l’assemblée nationale apparaît pour ce qu’elle est vraiment : la chambre d’enregistrement du Conseil de Défense, qui impose ses décisions à toute la population en écartant tout débat public. 48 heures ont suffi, alors que depuis un an et demi, aucune mesure concrète n’a été prise en faveur de l’hôpital public. Le « pass » est le prolongement pratique de la loi sécurité globale qui instaure le flicage généralisé pour imposer un contrôle social de masse. La carte vitale donne déjà la seule information utile (personne vaccinée ou non) au personnel de santé, dans le respect du secret médical. Le QR code permettra, grâce aux fichiers interconnectés mis en place suite à la loi sécurité globale, à la police de d’accéder au pedigree complet des personnes contrôlées. Et grâce aux applis fournies aux cafés-restaurants, salles de spectacles et autres lieux recevant du public, savoir qui rencontre qui, à quel moment et les lieux fréquentés. La suspension du contrat de travail des non-vaccinés s'applique aux soignants mais pas aux FDO : pour Macron, elles sont plus "essentielles" pour nous réprimer que le personnel de santé pour nous soigner. Et avec la mise à l’écart des élèves non vaccinés dès la rentrée, le gouvernement organise la ségrégation et le tri social, entre les « bons républicains » et les autres, mis au ban de la société. Alors, aucun état d’âme pour combattre ces mesures liberticides.

 


Le Poing le 26 juillet :Tu es anticapitaliste et tu hésites à rejoindre les manifs contre le pass sanitaire ? Lis cet article

La volonté répressive du gouvernement est d’autant plus évidente qu’il se félicite lui-même que son objectif de 40 millions de primo-vaccinés a été atteint avec un mois d’avance ! Et ce sont des policiers, seuls exemptés de l’obligation vaccinale, qui seront chargés des contrôles et sanctions des "déviants". Le libre accès à la vaccination pour tous et notamment les plus précaires - sans parler des pays qui sont exclus de toute possibilité de vaccination – est un droit fondamental. A la « médecine punitive » de Macron, il faut opposer notre détermination à imposer par nos mobilisations la levée des brevets sur les vaccins, de véritables services publics, avec des moyens humains et matériels pour l’hôpital public et l’école publique !

SAMEDI 31 JUILLET, TOUTES ET TOUS DANS LA RUE

À Montpellier, AG à 13h (Esplanade), manif à 14h (Comédie) 

NPA 34

 

 Montpellier le 24 juillet


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