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Carcassonne. Action de solidarité avec les opposants à l'aéroport de NDDL



Carcassonne. Opération péage gratuit sur l'A61
L'Indépendant Le 4 janvier 2013


La manifestation a eu lieu hier à Carcassonne Ouest.
La manifestation a eu lieu hier à Carcassonne Ouest. PHOTO/Ch. B.
Hier matin, de 10 h à 11 h, une trentaine d'opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), ont organisé une opération péage gratuit, à l'échangeur de Carcassonne Ouest. 

Cette action pacifique s'est déroulée sous la protection du peloton de gendarmerie de l'autoroute de Carcassonne, qui a sécurisé les lieux, en amont et en aval du péage. Les manifestants, qui arboraient des gilets fluorescents jaunes, agitaient également des pancartes et autres drapeaux avec des inscriptions telles que : "Stop à l'Ayraultport", "Basta les grands projets inutiles imposés, ni à Notre-Dame-des-Landes, ni ailleurs", ou encore "Solidarité avec les expulsés de Notre-Dame-des-Landes. Vinci dégage !"


Vinci concessionnaire du futur aéroport

Plusieurs des manifestants effectuent actuellement une marche de Nice à Notre-Dame-des-Landes pour protester contre le projet d'aéroport. S'ils avaient ciblé le péage de l'A61 pour leur manifestation, c'est parce que Vinci est à la fois propriétaire des ASF (Autoroute du Sud de la France) et concessionnaire désigné de l'aéroport qui verra le jour en Loire-Atlantique. Les automobilistes ont pu bénéficier du péage gratuit, ce qui représente un préjudice pour Vinci qui a déposé plainte hier.

Mais les usagers du grand ruban noir n'ont pas, pour autant, fait montre d'une grande générosité à l'égard des contestataires qui demandaient, au passage, quelques euros pour soutenir leur démarche. Ces jours-ci, les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes avaient déjà manifesté à Carcassonne, devant la préfecture et face à la permanence parlementaire du député-maire Jean-Claude Pérez.


L'article sur le site de L'Indépendant

Carcassonne : les opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes "offrent" le péage



ANTOINE CARRIÉ

Midi Libre 04/01/2013

Une vingtaine de militants pour passer le message aux automobilistes.

Une vingtaine de militants pour passer le message aux automobilistes. (© D.R) 

Ils reprennent la route ce matin, avec un rendez-vous fixé à 8 h, devant la mairie de Bram. Direction Castelnaudary, dernière étape audoise d’une longue marche qui, entamée le 8 décembre à Nice, doit les mener le 6 février sur le site où est projeté l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Mais hier, c’est par une action symbolique que les opposants ont marqué leur passage. Quelques jours après un réveillon passé chez un viticulteur de Moux, c’est au péage de Carcassonne Ouest que les “antis” ont affiché leur peu d’affection pour la société titulaire du contrat de concession pour l’aéroport du Grand Ouest tant contesté.

Opération “péage gratuit” durant une heure

Cédées par l’Etat en 2005, les autoroutes du Sud de la France (ASF) font en effet partie de la galaxie Vinci. Quoi de mieux donc, que de mener durant une petite heure une opération “péage gratuit”. Une action destinée à informer les automobilistes qui voulaient bien donner quelques minutes de leur temps précieux, sous le regard bienveillant des gendarmes présents pour assurer la régulation de la circulation à l’approche des barrières de péage levées.

"Il y a une vraie défense de la terre nourricière à mener." Michel David

Parmi la grosse vingtaine de militants, Michel David, responsable de la Confédération Paysanne, persuadé que cette marche a un sens tout particulier dans le département : "Les paysans sont directement concernés à Notre-Dame-des-Landes. Mais ici, le bétonnage et l’artificialisation des sols, c’est aussi une réalité : entre les golfs, le projet de ligne à grande vitesse et les carrières qui se multiplient, il y a une vraie défense de la terre nourricière à mener."

Un huissier de justice était sur place

Un message passé sans aucune tension, lors de l’opération menée en présence de Me Durant-Dastes, huissier de justice mandaté par la société pour constater d’éventuels débordements ou dommages. Mais de problèmes, il n’y en eut point. A 11 h, les marcheurs pouvaient reprendre la route.

L'article sur le site de Midi libre

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