L'Agglo de Montpellier ne semble pas prête à renoncer à sa marque
Unlimited après l'ultimatum lancé par l'avocat Olivier Taoumi.
Explications.
Que va faire l’Agglo face à l’ultimatum de l’avocat Olivier Taoumi concernant la campagne Montpellier Unlimited
? Ce dernier a, en effet, donné jusqu’à la fin du mois au président de
la collectivité pour que soit annulée cette campagne de publicité qu’il
juge "illégale" et pour laquelle il demande une nouvelle consultation
dans l’appel d’offres du marché.
Une lettre de Sophie Sallèles, directrice de cabinet
Du côté de l’hôtel d’agglo, il n’est pas question aujourd’hui de se
plier aux exigences de cet ancien magistrat au tribunal administratif.
Ainsi, dans une missive adressée fin décembre, Sophie Sallèles,
directrice de cabinet de Jean-Pierre Moure, rappelle à l’avocat
montpelliérain qu’"aucun marché spécifique n’a été conclu en vue de la
conception" de cette marque économique. La communauté d’agglomération a
régulièrement, selon les termes de la directrice de cabinet, passé un
marché général de communication divisé en deux lots. L’un attribué à la
société Wonderful et l’autre à Sens inédit, "dans le cadre duquel
s’inscrivent, parmi d’autres, les prestations liées à la marque
Unlimited".
Qui a mandaté l'avocat ?
Par conséquent, il n’existerait pas de marché spécifique, donc il serait
impossible d’annuler ledit marché. Et Sophie Sallèles de s’étonner de
ne pas voir apparaître de noms de clients ayant mandaté l’avocat dans sa
démarche. Une réponse pourrait être apportée dans les prochains jours
car, si on en croit les propos d’Olivier Taoumi, le refus de revoir la
copie pourrait déclencher une procédure au pénal qui "pourrait coûter très cher à l’Agglomération". Donc à suivre !
Quand Olivier Taoumi, candidat des Verts négociait avec Frêche :
Dès dimanche soir, le patron de Montpellier a donc pris soin de faire
appeler Olivier Taoumi, le candidat des Verts, qui a obtenu 5,58 % des
voix. Olivier Taoumi a attendu lundi matin pour répondre à l'élu et
convenir d'un rendez-vous pour l'après-midi. «Nous avons discuté pendant
près de trois heures. Passé les trois premiers quarts d'heure à évacuer
les a priori, je lui ai fait part de six points, parmi lesquels
l'installation d'une école de la deuxième chance à La Paillade», raconte
Olivier Taoumi. Les 18 % de voix qu'il a réunis dans le quartier
difficile du Petit Bard, et les 15 % à La Paillade seront précieux.
Pragmatique,
Georges Frêche a accepté, et a ob tenu en prime le soutien de
Jean-Louis Roumegas, candidat vert sur la première circonscription, où
le socialiste sortant Gilbert Roseau est en mauvaise posture. Taoumi
n'ira certes pas avec Georges Frêche convaincre un à un les nombreux
abstentionnistes de La Paillade, mais veut bien participer à une réunion
publique.
Sur le même sujet : La hantise verte de Frêche (L'Express) et Municipales en France : Les Marocains jouent et gagnent !
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L’avocat vise les marchés attribués par la région Languedoc-Roussillon
et l’agglomération de Montpellier à Sens inédit, agence dirigée par
Pascal Provencel. En début de semaine, une plainte a été déposée visant
Christian Bourquin, président de la région même si les griefs ont évolué
depuis la semaine passée. De plus, Olivier Taoumi a demandé à
Jean-Pierre Moure, président de l’agglo, dans un courrier que
Montpellier journal publie intégralement aujourd’hui, de résilier le
marché attribué à Sens inédit en raison des liens privés entre Karine
Caner, directrice du développement économique à l’agglomération de
Montpellier et Pascal Provencel.
L’avocat qui ne cache pas son intérêt pour les municipales à Montpellier, attaque tous azimuts. Comme annoncé par Montpellier journal
dès la semaine passée et relayé en début de semaine par de nombreux
médias locaux et nationaux, Olivier Taoumi a déposé une plainte auprès
du procureur de la République de Montpellier. Elle vise, pour « délit de favoritisme »,
Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon et
Karine Margutti, conseillère régionale (Gard) et présidente de la
commission d’appel d’offres. Et pour « recel de délit de favoritisme », Pascal Provencel. Elle a été déposée pour le compte de l’association Défense des administrés, des usagers et des contribuables de l’Hérault (DAUC), inconnue à ce jour.
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