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Montpellier Unlimited face à une injonction d'annulation !


Pas question de toucher à la marque Montpellier Unlimited
GIL LORFÈVRE
Midi Libre 05/01/2013

L'Agglo de Montpellier ne semble pas prête à renoncer à sa marque Unlimited après l'ultimatum lancé par l'avocat Olivier Taoumi. Explications. 

Que va faire l’Agglo face à l’ultimatum de l’avocat Olivier Taoumi concernant la campagne Montpellier Unlimited ? Ce dernier a, en effet, donné jusqu’à la fin du mois au président de la collectivité pour que soit annulée cette campagne de publicité qu’il juge "illégale" et pour laquelle il demande une nouvelle consultation dans l’appel d’offres du marché.

Une lettre de Sophie Sallèles, directrice de cabinet

Du côté de l’hôtel d’agglo, il n’est pas question aujourd’hui de se plier aux exigences de cet ancien magistrat au tribunal administratif. Ainsi, dans une missive adressée fin décembre, Sophie Sallèles, directrice de cabinet de Jean-Pierre Moure, rappelle à l’avocat montpelliérain qu’"aucun marché spécifique n’a été conclu en vue de la conception" de cette marque économique. La communauté d’agglomération a régulièrement, selon les termes de la directrice de cabinet, passé un marché général de communication divisé en deux lots. L’un attribué à la société Wonderful et l’autre à Sens inédit, "dans le cadre duquel s’inscrivent, parmi d’autres, les prestations liées à la marque Unlimited".

Qui a mandaté l'avocat ? 

Par conséquent, il n’existerait pas de marché spécifique, donc il serait impossible d’annuler ledit marché. Et Sophie Sallèles de s’étonner de ne pas voir apparaître de noms de clients ayant mandaté l’avocat dans sa démarche. Une réponse pourrait être apportée dans les prochains jours car, si on en croit les propos d’Olivier Taoumi, le refus de revoir la copie pourrait déclencher une procédure au pénal qui "pourrait coûter très cher à l’Agglomération". Donc à suivre !


Quand Olivier Taoumi, candidat des Verts négociait avec Frêche : 

Dès dimanche soir, le patron de Montpellier a donc pris soin de faire appeler Olivier Taoumi, le candidat des Verts, qui a obtenu 5,58 % des voix. Olivier Taoumi a attendu lundi matin pour répondre à l'élu et convenir d'un rendez-vous pour l'après-midi. «Nous avons discuté pendant près de trois heures. Passé les trois premiers quarts d'heure à évacuer les a priori, je lui ai fait part de six points, parmi lesquels l'installation d'une école de la deuxième chance à La Paillade», raconte Olivier Taoumi. Les 18 % de voix qu'il a réunis dans le quartier difficile du Petit Bard, et les 15 % à La Paillade seront précieux.
Pragmatique, Georges Frêche a accepté, et a ob tenu en prime le soutien de Jean-Louis Roumegas, candidat vert sur la première circonscription, où le socialiste sortant Gilbert Roseau est en mauvaise posture. Taoumi n'ira certes pas avec Georges Frêche convaincre un à un les nombreux abstentionnistes de La Paillade, mais veut bien participer à une réunion publique.



 
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L’avocat vise les marchés attribués par la région Languedoc-Roussillon et l’agglomération de Montpellier à Sens inédit, agence dirigée par Pascal Provencel. En début de semaine, une plainte a été déposée visant Christian Bourquin, président de la région même si les griefs ont évolué depuis la semaine passée. De plus, Olivier Taoumi a demandé à Jean-Pierre Moure, président de l’agglo, dans un courrier que Montpellier journal publie intégralement aujourd’hui, de résilier le marché attribué à Sens inédit en raison des liens privés entre Karine Caner, directrice du développement économique à l’agglomération de Montpellier et Pascal Provencel.

L’avocat qui ne cache pas son intérêt pour les municipales à Montpellier, attaque tous azimuts. Comme annoncé par Montpellier journal dès la semaine passée et relayé en début de semaine par de nombreux médias locaux et nationaux, Olivier Taoumi a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Montpellier. Elle vise, pour « délit de favoritisme », Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon et Karine Margutti, conseillère régionale (Gard) et présidente de la commission d’appel d’offres. Et pour « recel de délit de favoritisme », Pascal Provencel. Elle a été déposée pour le compte de l’association Défense des administrés, des usagers et des contribuables de l’Hérault (DAUC), inconnue à ce jour.

A lire aussi sur Montpellier journal Marchés publics : Jean-Pierre Moure dans le viseur d’Olivier Taoumi et Olivier Taoumi aussi sur le front Bourquin-Provencel

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