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Sète. Retour sur le combat des marins marocains...

 
Déjà un an sans voir la mer pour les Ferries marocains bloqués à Sète !
Midi Libre Pa.C.06/01/2013 

Illustration NPA 34



Les trois navires encombrent le port depuis janvier dernier. Cependant, la Comarit, en redressement judiciaire, aurait peut-être trouvé un repreneur.

[voir en fin de page le compte rendu de la réunion de Montpellier contre la répression au Maroc]


Samedi 7 janvier 2012. Un journaliste de Medi 1, annonce sur les ondes de la radio du grand Maghreb un coup de "... stupeur et colère dans le port de Sète". Ce jour-là, la situation est en effet inédite au pied du Saint-Clair : les trois navires de la Comarit-Comanav ferries sont arrêtés. Deux d’entre eux sont saisis. Et ce n’est pas mieux pour les autres bateaux de la compagnie bloqués par exemple en Espagne. Là aussi, on refuse de les servir en gazole, l’ardoise de l’armement marocain atteignant plusieurs millions d’euros répartis entre divers créanciers.

200 marins répartis sur trois bâtiments

Commence alors un incroyable chemin de croix pour les quelque 200 marins des trois bâtiments bloqués à Sète. La majorité devra attendre six mois à bord, dans des conditions de grande précarité, avant que le rapatriement puisse être organisé.

Conditions de vie difficiles à bord

 Devant les conditions de leur “séjour” à Sète imposées par un armement défaillant (gazole nécessaire au chauffage du navire et nourriture livrés au compte-gouttes, désinformation distillée depuis le Maroc quant au devenir de la compagnie...), très vite, l’hiver dernier, des voix s’élèvent.

"On partira payés ou dans un cercueil"

Celles de plusieurs marins, d’abord, qui ont le courage d’annoncer haut et fort qu’ils ne quitteront Sète que "payés, ou dans un cercueil" (revendication ô combien légitime mais difficile à formuler au Maroc). Et qui, dès le mois de février, refusent le rapatriement : sans bon de débarquement (ils l’obtiendront en juin) délivré par l’armateur, partir reviendrait à hypothéquer leur avenir dans le “métier”. Et à faire une croix sur ce que la compagnie leur doit.

Les élus montent au créneau

Quelques élus montent alors au créneau, François Liberti en tête, au titre du bien-être des gens de mer ; François Commeinhes pas si loin, fort de ses relations privilégiées avec “le merveilleux royaume” - du Maroc. Mais, surtout, l’appui de FO et des divers représentants du syndicat des marins ITF prend forme. Dès le début du mois de mars, lors d’une réunion à la Maison des syndicats, ces derniers ne font pas de mystère : "Vous pouvez vous considérer comme des marins abandonnés", lancent-ils aux dizaines de salariés de la Comarit-Comanav ferries qui les écoutent bouche bée. L’avenir leur donnera raison.

Suspens pendant de longues semaines

Suivront en effet des semaines ubuesques durant lesquelles les responsables du port de Sète comme les marins s’arracheront les cheveux entre visites hallucinantes du vice-consul du Maroc et autres ministres, promesses de reprise de la ligne sans lendemains... Et toujours, les vivres et le gazole au compte-gouttes. Au mois d’avril, Lilian Torrès, chargé par ITF de la défense des marins bloqués à Sète, dénonce même une "campagne d’intimidation de la part de la compagnie" destinée, en faisant courir le bruit qu’ITF se paiera sur les arriérés de salaires dus aux marins, "à discréditer le syndicat".

Début juin, les marins peuvent débarquer

Finalement, la mobilisation paye : début juin, les marins, ayant obtenu leur bon de débarquement de la compagnie sont évacués (sous escorte policière !), laissant à ITF le soin de défendre leurs intérêts. Devant le tribunal de commerce de Montpellier, par exemple, qui pourra décider de rendre exécutoire la saisie conservatoire des navires, ouvrant la porte à une vente possible.

Question des salaires examinée le 28 janvier

Après un premier renvoi de l’affaire le 12 octobre dernier, la question de cette vente et donc du paiement des salaires doit être examinée le 28 janvier prochain à Montpellier. Avec peut-être, d’ici là, du nouveau pour les marins de la branche “Comarit”, à savoir ceux du Biladi. Selon le syndicaliste FO marine marchande - et correspondant d’ITF - Lilian Torrès, la compagnie FRS, qui exploite déjà plusieurs lignes (entre l’Espagne et le Maroc notamment) pourrait être intéressée par la reprise de ce navire (le moins vétuste) et du segment anciennement privé de la Comanav-ferries Comarit, issue d’une fusion avec l’ancienne compagnie nationale. "Une expertise du Biladi sera faite et, si la proposition de FRS est assez solide, ça pourrait se concrétiser. Mais dans ce cas, pour récupérer le bateau, FRS sera obligé d’honorer les arriérés de salaire", explique le syndicaliste. Ce qui serait inespéré pour les marins du Biladi.

Le problème reste entier pour deux navires

Peu d’espoir, en revanche, de voir le Bni Nsar et le Marrakech suivre la même voie. La partie Comanav-ferries de la compagnie n’a pas, pour sa part, obtenu une mise en redressement judiciaire. Seule une saisie exécutoire, et la vente des deux navires, pourrait semble-t-il satisfaire les marins (créanciers prioritaires) et le port de Sète qui, malgré l’arrivée de l’italien GNV, paye les pots cassés.

L'article sur le site de Midi libre 

Illustration :  Image+32‑.png


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INFOS REPRESSION AU MAROC

Montpellier. Solidarité avec les militants marocains réprimés, emprisonnés

 

Le Comité de Soutien au Mouvement du 20 février de Montpellier organisait une réunion public, le Vendredi 4 Janvier 2013 à 19h au Full Gnawa Café situé 5 rue des écoles laïques 34000
Montpellier

Extraits du compte rendu de réunion 


Un verre de thé a été offert gratuitement à la quinzaine de personnes présentes par notre camarade Lhoussain gérant du café et militant du CSMM20Fev entre autres.



Après une présentation très sommaire par un camarade du CSMM20fev de la situation politique au Maroc et la question des prisonniers politiques dans ce pays, les discussions se sont déroulées sur les réactions de la population immigrée (maghrébine) en France vis-à-vis des révolutions/soulèvements dans le monde arabe, les relations entre l’Etat Français et l’Etat Marocain, la place des entreprise françaises dans l’économie marocaine, l’image que le régime marocain a en France chez la droite et la gauche française, la répression comme moyen de gouverner au Maroc, en France ou ailleurs dans le monde.



Après ces discussions et la recherche des  moyens à mettre en place pour se solidariser avec les prisonniers politiques et les prisonniers victimes de la répression des luttes populaires (grèves, manifestations contre la cherté de la vie, sitting … etc.), voici les décisions prises en priorité :

(Les camarades du CSMM20fev, se tiennent à disposition pour informer les camarades des autres organisations sur des points précis et l’évolution de la situation au Maroc.)

1-      Tenir une table d’information à la Comédie le samedi 2 février à 14h, les camarades de l’ATMF feront le nécessaire auprès de la préfecture.

2- Tenir une table le lendemain au marché aux puces de la Paillade le dimanche 3 février.

3- Le CSMM20fev s’engage à envoyer un bulletin d’information par mailing sur la situation politique au Maroc et en particulier celle des prisonniers politiques et les victimes de la répression.

4-   Ecrire un article sur le sujet et l’envoyer aux différents journaux de la région.
 
5- Chercher des parrains/marraine des prisonniers politiques

Des camarades se sont engagés à faire

Un premier jet pour un  communiqué à faire parvenir aux organisations solidaires, après discussions, modifications et ajout proposés, l’imprimer et le diffuser lors de nos apparitions publiques.
Imprimer des photos des prisonniers politiques.
Imprimer des photos et images sur la répression des luttes populaires
Faire une banderole financée par la caisse du CSMM20fev
Préparer des listes (même provisoires) de prisonniers politiques

Si nous arrivons à informer et  à rassembler plus de militants autour de cette question, des actions seront proposées :
                Actions devant le consulat du Maroc
                Actions devant les symboles de l’Etat Français


Hassane - pour le CSMM20fev



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