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Maroc Solidarité !



Le Comité de Soutien au Mouvement Marocain du 20 février - Montpellier tiendra une table d'information à la place de la Comédie le samedi 2 février 2013 et une autre au marché aux puces de la Paillade le 3 février 2013.
Passez nous dire un petit bonjour et discuter avec nous.


Solidarité avec les prisonniers politiques et les victimes de la répression


Depuis l'avènement du règne du Roi Mohammed VI le régime marocain est présenté, par les médias et les gouvernants français comme un modèle de démocratie dans la région. Pourtant, le Maroc connaît depuis plusieurs années un musèlement de la presse (emprisonnement du journaliste Rachid Nini), des répressions contre les mouvements sociaux et des agressions à l'encontre des militants du Mouvement du 20 février. 

 En plus de toucher les différents territoires marocains (grandes villes comme Casablanca, Tanger et Marrakech ; les régions marginalisées comme le Rif, Chlihates, Imider et Sidi Ifni) cette violence étatique n'épargne aucun secteur de la société marocaine : ouvriers, paysans, diplômés chômeurs, étudiants. L'Etat essaye d'instaurer un climat de terreur et de criminaliser les résistances par des interventions sauvages contre les manifestations et sit-in, l'incarcération et les poursuites judiciaires contre des militants actifs et des intimidations de toutes sortes à leur encontre. Il existe au Maroc, à l'heure actuelle, plus de 150 prisonniers politiques et d'opinion. 


Le soulèvement du quartier populaire Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech illustre parfaitement les inégalités qui se creusent au Maroc entre des classes populaires qui n'arrivent plus à payer leurs factures d'eau et d'électricité et des rentiers et riches hommes d'affaires marocains, français et européens qui dépensent sans compter dans les riads, palaces et soirées somptueuses. Le soulèvement de ce quartier a été violemment réprimé et les militants du Mouvement 20 février qui ont tenté de se solidariser avec ces habitants en organisant un sit-in dans l'emblématique place Jamaâ El Fna ont également été agressés.

Par ailleurs, la complicité du gouvernement français se manifeste par les déclarations officielles des membres du gouvernement français aussi bien sous Sarkozy que sous Hollande qui érigent les soi-disant "réformes" engagés par Mohammed VI comme un modèle à suivre dans toute la région. Plus grave encore, le dimanche 20 janvier 2013, quatre démocrates marocains ont été mis en garde à vue par la gendarmerie française avant d'être relâchés alors qu'ils voulaient prendre des photos de l'extérieur du château de Mohammed VI dans la petite ville de Betz (dans la région de l'Oise). 

Les organisations signataires [dont le NPA] :

*expriment leur entière solidarité avec les luttes du peuple marocain pour la démocratie, la dignité et la justice sociale.
*exigent la libération immédiate de tous (tes) les détenus (es) politiques et d'opinion.
*appellent tous (tes) les démocrates et tous (tes) les épris de justice à apporter soutien et solidarité au peuple marocain dans sa lutte légitime.
*dénoncent le soutien inconditionnel des gouvernements français successifs au régime marocain.

ATTAC Maroc dénonce l'offensive répressive généralisée

19 janvier par Attac/Cadtm Maroc

En ce début de l’année 2013, on assiste au Maroc à une escalade de la répression contre toutes les formes de protestations sociales.Ceci se manifeste par des interventions sauvages contre les manifestations et sit-in, l’incarcération et les poursuites judiciaires contre des militants actifs, des intimidations de toutes sortes à leur encontre. L’Etat essaye d’instaurer un climat de terreur et de criminaliser les résistances. Parmi elles, celles du Mouvement du 20 février (M20F) qui réclame démocratie et justice sociale, les luttes syndicales pour la défense des acquis dans le secteur public (enseignement, santé, justice, …) et privé (mines, textile, hôtellerie, agriculture,…), les diplômés chômeurs pour leur droit au travail (leurs actions quotidiennes se poursuivent à Rabat malgré la répression féroce). Les contestations pour défendre les services publics, le droit au logement et contre la cherté de la vie dans les villes subissent le même sort. Dans les zones rurales, les populations réclament des infrastructures de base qui manquent terriblement dans les régions enclavées. Les femmes victimes des effets désastreux du système du micro-crédit et les migrants subsahariens subissant la répression des autorités et le racisme sont également mobilisés et subissent également répression, incarcérations et procès iniques.

Protestations. Week-en matraque
 
Encerclement de maisons, patrouilles musclées, rafles et arrestations... Tel est l'accueil réservé à plusieurs mouvements sociaux ayant protesté ce week-end. Le point.

Ce dimanche après-midi, le M20 de Casablanca s'est donné un rendez-vous protestataire dans le quartier de Sbata. Avant 16h, pendant que les activistes se rassemblent et s'organisent pour le début de la manifestation, ils sont surpris par un impressionnant arsenal policier, venu les accueillir. Les deux endroits d'ou la manifestation allait probablement se déclencher sont tout de suite encerclés par la police, qui découvre par la suite que les organisateurs sont réunis dans la maison d'un activiste habitant dans le quartier. Immédiatement, la porte de la maison fut « sécurisée », plus personne n'a le droit d'entrer, ni de sortir.A l'intérieur, 

Abderrahman Benameur le leader du Parti de l'avant-garde démocratique socialiste (PADS) a eu beaucoup de mal à accéder au quartier. « Un commissaire  de la police m'a demandé de m'éloigner du périmètre et face à ma résistance il m'a menacé de me déplacer par ses propres moyens » a-t-il expliqué à Lakome, dans une appel téléphonique. Mounaim Ouhetti, militant du PADS également raconte que les militants ont fini par se rassembler dans un sit-in, ayant mobilisé quelque 800 personnes, et qui a duré une demi-heure avant d'être violemment dispersé par les forces de l'ordre. Une membre du Comité central de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Samira Kinani, affirme « n'avoir jamais vu autant de forces de répression venus interdire une aussi insignifiante protestation en termes de nombre »

Cette journée du 13 janvier a également connu le retour de ceux que les activistes qualifiaient de « Baltagias », des casseurs protégés par les autorités. Ces derniers ont poignardé l'activiste du M20 Casablanca, Hamza Itaoui, transporté à l'hôpital (dans la photo à sa sortie de l'hôpital). Par ailleurs, les rafles se sont poursuivies et trois militants ont été arrêtés par les forces de l'ordre. L'avocat Mohamed Messaoudi témoigne également de la présence policière et du caractère musclé des interventions « Pour disperser le sit-in, les motards de la police ont foncé droit dans le sit-in et visaient les militants ».

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Droit à la vie, à l’intégrité physique

De plus en plus de violence, répression et tabassage parfois jusqu’à la mort. Principale cible : le M20F(Mouvement du 20 février, début du printemps marocain)   Partout la  torture : viols à la bouteille, ongles et cils arrachés, suspension pendant plusieurs jours par les mains, etc. Pourtant interdite d’après la Constitution. Le recours à la torture est maintenant dénoncé dans tous les rapports : ONU, Union Européenne, Centre Kennedy, Amnesty, Acat, HRW, etc.

Détention politique

Arrestations pour n’importe quel motif, souvent les plus farfelus. Principales victimes : les jeunes du M20F. Souvent longues peines : 12 ans pour une manif non autorisée, 1 an pour avoir mimé le roi, 2 ans à un rappeur, un poète, 2 mois pour des ados qui ont dénoncé l’augmentation exorbitante de l’eau et de l’électricité. Aveux arrachés sous la torture, feuille blanche signée sous la torture. Au moins 70 jeunes du M20F en prison pour avoir réclamé la démocratie, le travail, la dignité, la liberté. En 2012 j’ai noté sur un tableau que je tiens à jour: 146 arrestations dont 24 libérés. Mais bien sûr, c’est incomplet et je ne lis pas les infos en arabe.  

Situation dans les prisons

Inhumaine, entassés, parfois couchés à tour de rôle. Saleté, maladies, torture, mélangés avec droits communs qui sont incités à torturer, etc. Mauvaise nourriture. Pour protester contre les conditions de vie ignobles dans les prisons un vaste mouvement de grèves de la faim, souvent illimitées depuis début 2012. Ezzedine Errouissi a tenu jusqu'à la fin de sa peine, 135 jours, menotté et perfusé par force pour être maintenu en vie.

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Blessé par la police, un étudiant décède à Fès


 Mohamed Fizazi, étudiant syndicaliste à Fès, vient de succomber à ses blessures, une semaine après une intervention musclée des forces de l'ordre dans le campus universitaire de Fès.
Ce samedi après-midi, Mohamed Fizazi, étudiant âgé de 22 ans, a perdu la vie, suite à des blessures graves au niveau de la tête.

Une semaine auparavant, après une intervention des forces de l'ordre contre un rassemblement des étudiants à l'université de Fès, Mohamed Fizazi, blessé, a été transporté au CHU de la ville où il vient de perdre la vie.

Selon les sources de Lakome.com, la tension monte au campus universitaire, où les étudiants sont rassemblés à l'appel de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM).


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Maroc : « le mouvement du 20 février n’a cessé d’innover avec de nouvelles formes d’actions et d’organisation » 
Communiqué du NPA. Maroc, la matraque et le budget royal
 
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