Solidarité
avec les prisonniers politiques et les victimes de la répression
Depuis
l'avènement du règne du Roi Mohammed VI le régime marocain est
présenté, par les médias et les gouvernants français comme un
modèle de démocratie dans la région. Pourtant, le Maroc connaît
depuis plusieurs années un musèlement de la presse
(emprisonnement du journaliste Rachid Nini), des répressions
contre les mouvements sociaux et des agressions à l'encontre des
militants du Mouvement du 20 février.
En plus de toucher les différents territoires marocains (grandes villes comme Casablanca, Tanger et Marrakech ; les régions marginalisées comme le Rif, Chlihates, Imider et Sidi Ifni) cette violence étatique n'épargne aucun secteur de la société marocaine : ouvriers, paysans, diplômés chômeurs, étudiants. L'Etat essaye d'instaurer un climat de terreur et de criminaliser les résistances par des interventions sauvages contre les manifestations et sit-in, l'incarcération et les poursuites judiciaires contre des militants actifs et des intimidations de toutes sortes à leur encontre. Il existe au Maroc, à l'heure actuelle, plus de 150 prisonniers politiques et d'opinion.
En plus de toucher les différents territoires marocains (grandes villes comme Casablanca, Tanger et Marrakech ; les régions marginalisées comme le Rif, Chlihates, Imider et Sidi Ifni) cette violence étatique n'épargne aucun secteur de la société marocaine : ouvriers, paysans, diplômés chômeurs, étudiants. L'Etat essaye d'instaurer un climat de terreur et de criminaliser les résistances par des interventions sauvages contre les manifestations et sit-in, l'incarcération et les poursuites judiciaires contre des militants actifs et des intimidations de toutes sortes à leur encontre. Il existe au Maroc, à l'heure actuelle, plus de 150 prisonniers politiques et d'opinion.
Le soulèvement du quartier populaire Sidi Youssef Ben Ali de Marrakech illustre parfaitement les inégalités qui se creusent au Maroc entre des classes populaires qui n'arrivent plus à payer leurs factures d'eau et d'électricité et des rentiers et riches hommes d'affaires marocains, français et européens qui dépensent sans compter dans les riads, palaces et soirées somptueuses. Le soulèvement de ce quartier a été violemment réprimé et les militants du Mouvement 20 février qui ont tenté de se solidariser avec ces habitants en organisant un sit-in dans l'emblématique place Jamaâ El Fna ont également été agressés.
Par ailleurs,
la complicité du gouvernement français se manifeste par les
déclarations officielles des membres du gouvernement français
aussi bien sous Sarkozy que sous Hollande qui érigent les
soi-disant "réformes" engagés par Mohammed VI comme un modèle à
suivre dans toute la région. Plus grave encore, le dimanche 20
janvier 2013, quatre démocrates marocains ont été mis en garde à
vue par la gendarmerie française avant d'être relâchés alors
qu'ils voulaient prendre des photos de l'extérieur du château de
Mohammed VI dans la petite ville de Betz (dans la région de
l'Oise).
Les organisations
signataires [dont le NPA] :
*expriment leur
entière solidarité avec les luttes du peuple marocain pour la
démocratie, la dignité et la justice sociale.
*exigent la libération
immédiate de tous (tes) les détenus (es) politiques et
d'opinion.
*appellent tous (tes)
les démocrates et tous (tes) les épris de justice à apporter
soutien et solidarité au peuple marocain dans sa lutte légitime.
*dénoncent le soutien
inconditionnel des gouvernements français successifs au régime
marocain.
ATTAC Maroc dénonce l'offensive répressive généralisée
19 janvier par Attac/Cadtm Maroc
Protestations. Week-en matraque
Ce dimanche après-midi, le M20 de Casablanca
s'est donné un rendez-vous protestataire dans le quartier de Sbata.
Avant 16h, pendant que les activistes se rassemblent et s'organisent
pour le début de la manifestation, ils sont surpris par un
impressionnant arsenal policier, venu les accueillir. Les deux endroits
d'ou la manifestation allait probablement se déclencher sont tout de
suite encerclés par la police, qui découvre par la suite que les
organisateurs sont réunis dans la maison d'un activiste habitant dans le
quartier. Immédiatement, la porte de la maison fut « sécurisée », plus
personne n'a le droit d'entrer, ni de sortir.A l'intérieur,
Abderrahman Benameur le leader du Parti de l'avant-garde démocratique socialiste (PADS) a eu beaucoup de mal à accéder au quartier. « Un commissaire de la police m'a demandé de m'éloigner du périmètre et face à ma résistance il m'a menacé de me déplacer par ses propres moyens » a-t-il expliqué à Lakome, dans une appel téléphonique. Mounaim Ouhetti, militant du PADS également raconte que les militants ont fini par se rassembler dans un sit-in, ayant mobilisé quelque 800 personnes, et qui a duré une demi-heure avant d'être violemment dispersé par les forces de l'ordre. Une membre du Comité central de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Samira Kinani, affirme « n'avoir jamais vu autant de forces de répression venus interdire une aussi insignifiante protestation en termes de nombre ».
Cette journée du 13 janvier a également connu le retour de ceux que les activistes qualifiaient de « Baltagias », des casseurs protégés par les autorités. Ces derniers ont poignardé l'activiste du M20 Casablanca, Hamza Itaoui, transporté à l'hôpital (dans la photo à sa sortie de l'hôpital). Par ailleurs, les rafles se sont poursuivies et trois militants ont été arrêtés par les forces de l'ordre. L'avocat Mohamed Messaoudi témoigne également de la présence policière et du caractère musclé des interventions « Pour disperser le sit-in, les motards de la police ont foncé droit dans le sit-in et visaient les militants ».
Abderrahman Benameur le leader du Parti de l'avant-garde démocratique socialiste (PADS) a eu beaucoup de mal à accéder au quartier. « Un commissaire de la police m'a demandé de m'éloigner du périmètre et face à ma résistance il m'a menacé de me déplacer par ses propres moyens » a-t-il expliqué à Lakome, dans une appel téléphonique. Mounaim Ouhetti, militant du PADS également raconte que les militants ont fini par se rassembler dans un sit-in, ayant mobilisé quelque 800 personnes, et qui a duré une demi-heure avant d'être violemment dispersé par les forces de l'ordre. Une membre du Comité central de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), Samira Kinani, affirme « n'avoir jamais vu autant de forces de répression venus interdire une aussi insignifiante protestation en termes de nombre ».
Cette journée du 13 janvier a également connu le retour de ceux que les activistes qualifiaient de « Baltagias », des casseurs protégés par les autorités. Ces derniers ont poignardé l'activiste du M20 Casablanca, Hamza Itaoui, transporté à l'hôpital (dans la photo à sa sortie de l'hôpital). Par ailleurs, les rafles se sont poursuivies et trois militants ont été arrêtés par les forces de l'ordre. L'avocat Mohamed Messaoudi témoigne également de la présence policière et du caractère musclé des interventions « Pour disperser le sit-in, les motards de la police ont foncé droit dans le sit-in et visaient les militants ».
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Petit bilan des (non)droits humains au Maroc en 2012 à l’usage des amis qui ne connaissent pas le pays
PAR RÉDACTION SOLIDMAR, 9/1/2013
PAR RÉDACTION SOLIDMAR, 9/1/2013
Droit à la vie, à l’intégrité physique
De plus en plus de violence,
répression et tabassage parfois jusqu’à la mort. Principale cible : le
M20F(Mouvement du 20 février, début du printemps marocain) Partout la torture :
viols à la bouteille, ongles et cils arrachés, suspension pendant
plusieurs jours par les mains, etc. Pourtant interdite d’après la
Constitution. Le recours à la torture est maintenant dénoncé dans tous
les rapports : ONU, Union Européenne, Centre Kennedy, Amnesty, Acat,
HRW, etc.
Détention politique
Arrestations pour n’importe quel
motif, souvent les plus farfelus. Principales victimes : les jeunes du
M20F. Souvent longues peines : 12 ans pour une manif non autorisée, 1 an
pour avoir mimé le roi, 2 ans à un rappeur, un poète, 2 mois pour des
ados qui ont dénoncé l’augmentation exorbitante de l’eau et de
l’électricité. Aveux arrachés sous la torture, feuille blanche signée
sous la torture. Au moins 70 jeunes du M20F en prison pour avoir réclamé
la démocratie, le travail, la dignité, la liberté. En 2012 j’ai noté
sur un tableau que je tiens à jour: 146 arrestations dont 24 libérés.
Mais bien sûr, c’est incomplet et je ne lis pas les infos en arabe.
Situation dans les prisons
Inhumaine, entassés, parfois
couchés à tour de rôle. Saleté, maladies, torture, mélangés avec droits
communs qui sont incités à torturer, etc. Mauvaise nourriture. Pour
protester contre les conditions de vie ignobles dans les prisons un
vaste mouvement de grèves de la faim, souvent illimitées depuis début
2012. Ezzedine Errouissi a tenu jusqu'à la fin de sa peine, 135 jours,
menotté et perfusé par force pour être maintenu en vie.
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Blessé par la police, un étudiant décède à Fès
Mohamed Fizazi, étudiant syndicaliste à Fès,
vient de succomber à ses blessures, une semaine après une intervention
musclée des forces de l'ordre dans le campus universitaire de Fès.
Ce samedi après-midi, Mohamed Fizazi, étudiant âgé de 22 ans, a
perdu la vie, suite à des blessures graves au niveau de la tête.
Une semaine auparavant, après une intervention des forces de
l'ordre contre un rassemblement des étudiants à l'université de Fès,
Mohamed Fizazi, blessé, a été transporté au CHU de la ville où il vient
de perdre la vie.
Selon les sources de Lakome.com, la tension monte au campus
universitaire, où les étudiants sont rassemblés à l'appel de l'Union
nationale des étudiants du Maroc (UNEM).
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