Carcassonne. La ville à fond avec les salariés de Pilpa
La Dépêche le 07/06/2013
[11 juin : Carcassonne : la préfecture de l'Aude s'engage auprès des "Pilpa"]
[11 juin : Carcassonne : la préfecture de l'Aude s'engage auprès des "Pilpa"]
Le maire menace les ministres Montebourg et Hamon d’interdiction de
séjour à Carcassonne s’ils n’aident pas les salariés de Pilpa à créer la
Scop qui sauvera leurs emplois.
Ce vote majorité-opposition réunie s’est conclu par une «standing ovation» pour les salariés de Pilpa qui mènent «un combat digne et exemplaire». Dans son propos préliminaire avant la prise de parole de deux délégués de l’entreprise, Jean-Claude Perez a déclaré : «Il y a deux ans, lorsque R & R avait acheté Pilpa, les délégués syndicaux nous avaient alertés. Ce rachat n’obéit pas à une logique économique, nous avaient-ils prévenus. Malheureusement ils avaient vu juste».
À la suite d’Amandine Carrazoni, «ce pillage industriel est la conséquence d’un vide juridique, qui nous oblige à penser autrement le marché de l’emploi», le député-maire a consenti qu’il y ait urgence à changer très vite la législation. Une seule voix discordante s’est fait entendre, dans les rangs de la majorité, celle de Guibril N’Diaye. L’intervention de cet élu pointant du doigt les conséquences du futur centre commercial Rocadest sur la zone Cité II, n’a pas été appréciée par le maire. Entre le fleuron Pilpa et l’abandon de Cité II, par le groupe Casino, il n’y a pas photo pour Jean-Claude Perez. «Si Casino veut investir à Carcassonne, je suis preneur», a rétorqué le premier magistrat.
La mise en vente de Pilpa et la liquidation des emplois qui en découle ont subi un tir de barrage qui vaut aux salariés de la société le soutien général. Le maire a clos le débat par un coup de gueule en direction des ministres du gouvernement : «Soit Montebourg, Hamon et Garot nous aident et nous les ferons citoyens d’honneur de notre ville, soit ils ne nous aident pas et ils seront interdits de séjour à Carcassonne !».
PLU : corrections
Les élus ont approuvé deux modifications du plan local d’urbanisme (PLU). La première modification, sur le secteur de Grazailles, concerne une zone de 6 hectares qui accueillera le centre de formation de la CCI et le foyer des jeunes travailleurs. La deuxième, sur le secteur de Moreau, vise la requalification de l’entrée de ville où sera construit le complexe Rocadest.
Christian Aniort
L'article sur le site de La Dépêche
Pilpa : le maire signe le droit de préemption
L'Indépendant le 07 juin
Extrait : Une quarantaine de salariés du fabricant de glaces avait fait le
déplacement. Leurs porte-parole ont en début de séance pris le micro
pour insister sur l'importance d'une telle décision. Elle leur permet de
conforter le projet de création d'une Scop. "Pour qu'il soit viable, il
faut une mainmise sur les murs et la production", a justifié le maire.
"Il manque encore des lois pour lutter contre ce pillage économique. Ce
n'est pas normal qu'on puisse racheter une entreprise pour, ensuite, la
liquider", a remarqué Amandine Carrazoni. "Je souhaite que la
législation soit modifiée mais, malheureusement, si cette loi est
adoptée, elle ne sera pas rétroactive", a répondu le député-maire,
laissant entendre que les futurs textes ne pourront s'appliquer au cas
de Pilpa.
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